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Ce mois-ci nous fêtons les anniversaires des personnages de : Nils Hróaldrsson, Dunkan MacCrow & Jimin Park !

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Débriefing [Leiv]

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Lun 22 Avr 2019 - 15:06



Cela faisait que deux fois que j’entrais dans le bureau de Leiv, et j’avais toujours l’impression que je me trouvais dans une crypte. Je jetais un coup d’œil vers le Wall of Shame et manqua de lever les yeux au ciel en voyant mon nom. Pas ma faute si son café avait un bon goût… et pourquoi les autres lui avaient donné le surnom de Darth Leiv, au juste ? Il était fin, tout pâle et je l’entendais rarement parler. Qu’est-ce qui les faisait peur ? Ah, peut-être parce qu’il n’avait pas d’âme.

J’avais très envie de le choper par le col et de lui gueuler dessus, mais la menace de Vargas me retint sur place. Disons qu’un de ses coups de poings pouvaient suffire à m’endormir une bonne semaine.

– Donc… commençais-je, agacé. Tu veux bien me dire pourquoi tu n’as pas pensé à me prévenir qu’un type allait surgir ?

Je plissais les yeux, le regardant de haut en bas. Je croisais ensuite les bras, serrant la mâchoire.

– Les gens m’ont dit que J t’appréciait beaucoup, tu dois forcément savoir si elle a une idée derrière la tête. Déjà que son contrat me semblait louche…

Je posais mon postérieur sur une des tables où reposait son chat. Ce dernier feula avant de s’en aller. Qu’est-ce qu’un félin foutait ici ? J autorisait les animaux maintenant ? Elle devait adorer ce gamin. Il avait quel âge, encore ? La vingtaine sûrement. Je ne pouvais pas m’empêcher de le jauger, il avait l’air différent des autres agents. Toujours dans son coin à tousser, comme s’il était proche de la mort.


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Lun 22 Avr 2019 - 21:47
C'était évident depuis le début de cette mission que J avait quelque chose derrière la tête. Et évidemment, elle m'avait rien dit. Bordel, je déteste ne pas savoir. Savoir, c'est la clé de tout. Savoir, c'est pas se faire avoir. Bordel !

Pendant que les nettoyeurs passaient derrière pour faire le boulot et qu'une voiture récupérait l'agent Nivahriin, moi, je m'attelais au mien sans plus attendre. Je prends directement le récipient de la cafetière que je pose sur mon bureau, et le remplace par un des trois autres dont je dispose pour le remplir. Je vais en avoir besoin ! Je bois une première tasse et me mets aussitôt au travail, repassant les images de la mission une par une pour voir d'où sortait ce putain de soit disant garde du corps et surtout, qui il était.

Je trouve rapidement des informations très... intéressantes. Je remplis une nouvelle tasse, que je ne vide pas d'un coup cette fois, épluchant tout ce que je peux sur le type en question. Au moins j'aurais des réponses... je fais très vite le lien avec le comportement de J et tout le reste, mais je continue de creuser. Je déteste ne pas tout savoir. Et par dessus tout, je hais m'être fait avoir comme un bleu, là, tout de suite. Même si c'est pas vraiment moi qui en paie le prix pour l'instant.

Au bout d'un moment, on fait irruption dans mon antre. Assez violemment, je dois dire. J'ai un instant de recul, mais il n'a pas l'air de vouloir s'en prendre physiquement à moi, même s'il avait dit un peu plus tôt vouloir me massacrer. Les menaces me font pas vraiment peur, mais j'aime mieux qu'il garde ses distances, le dragon. Et qu'il emmerde pas Darky non plus.

- I warned you !

Ouais, bon, O.K., au dernier moment. Mais je l'ai fait. Et j'étais aussi surpris que lui.

- She didn't tell me anything, but... yeah. That was shady. But I didn't fail. I do not fail ! You do.

Tout en fixant l'agent d'un regard assuré et sans même prendre la peine de poser ma main dessus, je tourne un de mes écran vers lui, celui centré pleine page sur un gros plan du soit-disant garde du corps qu'il venait de descendre.

- Viktor Sokolov. From the Ukrainian agency. So, yeah I think J was up to something. He failed. I mean, he failed again. You've just fail once. Congratulations. You win. You keep the job.

Ou du moins, c'était ce que je supposais après mes recherches. Je crois qu'il se détend un peu.

- And as far as I'm concerned... that's good. I don't speak Ukrainian. Well, I speak Russian of course, but... anyway.

Je comptais le mettre au parfum d'autres détails pour qu'il m'aide à creuser encore un peu, quand la porte de mon bureau claque encore. Je soupire et m'apprête à râler, mais me ravise quand J fait son apparition.

- Ferme cet écran et arrête ton investigation, Leiv.

Je retiens légèrement ma respiration, fixe du regard alternativement les deux personnes ayant fait irruption dans mon bureau et m'exécute. Enfin... J sait très bien que je n'arrêterais pas tant que je n'ai pas été au bout des choses... c'est pour ça qu'elle m'a embauché et qu'elle fait tout pour me garder, non ? Alors elle fera probablement semblant de ne rien voir, tant que je reste discret et que je ne remonte pas trop trop haut non plus.

Je suis pris d'une quinte de toux quand J repasse à l'anglais pour s'adresser à l'agent.
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Lun 22 Avr 2019 - 23:33



Je ne comprenais vraiment pas pourquoi Vargas tenait absolument à protéger « Darth Leiv » comme si c’était son poulain. Il se débrouillait à merveille avec les enfants, car il en avait deux, mais Leiv n’en était pas un. Peut-être que son côté fragile l’avait attiré… ou alors, parce qu’il voulait me faire chier. La première option me semblait plus probable. Je fronçais les sourcils lorsqu’il me dit m’avoir prévenu de la présence de l’autre garde du corps. Je m’en rappelais vaguement et, exaspéré, je lâchais un « Ah ».

– Oui, Leiv. A la dernière minute.

Je lui fis part de mes suspicions et il m’assura ne rien savoir, avant de déclarer que c’était tout de même étrange. Sa réflexion suivante me fit hausser un sourcil, en plus d’être un sale gosse, il se permettait de me dire que j’avais foiré ? Mon poing me suppliait de s’abattre sur son visage, mais encore une fois je me retins.

– Si les actes, que tu juges étranges, de J te sont passés sous le nez, c’est que t’as foiré quelque part, petit malin.

Et moi aussi, je devais l’avouer. A force de ne plus faire de contrats, j’avais perdu l’habitude de vérifier mes arrières, je voulais tellement en finir avec cette mission ! Soudain, alors que Leiv me regardait avec son air de « je suis meilleur que toi », l’écran à sa gauche pivota vers moi. Tout seul. Je ne pus retenir un air intrigué.

– Comment…

Bien évidemment, il ne fit comme si de rien n’était et enchaîna sur l’identité de mon agresseur. Il allait pas s’en tirer comme ça, c’était étrange ce qu’il avait fait. Je mis mes interrogations de côté et l’écoutais attentivement. Viktor Sokolov, antenne d’Ukraine. Ouais, J était effectivement derrière tout ça. Un soupir s’échappa de mes lèvres, j’étais soudainement exténué. Toute la fatigue qui s’était accumulée ces dernières heures se faisait dorénavant ressentir. Leiv me félicitait d’avoir pu garder ce job.

