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Eliaz Wicksbury
MessageSujet: Une matinée peu ordinaire (Malorie Erikson) Ven 23 Déc - 19:41



Pour quelqu’un de ma nature et de mon sang, les jours passent et se ressemblent. Les années passent et mon éternité rester la même. Une vie de sang et de torture mentale. Bien que ce siècle-là de ma vie soit différent du précédent. Dans le siècle précédant j’étais un vampire craint, un des plus gros tueurs. Je suis celui qui détient le grimoire le plus rechercher par les sorciers, mais personne ne le sait. Personne même ne sait ce qu’est devenir le vampire sanguinaire que je suis, les gens le cherchent encore. Alors que tranquillement depuis cinquante ans je reste tapis dans cette petite ville de Norvège, à refaire ma vie en tant qu’homme de ménage, un homme de ménage, c’est l’idéal pour se cacher après tout, non ? Qui soupçonnerait un homme de ménage gentil et souriant comme je le suis sous cette nouvelle identité ? Personne.

Je me relève de ma chaise et saisit ma veste afin de me rendre au travail et quitter mon domicile. Après avoir fermé à clé je descends lentement les marches. Je pense déjà a ma journée à l'hôpital et au fait que ce serait une nouvelle fois la même chose. Mais aujourd'hui je ne vais pas enchaîner mes deux boulots, simplement bosser à l’hôpital et j’aurais la nuit pour moi, pour combattre mes démons et tenter de ne pas boire de sang humain, de ne pas chasser et tuer. En tout cas pensée à tout ça me tend légèrement, je sors donc une clope. J'ai besoin de fumer et décompresser. J'ai besoin de sentir la fumé pénétré mon corps, me bruler même les poumons et me prouver que je suis encore maitre de quelque chose. Parce que parfois, comme aujourd'hui, j'ai l'impression que ma couverture me