– Je suis bien content de lui avoir placé mes balles dans le front, maugréais-je.

Évidemment que c’était bien d’avoir réussi le contrat ! Avoir J au cul, c’était la pire chose. Il parlait russe « bien sûr » … comme si tout le monde savait le faire. Je levais les yeux au ciel, pour ensuite reprendre mon sérieux.

– Est-ce que tu peux enquêter sur J et-

La porte s’ouvrit soudainement derrière moi et je me relevais bien vite en voyant que c’était J elle-même qui était entrée. Je jetais un coup d’œil vers Leiv, qui semblait quelque peu agacé, et dévia mon attention vers ma patronne. Elle avait toujours été intimidante et il était difficile de lui tenir tête, c’est silencieusement que je l’écoutais parler – en anglais. Le petit norvégien s’était mis à tousser. J avait vraiment l’air inquiète pour son précieux, c’était… bizarre.

– Est-ce que tu vas mieux, Aiden ? demanda-t-elle.

C’était plus une question de courtoisie, je le savais bien.

– Oui, madame.
– Très bien, c’est ce qui m’importe.

J analysa un court instant la pièce où on se trouvait, et son regard s’attarda par-dessus mon épaule. Probablement le Wall of Shame où mon nom était déjà marqué… puis, ses yeux sombres revinrent sur moi.

– J’aimerais discuter avec toi, mais pas ici. Leiv, tu viens aussi avec nous.
– Leiv ? commençais-je. Pourquoi vous-
– Pas de questions.

Très bien, très bien. Lorsqu’elle se retourna, ce qui signifiait qu’on devait la suivre, je relevais une nouvelle fois mes yeux, agacé de la situation.

***

La salle d’interrogatoire. Génial, on y voyait encore une trace de sang mal nettoyée sur le mur. J’étais affalé en face de J, avec Leiv à ses côtés.

– Si je suis ici, tu rends bien compte que ce n’est pas pour simplement te féliciter, débuta J en déposant mon dossier sur la table. Tu as fait un bon travail, c’est vrai, mais cela veut aussi dire que tu es de retour dans nos rangs.
– Où est-ce que vous voulez en venir, J ? demandais-je finalement, ma patience et ma fatigue me faisaient impatienter.
– Là où je veux en venir, Agent Nivahriin, c’est que je n’accorderai pas une troisième chance.

Elle ouvrit le dossier où était compilé toutes mes infos. Ma mâchoire se serrait lorsque J retira une photo de Rosa pour la faire glisser vers moi. Je l’attrapais, c’était probablement une photographie prise par Mateo.

– De plus, j’aimerais connaître son identité.

Elle se tourna, cette fois-ci vers Leiv, les traits un peu plus adoucis.

– Est-ce que tu as continué tes recherches sur elle ?


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Mar 23 Avr 2019 - 1:16
Le plus important, dans une enquête, c'est l'organisation. Le plus important, dans l'organisation, c'est les informations. Le plus important, dans les informations, c'est dans faire le tri. Et le plus important, dans le tri des informations... c'est d'en avoir autant de chaque côté. Je devais superviser le côté technique de la mission de l'agent Nivahriin. Par où je commence ? L'agent Nivahriin. Et j'en avais découvert un paquet, des choses, à son sujet. Faut dire qu'en plusieurs siècles d'existence, y'a moyen de laisser des traces. J'avais fait les mêmes investigations du côté de sa cible, mais il avait moins vécu alors... je me suis intéressé à ses proches, ceux qui l'accompagnaient, ses gardes du corps... j'avais aussi cherché ce que J cachait. Sur ce dossier, un truc aussi simple, j'avais passé des heures à tout éplucher. Rien de bizarre, à part la banalité du contrat. Sokolov n'est apparu qu'au dernier moment, autant sur le sol norvégien que dans l'appartement de la cible. Elle avait eu un temps d'avance sur moi, et ça, je pouvais pas le supporter. Je ne lui en voulais pas vraiment, pas à elle directement en tout cas. Mais elle me connaissait suffisamment pour avoir su comment s'y prendre, et ça... elle ne m'aura pas deux fois !

Enquêter sur l'agent Nivahriin, je l'aurais fait de toute façon, mais là, ça m'avait été aussi demandé, du moins sur sa période de désertion. J'avais réussi à le suivre assez facilement, j'avais aussi hacké pas mal de registres d'enquêtes et compagnie pour éviter que la police italienne ne remonte jusqu'à lui, et indirectement jusqu'à nous. Là où ça s'est compliqué... c'était cette femme qui l'accompagnait. Rosaria. Sa famille avait été massacrée. Seule survivante ? Suspect. Surtout que cette nana, c'était littéralement un fantôme. Ça me résistait, et j'aime pas quand ça me résiste. Tout ce que je pouvais en dire, c'est qu'elle fréquentait Nivahriin depuis plusieurs années, mais je savais même pas la nature de leur relation. De l'extérieur pour le commun des mortels, tout voulait nous porter à croire que c'était un gentil petit couple, mais... on la fait pas à Leiv. J'ai quand-même transmis cette information.

Une fois dans la salle d'interrogatoire avec l'agent gentil petit dinosaure en face de big boss Smaug-J, je décide qu'il est temps d'y aller au culot. J'ai bien récolté quelques informations supplémentaires, mais... je vais les garder pour moi pour l'instant. Un sourire satisfait sur le visage, je montre l'écran de ma tablette à J. En face de nous, petit dragon ne peut rien voir. Enfin, c'est pas comme s'il y avait quelque chose à voir non plus. En norvégien dans le texte, au cas où ça tomberait sous de mauvais yeux : "Fais comme si c'était énorme et vois ce qu'il déballe".

- Oh. Bien. Intéressant. Très utile. Merci, Leiv. Bon travail, comme d'habitude.

Avec le petit sourire habituel, très léger et du coin des lèvres, qu'elle ne réserve discrètement qu'en de rares occasions. Taux de crédibilité ? Je dirais élevé. Surtout que je relève mes yeux sur l'agent pour le regarder de la même manière que tout à l'heure, pour lui rappeler un détail qu'il n'a pas intérêt d'oublier s'il reste dans l'antenne norvégienne : I do not fail.

Et maintenant... ce n'était plus vraiment de mon ressors. Je ne récolte pas les informations auprès des gens, ça, c'est jamais fiable. Je m'efface donc, sirote mon café tranquillement en écoutant le moindre mot avec attention, et vérifiant en direct tout ce qui sort de la bouche de Niva... mais aussi de J. Rien ne m'échappe, ou rien ne m'échappera, je pourrais toujours repasser l'interrogatoire plus tard avec un casque sur les oreilles, pour réétudier le moindre soupir, regard, choix des termes... Et puis je pourrais même effacer ces insupportables quintes de toux pour me concentrer sur les paroles. Bordel, si je toussais pas toutes les trois minutes, on pourrait au moins m'oublier dans ces moments-là ! Enfin, presque... je ne peux pas m'empêcher de secouer la tête en tiquant de la langue quand une info balancée s'avère inexacte, ricaner quand une vérité est déformée... ce genre de chose. Des petites réflexions aussi, de temps en temps. C'est d'ailleurs une façon de faire généralement plus efficace que les menaces, ou le tabassage, dont je suis pas fan. Pas pour une question de morale, non. Plutôt d'hygiène. Enfin, faut voir comment je crache déjà mes poumons dans cette pièce renfermée qui pue la mort...
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Mer 24 Avr 2019 - 19:06



Cet interrogatoire puait. Ouais, complètement. J’allais devoir faire attention aux mots que j’utilisais. En face de moi, Leiv fit pencher sa tablette vers J qui lança un coup d’œil. Ses yeux s’illuminèrent un court instant, et avec un sourire qui ne me plaisait pas, elle se mit à parler. Qu’est-ce qu’il avait bien pu montrer ? J’espérais que ce soit une faible quantité d’informations, mais vu l’air satisfait de ce putain de Leiv, ça ne devait pas être le cas. Qu’il fasse le fier, j’allais le corriger un jour.

Sans un mot, J reprit la photographie pour observer le visage de Rosa avec un certain intérêt. Si elle espérait que j’ouvre la bouche en premier, c’était peine perdue. Ce fut de longues secondes plus tard que la big boss se décida à parler.

– C’est un joli prénom, Rosaria. Si j’avais eu une fille, je l’aurais appelée comme ça.

Silence de ma part.

– Je pense que je lui rendrai une visite, son histoire m’intéresse. J’ai envie de voir ce qui la rend si spéciale à tes yeux, après tout tu as tout risqué pour elle, compromettant même une scène de crime.

Si, effectivement, la torture ne fonctionnait pas sur moi, la provocation verbale était une autre histoire. Je m’enflammais trop rapidement, c’était un fait. A la remarque de J, je serrais une nouvelle fois mon poing, ma mâchoire se contractant au passage. J’ignorais délibérément la petite réflexion de la part de Leiv et me promis mentalement de lui en foutre une un jour.

Leiv lui avait donc mis au courant du massacre. Génial, maintenant elle était au courant.

– Est-ce que vous êtes vraiment en train de me menacer ? dis-je d’une voix basse. J’ai fait votre putain de contrat, vous voulez quoi de plus, J ?

Elle était douée pour appuyer là où ça faisait mal. Heureusement que cette maudite patronne était habituée à m’entendre jurer, car elle ne fit comme si de rien n’était.

– Oh, mais tu viens à peine de comprendre que je te menaçais ? Je te pensais plus vif.
– Arrêtez de tourner autour du pot, je soupirais, exaspéré. Et arrête de commenter cet interrogatoire, Leiv, c’est pas une putain de série !
– Ce que je veux, c’est être sûre que tu ne disparaîtras pas à nouveau. Et maintenant, grâce à Leiv – et je te prierais d’arrêter de crier sur lui, j’en sais assez sur ta chérie. Cette fois-ci, je vais te menacer plus clairement, car apparemment la retraite ne t’a pas fait du bien au cerveau : si tu désertes une nouvelle fois l’Agence, je vais te traquer, toi et ta Rosaria, et faire en sorte que Leiv vous mette au fond du gouffre.

Bordel, si J se mettait à faire des discours c’est que j’étais vraiment cerné dans un coin. Je me mis à déglutir, c’est donc pour ça que l’on appelait ce norvégien Darth Leiv ?

– C’est compris ? fis J, plus déterminée.
– Très bien. Mais à une seule condition ! Je veux que la Section 45 s’occupe de Rosa pour que rien lui arrive.

Avant de me répondre directement, J se retourna vers Leiv.

– Mateo s’en chargera.


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Mer 24 Avr 2019 - 23:02
Ce n'est pas de ma faute, si je n'aime pas les interrogatoires. Déjà, faut se coltiner les déblatérations souvent stériles des mecs en face (ou des nanas aussi, d'ailleurs), mais en plus, ça se fait dans une pièce sombre qui pue la moiteur et le sang. Enfin, au moins, je suis pas loup, ni... wyvern. J'ai pas l'odorat en effervescence, parce que je suis certain que le stress aussi a une odeur, et qu'elle est pas des plus plaisante. Enfin, s'il le sent... peut-être celui de J ? Je crois pas qu'elle soit stressée. Et je pense pas non plus que ce petit lézard fasse attention à son propre parfum. En tout cas, niveau stress, il est à fond. C'est tellement facile de le titiller que c'est même pas drôle. En moins de trois phrases, j'avais déjà rongé ses nerfs. Un nouveau sourire satisfait illumine mon visage, mais je ne me fatigue même pas à relever les yeux sur lui.

- Rediffusion sur la chaîne Section 45+1 dans une heure.

Ouais, je vais te l'éplucher ton interrogatoire mon croco, parce que même si J va se satisfaire de tout ça et qu'elle veut juste te mettre bien en garde, moi, je ne m'arrête pas sous prétexte que ça me résiste. Bien au contraire... j'irais au bout des choses.

J'aime pas les interrogatoires, mais d'habitude, c'est un peu plus... palpitant que ça. Par contre, Nivahriin qui demande purement, clairement, simplement et sans détour qu'on l'aide à protéger sa... protégée, ça je m'y attendais pas. Pour la première fois, je relève la tête. J se tourne vers moi, comme si elle attendait mon approbation. J'y vois pas d'inconvénient, la minette a clairement besoin d'assistance, même si j'ai parlé à J de mafia au lieu de congrégation sorcière. Entouré d'un dragon et d'un loup, la princesse aura tout pour vivre un compte de fée. Alors que J donne son accord en assignant Gonzales à la mission, je pianote comme un Liszt sur ma tablette.

- C'est officialisé. Nom de code... Hermione.

Calmement, doucement mais précisément et avec détermination, je relève mes yeux pour qu'ils atterrissent dans ceux de l'agent interrogé au moment même où je prononce le prénom d'une certaine célèbre petite... sorcière.
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Jeu 25 Avr 2019 - 21:00



Je soufflais un bon coup pour essayer de me débarrasser du stress que je ressentais, disons que c’était peine perdue. C’était difficile de rester serein face à la personne qui pouvait changer ma vie en un clin d’œil. J’étais narcissique, mais je fermais bien ma gueule devant J. L’autre continuait de sourire… un jour, j’allais me venger. Évidemment qu’il comptait rediffuser cet interrogatoire, je voyais bien qu’il attendait que ça.

– Pas étonnant, maugréais-je.

Entre quintes de toux et odeur de sang mélangé à la mort, la pièce me semblait de plus en plus étouffante. J’avais l’impression d’être un lion en cage, ou plutôt une wyverne enchaînée à une corde métallique. J’observais Leiv tapoter sur sa tablette, pour ensuite officialiser la nouvelle activité de Mateo, celle de devenir le baby-sitter de… Hermione ? Je fronçais les sourcils face à ce nom de code.

Ding ! Je venais de comprendre. Hermione = sorcière. Putain, comment il savait ?! Peut-être qu’il en était un aussi, j’avais vu l’écran bouger par magie et j’avais cru rêver… et… Ce que je pouvais être lent, parfois ! Mais ça se trouve, c’était juste une coïncidence, pas vrai ? Non. Impossible. Il savait vraiment. Son air de « je-sais-tout », c’était réel. Ce n’était pas du bluff !

– Pas mal, ce nom de code, commentais-je avec un sourire forcé.

J en profita pour conclure l’interrogation. Une fois de retour dans le « bureau » de Leiv, la big boss nous souhaita une bonne nuit, accompagnée de son sourire en coin. Ouais, va te faire foutre. Je vérifiais que la porte s’était bien claquée et me retournais vers le petit norvégien, avant de croiser les bras.

– J’ai une question, Leiv.

Je me tus. Si je me trompais, il allait me prendre pour un fou. Je pris mon courage à deux mains.

– Tu es un sorcier ? réussis-je à demander tout en me posant sur le comptoir près de Daisie. Parce que c’était très bien trouvé comme nom de code. Trop bien trouvé, tu vois le genre ?

Maintenant que la dragonne aussi appelée J était partie, je me sentais revivre. Un peu moins fatigué et plus décontracté, j’avais repris mon air de gros dur.

– J’ai quoi comme nom de code ? Et Mateo, hm ? Je suis curieux d’en savoir plus.

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Ven 26 Avr 2019 - 1:02
Avec J dans les parages, je ne pouvais pas être plus explicite que ça, mais ça avait marché. De toute façon, proférer des menaces perceptibles uniquement par ceux à qui elles sont destinées, c'est un peu devenu ma marque de fabrique. Enfin, c'était pas vraiment des menaces, là, en l'occurrence. Je le mettais en garde. Je n'avais pas tout dit à J, elle ne se doutait de rien. Mais moi ? Moi je sais. Une sorte de "I'm watching you" version Leiv. Les agents, habitués du terrain et ayant souvent terrassé plusieurs adversaires de leurs propres mains, se sentent souvent en avantage par rapport à nous, pauvres petits techniciens cachés derrière les écrans. Il se trompe. Et s'il ne se rend pas vite compte à quel point, il va le regretter amèrement. On m'en a donné, des surnoms de merde, mais je dois dire que Darth Leiv est plutôt représentatif du genre de menace que je peux représenter. Son sourire est crispé. Tant mieux. C'est à mon tour de faire le fier.

- Évidemment. C'est moi qui l'ait choisi.

L'interrogatoire terminé, on remontait tous au bureau, et J décampait rapidement. De mon côté, je comptais éplucher un peu l'interrogatoire et aller me coucher sur place. Je n'habite pas loin, mais j'aime mieux dormir ici, quand la journée à été longue, comme là, cette nuit.

En tout cas, on peut pas dire que la patience soit une qualité chez le dragon. À peine la porte refermée derrière J, qu'il entrait directement dans le vif du sujet. Je m'inquiète plus de l'endroit où il se trouve que de ce qu'il a à me dire, et je m'installe dans mon fauteuil avant de taper un petit peu sur ma cuisse, invitant Darkweb à me rejoindre. Ce qu'il fait aussitôt en frottant sa tête sur ma joue, avant de se rouler en boule, le nez dans le creux de mon coude. Je le caresse tout en fixant Nivahriin, aucune expression spéciale sur mon visage cette fois.

- Je ne fais jamais rien au hasard. Mais non, je ne suis pas comme ta... ta quoi, d'ailleurs ? Colocataire ? Pourquoi tu la protège ?

En revanche, je ne retiens même pas mon rire à sa question suivante. Je me moque pas vraiment... enfin, si, un peu. Mais pas trop.

- C'est le nom de code de la mission, pas de ta... "copine". Même si évidemment, le but, atteint, était de te faire réagir.

Mes doigts accompagnent par geste les guillemets que je place autour de sa "copine", pour lui montrer clairement que je sais que c'est qu'une façade. Par contre, avouant clairement que je ne sais pas exactement la nature de leur relation, j'expose aussi mes faiblesses. Mais c'est pas grave. C'est un risque calculé.

- Mais si tu tiens tant que ça à en avoir un... le louveteau c'était facile, mais j'avoue que les possibilités avec toi sont plus... subtiles. Mais si un jour t'arrive à décrypter tout ce qui se trouve là-dedans, je désigne l'ordinateur principal d'une main, et ma tempe de l'autre, y'a un petit dossier en peau de crocodile qui s'appelle "le lézard".

On en arrive à un point crucial de la conversation. Bientôt, je saurai si oui ou non, je peux lui faire confiance, au gros reptile. L'apprécier, non, je ne crois pas, pas encore en tout cas. Mais on n'est pas obligé de passer par là pour reconnaître que quelqu'un est fiable.

- Par contre, fais gaffe. Y'a de tout à l'agence... quand je dis tout... le genre braconnier aussi. J n'est encore au courant de rien, elle détourne parfois les yeux sur certaines... méthodes, mais il suffirait de plus grand chose pour qu'elle comprenne, maintenant. Et honnêtement... je veux pas savoir ce qu'elle en ferait, de ce nouveau monde qu'elle découvrirait.

Fini l'air mesquin, les petites réflexions à deux balles et le regard froid dans le sien pour lui faire comprendre que je peux tout faire basculer en un claquement de doigts. Là, je ne lui offre pas de me faire confiance ou de se trouver du bon côté, je lui confirme juste d'une façon normalement un peu plus sympa, que je sais tout, et je sais surtout à qui dévoiler quoi. Et ça, c'est le point précis qui fait de moi un bon agent de renseignement. Il peut en avoir tué des centaines... j'ai de quoi les faire s'entretuer sans bouger le petit doigt, et les regarder faire en mâchouillant du popcorn.

- Et éloigne-toi de Daisie, si tu veux pas finir comme elle.

Je pose rapidement mon regard sur le "Wall of Shame", plus précisément la photo tout en haut. Une ancienne agent, qui non seulement n'écoutait pas mes mises en garde, mais en plus a cassé Betty, ma gentille et fidèle Betty... que j'ai dû remplacer par Daisie par sa faute. Si le saurien croit qu'elle est morte, l'agent, je ne le contredirais pas. En vérité, j'ai bien failli perdre mon job à cause d'elle. Mais qui est toujours là, hein ? Elle ou moi ?
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Sam 27 Avr 2019 - 22:04



Darkweb vint s’installer sur les cuisses de Darth Leiv tandis qu’on discutait. J’avais vraiment l’impression d’être dans l’antre d’un geek… c’est ce qu’il était, non ? Après lui avoir posé une question risquée, le norvégien confirma ce que j’appréhendais. Il connaissait donc le monde des surnat, ce qui m’étonna quelque peu – mais qu’était-il s’il n’était pas un sorcier, alors ? – Il continua, me demandant pourquoi je protégeais ma « colocataire ». Comme avec Mateo, je ne comptais pas lui raconter l’histoire du lien télépathique qui nous unissait. C’était bien trop intime.

– J’ai tout raconté à Mateo, je pensais que tu serais du style à écouter aux portes.

J’ajoutais ensuite :

– C’est compliqué, vois ça comme une relation… spéciale.

S’il avait bougé l’écran sans une quelconque aide, c’est qu’il avait des pouvoirs bien spécifiques. Du moins, c’est ce que je m’imaginais. Je le reniflais discrètement, tentant de cerner son odeur, son arôme me semblait humaine, mais il y avait quelque chose d’autre et je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus. A force d’user de mes narines à travers les âges, je sais qui était humain et qui ne l’était pas. Cependant, je n’étais pas non plus un as de l’odorat et j’étais plus limité que Mateo.

On parlait ensuite de noms de codes. Hermione était celui de la mission et avait été choisi dans le but de me faire réagir.

– C’est malin, je dois l’admettre. Et effectivement, c’est pas ma copine, mais tu t’en tiendras à ça.

Fouineur qu’il semblait être, c’était certain qu’il allait foutre son nez partout maintenant. Putain ça me faisait vraiment chier. J’allais devoir garder un œil sur Leiv, si J lui accordait une confiance aveugle et que les autres avaient peur de lui, c’est qu’il fallait que j’arrête de le sous-estimer. Et avouer ce genre de choses me faisait mal au cul.

Leiv déclara qu’il avait été facile de découvrir la condition de Mateo. Je pris un air intrigué, je me demandais combien d’heures il avait passé à éplucher tout ça. Il enchaîna et m’avoua qu’un dossier du nom de lézard avait été fait à mon honneur. Un… lézard…

– Je suis une putain de wyverne, pas un lézard ! m’emportais-je soudainement. Merde… ajoutais-je après m’être rendu compte de ce que j’avais dit.

Bien sûr qu’il savait ce que j’étais, mais un lézard c’était rien comparé à ce que j’étais – une créature magnifique et majestueuse, pas une petite bestiole.

– Je comprends pourquoi on t’appelle Darth Leiv, maugréais-je.

On continua notre conversation, et me prévint qu’il y avait de tout à l’Agence. Curieux, je l’écoutais parler. Il y avait des braconniers ? Je n’avais jamais rencontré de chasseurs. Oui, en 500 ans, c’était assez extraordinaire, mais j’arrivais à cacher ma condition. Je me devais de prévenir Mateo. Il parla ensuite de J.

– Je veux pas non plus savoir. Je suis sûr qu’elle serait capable de faire une armée de surnat’… et merci de l’avertissement. Tu sais qui sont les chasseurs ou t’as juste une vague idée ?

Ouais, autant me confier les identités que je me méfie. Surtout que Leiv avait l’air sérieux. En parlant de lui, il m’ordonna de m’éloigner de la cafetière tout en me menaçant que j’allais finir comme elle. Je suivis son regard et m’attarda sur une agente.

– Ce que tu peux être sensible…

Je m’éloignais et cette fois, mon fessier se redéposa sur la table où étaient ses écrans.

– C’est qui ? je demande en pointant mon menton sur l’agente sur le Wall of Shame.

J’étais bien curieux de savoir s’il l’avait tuée parce qu’elle avait touché à sa cafetière ou si elle était morte en mission.

– Et tu ne m’as toujours pas répondu. Si t’es pas un sorcier, t’es quoi ? Tu bouges des trucs par la pensée et je vois pas quelle race pourrait faire ça. C'est ça qui te fait autant tousser ?

Ouais, j’allais persister comme Leiv le faisait !

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Sam 27 Avr 2019 - 22:59
Cette conversation allait plutôt dans le bon sens. J'exposais mes points vulnérables, je connaissais déjà les siens, mais on était détendu. C'était un genre d'observation, comme deux bêtes qui se tournent autour avant de décider si oui ou non, elles vont se foutre sur la gueule. Bien-sûr, physiquement parlant, le dragon avait largement l'avantage, mais il commençait à comprendre l'étendue de mes capacités. J'appréciais en tout cas son honnêteté.

- People lie. J'écoute pas aux portes, j'écoute tout le reste.

J'appelle ça le bruit. Les gestes, les endroits où on va, les choses qu'on dit sans les dire, les données technologiques... tout le monde fait du bruit. C'est plus difficile à falsifier, quand c'est involontaire. Les paroles sont volontaires. Elles peuvent être trafiquées, faire dire autre chose... ça aurait été facile, de lui faire croire que j'étais sorcier. J'aurais pu le faire. Mais s'il sait écouter les bruits de ce que je suis... il comprendrait rapidement que je lui ai menti. Et là, je suis en train de tester à quel point je peux lui faire confiance, c'est donc à moi de montrer l'exemple. Mais ravi qu'il le suive. C'est pour ça que j'acceptais ses limites quand il m'exposait les siennes à propos de la petite sorcière.

- For now.

Je ris un peu quand il se vexe (beaucoup trop facilement) quand je le compare à un lézard. Il se fait avoir tout seul. Si je ne le savais pas déjà, ça aurait été suspicieux tellement c'était facile. Mon rire se termine en crachant mes poumons comme un dingue, à tel point que Darky saute de mes genoux pour choisir un endroit plus calme, tandis que j'attrape un vieux mouchoir pourri dans lequel je largue une glaire de sang. Je reprends ma respiration en regardant le truc d'un air inquiet une petite seconde, avant de faire comme si de rien et de jeter le tout à la poubelle. Je bois un peu de café pour faire passer le goût, et relève les yeux sur le rampant.

- Si tu veux un surnom plus cool, j'ai Smaug ou Viserion en réserve. Mais ça, faudra le mériter...

On en vient à J et au moins, on est d'accord. Le truc, entre moi et J est un peu... compliqué. Elle est la seule qui me connait assez pour me faire un coup comme ce soir, et ça, je l'ai vraiment mauvaise. Mais je suis aussi le seul qui en sait assez pour lui faire un coup du même genre si jamais... Quelque part, je sais que je ne risque rien tant qu'elle est en poste. Elle surveille mes arrières, en quelques sorte. C'est pas avec mes capacités de terrain que je pourrais garder le job... Évidemment, on en demande pas autant aux techniciens qu'aux agents de terrain, mais je suis incapable de tenir une arme et ça... c'est mauvais dans la section, même pour un geek. Je le mets en garde, et il m'en demande plus. C'est legit.

- I. Know. Everything. Keep that in your little lizard brain, if you want to stay alive for the next five centuries.

Est-ce que je peux répondre à sa requête sous-entendue de lui dire de qui il s'agit ? Non, pas pour l'instant. J'ai la confirmation que je peux lui accorder un certain degrés de confiance, mais là... non, ça pourrait compromettre trop de choses. Beaucoup, beaucoup trop de choses. C'est déjà assez difficile de m'arranger pour que jamais aucun chasseur ne soit en mission avec certains surnat' ou ce genre de chose... Je porte un nouveau regard sur le Wall of Shame. Oh, Betty...

- Elle a cassé Betty. Mon ancienne cafetière. On ne touche pas. À ma cafetière. Si tu veux du café, y'a une autre machine là-bas.

Et elle fait du café dégueulasse. Mais je suis pas le seul à avoir le droit d'amener ma propre cafetière, à ce que je sache ! D'ailleurs, je termine ma tasse, et hésite. Il n'abandonne pas, c'est bon pour lui... mais s'il pense que je vais lui répondre, il peut se fourrer le doigt dans le... là où il veut.

- Hybride, tu t'en tiendras à ça. Et la toux... non, stupide maladie humaine, apparemment.

Peut-être que c'est lié, j'en sais rien. La condition de mon père est compliquée en elle-même, alors... ça a pu faire des ratés. Il était encore dans une phase de reconstruction, ou modélisation, ou je-ne-sais-trop-quoi, à l'époque de ma conception. Si j'ai bien compris, et surtout s'il ne m'a pas menti aussi là-dessus, c'était peu de temps après son crash, alors... ouais, c'est peut-être bien lié.

Je me lève me resservir de café et en lancer un autre, avant de me tourner vers Toothless.

- Tu veux creuser, pour Sokolov ?

Je sais bien que J avait ordonné de cesser toute investigation à ce sujet, mais... j'étais satisfait de la conversation avec Nivahriin. Si on n'allait pas devenir potes aussi facilement, un certain respect, et une confiance point de vue travail semblait s'installer, alors c'était le moment de jouer cette carte. Rien de mieux qu'une mission officieuse pour resserrer les liens.
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Dim 28 Avr 2019 - 12:30



Leiv était vraiment intriguant comme personnage. S’il était autant surprotégé par maman J, c’est qu’il était important à ses yeux. Mais pourquoi ? D’accord, il savait tout sur tout et était super intelligent. J’étais cependant persuadé qu’il y avait autre chose. Je mis mes interrogations de côté et plissais les yeux. Il était doué pour contourner les questions.

– Mh… tu écoutes tout le reste… répétais-je, quelque peu déçu de cette réponse.

Évidemment « for now ». Il avait l’air bien trop têtu, un jour il allait avoir des problèmes. Mais ce n’était pas mon problème, c’était le sien. Lorsque je pris mouche sur le terme lézard, je fis rire Leiv qui toussa jusqu’à ne plus en finir. Je voulus m’approcher pour lui donner des tapes sur le dos, mais me retint lorsqu’il termina sa quinte en crachant dans un mouchoir. Mes narines reniflèrent l’odeur du sang. Il avait un cancer des poumons ou quoi ?

– Ça va ? demandais-je.

Il but du café et semblait aller mieux. Pendant un instant, je me demandais s’il était possible de guérir des maladies. Est-ce qu’il avait déjà visité des sorciers de magie blanche ? Certains savaient soigner, mais encore fallait-il qu’ils soient capables de guérir au-delà des plaies… je ne proposais pas l’idée à Leiv et l’écoutais. Smaug… Viserion… il en avait de l’imagination, en tout cas. Je ricanais.

– Agent Nivahriin suffira.

Au moins, on sut lier nos avis sur J. Cette femme était peut-être rationnelle, mais elle aimait trop le pouvoir. Une armée de surnat’, ce serait vraiment la catastrophe. Entre ceux qui voudront décimer les humains à cause de leur complexe de supériorité, et ceux qui ne contrôlent pas vraiment leurs pouvoirs… ouais, la catastrophe. Concernant l’avertissement des braconniers à la Section 45, je décidais d’envoyer rapidement un SMS à Mateo tandis que son chat revint près de lui. Une fois fait, je repris mon attention sur lui.

Elle avait cassé Betty, son ancienne cafetière. Il me prévint, une énième fois, qu’il fallait pas toucher à son café.

– J’ai compris le message, t’emballe pas. Je compte plus toucher à ton café. Sauf si tu me fais chier. Mais si tu me fais trop chier, je risque de me transformer en une énorme créature, donc je te déconseille d’aller jusque-là.

S’il me menace, moi aussi je peux le faire ! Fallait bien que je lui mette au courant de ma condition de Hulk (moi fâché = moi méchante créature). Je comptais d'ailleurs m'acheter une montre pour calculer les battements de mon cœur, comme avant. Je persistais ensuite à lui demander ce qu’il était. Il était donc un hybride… un hybride de quoi ? Sorcier, humain ? M’ouais. Ses quintes de toux venaient en revanche d’une maladie humaine.

– T’as un cancer ?

Il vint reprendre du café avant de me demander si je voulais en savoir plus sur Sokolov.

– Évidemment. Autant reprendre là où on en était.

Je me mis à récapituler les données qu'on avait :

– C’est donc un agent de l’antenne ukrainienne, envoyé pour me tuer. Je pense que ce sera le dernier, vu la conclusion de J. Est-ce que tu sais si c’était un humain ? Ou ça prend trop de temps pour connaître ce détail ?  

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Dim 28 Avr 2019 - 15:10
C'est toujours un peu difficile avec les nouveaux. À qui faire confiance, de qui se méfier, qui surveiller, qui est le plus susceptible de déconner en mission... il y a toujours une phase de dégraissage un peu fatigante, du moins pour moi. Les agents de terrain n'ont pas à s'adapter à autre chose qu'au terrain, c'est donc à moi, le gentil petit technicien derrière, d'anticiper leurs conneries. Je déteste les nouveaux. En général, ça s'estompe quand ils deviennent moins nouveaux, mais souvent, ça tourne entre agence et dès qu'on s'habitue un peu trop PAF quelqu'un d'autre débarque. Et eux, ils font aucun effort. Non, vraiment, je hais les nouveaux. Heureusement que j'ai de quoi me renseigner sur eux avant...

Au moment où je me mets à tousser un peu plus violemment que d'habitude, le reptile semble s'en inquiéter. Une fois calmé, je hausse simplement les épaules.

- Get use to it.

Oui, à force, plus personne n'y fait attention. Même en pleine mission quand je crache mes poumons dans l'oreillette, c'est assez désagréable pour eux j'imagine, mais au bout d'un moment, on me dit plus rien. L'habitude. Je souris quand il croit que je vais m'en tenir à "agent" Nivahriin. Si y'a possibilité que je l'appelle par son nom, la petite particule devant... ce sera probablement trop m'en demander.

- Allons-y pour Nivahriin.

C'est qu'on sociabiliserait presque, là ! Au moins on n'en est plus à l'agressivité de tout à l'heure ni même des autres rares fois où on s'était croisé. Et le must du must, on arrive même à trouver un terrain d'entente à propos de J. Quoi de mieux que se trouver un "ennemi" commun pour se faire des nouveaux amis ? Ouais, bon, on n'en est pas encore là, mais au moins, je n'ai pas de dragon prévu au menu pour ce soir, et je ne devrais pas non plus finir dans son assiette pour l'instant. Je relève un sourcil, amusé, quand il évoque ce qui pourrait bien ressembler à une menace.

- Grand comment ? Non parce que, ça pourrait être intéressant à observer, mais j'ai pas très envie de voir mon bureau exploser. Ça me ferait chier de ranger après.

Comment ça c'est déjà le bordel ? Non, non, c'est tout à fait organisé, c'est juste les autres qui savent pas s'y retrouver dans mon classement personnel. C'est même pas plus mal. En règle général, mon pyjama posé en vrac sur un coussin du clic-clac suffit à dissuader les gens de fouiller. Je crois qu'ils ont peur de tomber sur un de mes caleçons ou mes chaussettes sales.

Je relève la tête, étonné, quand il me demande si j'ai un cancer. Je fronce un peu les sourcils en faisant la moue, réfléchissant d'abord à comment il a pu en venir à cette conclusion, avant de me demander pourquoi personne ne me l'a jamais posée avant.

- Non. J'ai pas d'anticorps.

Inutile de s'étaler sur le sujet. Heureusement, il s'intéresse bien vite à ce que je lui propose. Je souris, content qu'il ne fasse pas de manière alors qu'il sait parfaitement ce qu'en pense J. Les types qui respectent trop les règles ne m'inspirent pas confiance... En tout cas, il est vif, le gecko.

- Hum, pas exactement... Appelle ça de la gestion des ressources humaines. Disons que c'était deux missions en une, en double aveugle... Sokolov en avait foiré une récemment, à Kiev. Je suppose qu'il devait se rattraper en te finissant. Il a de nouveau foiré. Licenciement version S45.

Sa question à propos des origines humaines ou non du bonhomme m'interpelle, je n'avais pas vraiment pensé à vérifier ça pendant mes recherches. J'avais voulu rapidement découvrir qui il était, ce qu'il foutait là et pourquoi il s'en prenait à mes futures bottes en croco, et les informations que j'avais trouvé m'avaient suffit pour le moment, pour calmer la bête qui arrivait énervée, m'accusant d'avoir foiré. Hey, c'est à lui de protéger ses arrières, aussi ! Je fronce un peu les sourcils, en attrapant mon clavier.

- J'en sais encore rien, mais il est à la morgue, ça devrait être rapide...

Ces derniers mois, notre chère patronne s'était mise en tête de ficher l'ADN de tous ses petits employés. Elle m'avait demandé de créer une base de données pour recevoir et classifier les informations, mais j'y avais ajouté un petit programme de mon cru... ou comment rendre humains des ADN qui ne le sont pas. Les séquences ainsi lissées se retrouvent directement dans deep-file que j'ai conçu et auquel moi seul ait accès. Forcément, personne d'autre ne connait son existence... J'ouvre donc le programme de base "officiel", actuellement en test dans quelques agences, qui est séparé en plusieurs catégories, suivant s'il s'agit d'employés, de contrats, ou autres joyeusetés qui se trouveraient entre nos murs. Normalement, le test officiel ne porte que sur ceux qui travaillent à l'agence, mais J étant J... on a élargi le programme pour nous, et c'est pas pour me déplaire, moi qui aime tout savoir. En quelques clics, je me redressais, presque déçu.

- Humain.

Je soupire un peu, tousse encore, m'enfile quelques gorgées de café, et fixe mon écran à nouveau.

- Je peux voir s'il a quelques ancêtres qui ne le sont pas, mais ce serait long. T'as... remarqué quelque chose de particulier, pour poser cette question ?

C'est vrai qu'en tant que surnat, ou pas tout à fait humain en ce qui me concerne, on arrive toujours plus ou moins à ressentir les autres êtres. Évidemment, le lézard ou mon petit loup ont ce radar plus affûté que le mien étant donné qu'ils sont "purs", mais j'arrive néanmoins à me rendre compte quand quelqu'un n'est pas humain.
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Lun 29 Avr 2019 - 9:38



Grand comment… est-ce qu’il se foutait de moi ? Je le regardais un bon moment, il devait faire de l’ironie, non ?

– Grand comme… eh bah, une wyverne, Leiv. Assez pour déglinguer ton bureau, donc.

J’avais dit ça avec évidence. J’allais me répéter, mais il m’intriguait ce gosse. Enfin, « gosse ». Je ne connaissais même pas son âge, ça se trouve il s’approchait de la trentaine. Il n’empêche que j’étais bien plus âgé que lui. Curieux d’en savoir plus sur ses quintes de toux, je lui demandais s’il avait un cancer. Si c’était le cas, j’étais étonné que J l’accepte dans nos rangs. Il me répondit que non, il n’avait juste pas d’anticorps. Fragile, le petit.

– Oh. D’accord.

On déboulait sur Sokolov. Il m’apporta plus de détails sur ce gorille.

– C’était plus une mise à mort qu’un licenciement. J devient de plus en plus théâtrale…

Voilà pourquoi l’agent m’avait semblé enragé. Comme quelqu’un qui se savait dans la merde et qui me voyait comme l’échelle de secours. Et en plus, il avait été difficile à tuer. Trop difficile. D’accord, je n’étais pas super puissant ou quoi que ce soit, mais j’avais vraiment eu du mal à me défaire de sa poigne. Il avait manqué de péter un de mes os, tant sa force était grandiose. Pour confirmer mes doutes, je demandais à Leiv s’il était un surnat.

Je l’observais parcourir son ordinateur avec un air ahuri, je ne comprenais rien à ce qui s’affichait. En même temps la technologie et moi… bref. Après ce qui m’avait semblé être cinq longues minutes, il en vint à la conclusion que c’était un humain. Je pris les mêmes traits déçus que lui. Après avoir bu son café, il me proposa de voir si ses ancêtres étaient des surnat et si j’avais remarqué quelque chose d’étrange.

– Je t’avoue que je sais pas trop, dis-je, gêné. Je me dis que c’est possible qu’un humain puisse avoir une force extraordinaire, mais là… il était vraiment très fort.

Je jetais un coup d’œil vers son écran, qui montrait encore l’information « humain ».

– D’où vient cette info ? On peut savoir qui est humain et qui l’est pas à travers la technologie, maintenant ?

J’enchaînais ensuite, je ne voulais pas paraître pour quelqu’un qui persistait, mais cette affaire me dérangeait.

– Tu sais voir s’il existe des expériences qui sont faites en ce moment ? Sur des humains, ou autres.

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Lun 29 Avr 2019 - 23:18
"Grand comme une wyvern". Hum, merci, ça me paraît évident, maintenant que tu le dis. Comme si j'en croisais tous les jours ou que ce qu'on voyait à la télé représentait la réalité. Cela dit, ça peut être utile quand on veut, comme il dit, déglinguer un bureau. Ou un appartement. Je l'observe quelques instants avec une moue dubitative, avant de soupirer en détournant le regard. Tiens, une araignée sort en chasse...

- Anyway...

Nos sujets de conversations semblant s'épuiser, ou ayant acquis chacun suffisamment d'informations de la part de l'autre pour décider de s'accorder un semblant de confiance mutuel provisoire, on commence à se concentrer sur Sokolov. Et tant pis si J nous a ordonné le contraire. Enfin... elle sait pertinemment que je le ferais quand-même. Elle ferme les yeux parce que... c'est exactement pour ce genre de raisons qu'elle tient absolument à me garder. Je continue d'aller plus loin là où tout le monde s'arrêterait, soit parce qu'on le leur demanderait, soit parce qu'ils estimeraient en avoir suffisamment. Moi ? L'éternel insatisfait. Je veux toujours en savoir plus.

Je reste néanmoins intrigué par les résultats d'analyses du cadavre de l'Ukrainien, par rapport aux dires de l'alligator. J'ai envie de lui faire confiance, alors je sors les autres dossiers le concernant, notamment sur ses analyses sanguines. Là encore, que dalle. Il était aussi clean qu'un têtard mort-né, tout l'inverse d'un cycliste du tour de France. Je relève la tête à la question, légitime, de Nivahriin, haussant un sourcil.

- Ça s'appelle l'ADN, mon croco. Et... oui. Quand on n'est pas humain, ça se lit sur le séquençage.

Je prenais sans doute un air condescendant, mais c'était évident, non ? Je soupirais légèrement, toussais encore, pais pas trop, avant de reprendre. L'araignée continue son chemin sur le bord du plafond, commence une descente le long du mur...

- Mais t'inquiète, j'ai un programme qui lisse ce genre de données et me les envoie ailleurs.

Après sa nouvelle question, c'est l'air bien plus intéressé que je me redresse. Oui, évidemment, il existait cette solution aussi, mais je n'y avais pas encore pensé ! Je cligne un peu des yeux en le fixant. Darky saute sur une table et sa petite tête balance d'un côté et de l'autre, suivant avec intérêt les mouvements d'une créature à huit pattes, mesurant bien la taille de l'une des siennes.

- Euh... ouais, ouais, je peux. Mais si c'était interne à la section, je le saurais... et s'il avait été un des cobaye de Voldemort, je l'aurais su aussi... Enfin, je peux toujours creuser par là.

Ouais, je faisais confiance à un dragon pour discerner quelque chose de suspect dans la force d'un humain. Sauf que pour l'instant, tout était normal, mais pas non plus "trop" normal. Le type se savait fini, il s'était concentré, n'avait pas fait d'excès, voulait réussir son coup... ça restait exceptionnel, mais pas forcément impossible. Quant à celui que je surnommais Voldemort, un certain Theodore Nothing, ne portait pas d'intérêt aux humains.

Sans quitter le lézard des yeux, je finis par retirer une de mes chaussures avant de l'envoyer, sans même utiliser le moindre élan manuel, direct sur la bestiole qui se retrouve collée au mur pour l'éternité. Déçu et pris au dépourvu, Darkweb se précipite sous un bureau pour éviter ma godasse souillée qui retombe dans un bruit sourd.

- Désolé. J'aime pas les araignées.

Enfin, en vérité, ça va. C'est juste que les grosses araignées tégénaires comme ça, mon chat les chasse, puis les bouffe, et ça le rend malade. Après, il dégueule partout et il ne mange plus pendant trois jours. Et s'en prendre à Darky, c'est pire que de s'en prendre à Daisie. Sorry l'araignée, fallait pas se faire repérer par ma panthère d'appartement.
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Mer 1 Mai 2019 - 8:53



Ma question était si bête que ça ? Pourquoi il prenait cet air de « mais-t’es-con-ou-quoi » ? J’abandonnais, Leiv était un livre fermé, impossible de le lire. Et de toute façon, ce n’est pas comme si j’étais doué dans ce domaine. Silencieux, je le regardais soupirer, puis tousser, avant d’enchaîner. Un programme qui lisse ce genre de données… mh.

– J va pas être contente que son précieux lui cache des choses, tu sais.

Notre patronne avait beau savoir des choses, mais le surnat c’était une autre histoire. J’étais bien heureux qu’elle en sache rien, ou qu’elle doute, mais pas assez pour en venir à une conclusion. Ah ! Mon autre question ne fit plus le même effet, cette fois. Donc en résumé, c’était non. Je fis une moue déçue.

– Comme tu l'as dit, ça devait être un humain qui avait envie de réussir. Ça sert à rien de creuser.

Au fond de moi, je n’en étais pas si persuadé, mais je commençais à être complètement exténué pour réfléchir à quoi que ce soit d’autre. Soudain, un bruit me fit sursauter, mes sens en alerte… jusqu’à ce que je remarque que c’était la chaussure de Leiv qui avait écrasé une araignée. Il y eut un blanc tandis que je le regardais, surpris.

– Tu es vraiment intriguant, Leiv. J ne te fait pas peur, mais une petite araignée te met dans tous tes états.

Je baillais, puis réussis à ajouter :

– Je dois t’avouer que notre petite conversation m’a finalement plu, mais je vais te laisser. Je suis crevé.

Avant de fermer la porte, je me retournais avec un air sérieux.

– Tu devrais nettoyer ton antre, je n’ai jamais vu une pièce aussi poussiéreuse.

***

Il était quatre heures du matin lorsque j’entrais à la maison. Le soleil peinait à se lever, la faute à la Scandinavie, et l’air glacial du salon me fit maugréer. Il était vraiment temps qu’on déménage… tandis que je songeais à ce détail, je me laissais tomber sur le canapé. Voir un meuble douillet m’avait empêché d’avancer encore plus. Affalé, j’oubliais toute douleur car le sommeil vint vite me chercher.

Putain de journée de merde…

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Mer 1 Mai 2019 - 12:15
Je ne savais pas trop si je devais être vexé ou flatté. "Son précieux" ? Il me semble bien que dans The Lord of the Ring, c'est un peu le précieux qui contrôle Gollum, non ? Même carrément, en fait. Après... j'ai pas tellement envie de terminer dans le cratère d'un volcan, emporté par J. Non, vraiment, ça craindrait de crever avec elle, voir à cause d'elle. C'est sûr qu'en étant quelque par son protégé, si un jour elle chute... mais j'aime à croire que je suis un peu le précieux de tout le monde, à la Section 45. À l'image de l'anneau, donc. Pas si mal comme comparaison, finalement.

- Oh, elle le sait très bien. Et elle me laisse faire, parce que j'obtiens des résultats. Tu devrais essayer, tu sais, c'est plutôt bien vu. D'obtenir des résultats, je veux dire.

J'étais en revanche vraiment déçu et embêté par la conclusion à propos de Sokolov. Qu'un dragon trouve quelque chose de bizarre à la force d'un humain, j'avais envie de faire confiance à l'instinct. Mais je faisais également confiance à la technologie, surtout quand celle-ci était de mon propre cru. Je ne m'y mettrais pas ce soir, ni probablement dans la semaine, mais je garde quand-même ça dans un coin quelque part, parce que je suis sûr qu'il y a à creuser, malgré ce qu'en dit la salamandre.

Je hausse un sourcil en me moquant légèrement à mon tour, en récupérant ma chaussure, toujours sans bouger.

- Dit le mec qui vient de flipper sa race à cause d'une godasse contre un mur. Les araignées et moi, ça devient personnel quand ça s'attaque à mon chat. Tu sais, comme Daisie. Bon, par contre, j'arrive pas trop à écrabouiller les humains avec mes chaussures quand ils touchent à ma cafetière, mais bon. Une boite de sucre, ça bascule si vite d'une étagère...

Surtout quand c'est bien plein et bien lourd. C'est pas vraiment pour avoir une réserve que j'ai toujours une boite d'avance... c'est pour que ça tombe douloureusement sans gâcher. C'est pareil pour l'emplacement. Ce serait plus pratique sur mon bureau, à vrai dire, mais c'est tellement mieux juste au-dessus de la tête de ceux qui pénètrent la zone de sécurité de Daisie...

Le lézard à deux pattes finit par décider de prendre congé. C'est pas plus mal, moi aussi j'ai envie de me pieuter finalement. Je décide même de ne pas me repasser son interrogatoire maintenant, le mettant de côté, d'un côté même encore plus de côté que cette histoire avec Sokolov. J'enquêterais bien-sûr encore sur la petite Rose-Aria, mais je ne crois pas que pour l'instant l'interrogatoire mené par J ne me mène où que ce soit.

Au moment de partir, Nivahriin me lance une dernière vanne. Enfin, il avait l'air sérieux, mais je pense quand-même qu'il se moquait encore de moi, c'est pour ça qu'encore une fois, sans bouger le petit doigt ni même changer de place, je lui envoie un torchon qui traînait près de Daisie à la figure.

- Ouais, y'en a même une énorme ici, allez oust, va muer ailleurs la vipère !

♨

Une fois le rampant parti, je vérifiais une dernière fois tout ce que j'avais à checker sur mes différents appareil, lançais ou relançais certaines caméras et autres sécurités habituelles, et m'étirais de tout mon long. Il était temps d'aller me coucher. Je me défaisais de ma chemise tout en dépliant le clic-clac à l'aide de mon pouvoir, enfilais mon pyjama et mes chaussons, buvais une dernière tasse de café, nettoyais Daisie pour qu'elle soit au taquet à mon réveil, me lavais les dents, et retombais comme une masse, Darkweb à mes côtés, pour un bon repos bien mérité.

The End. For Now.
Leiv Myklebust
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Leiv Myklebust
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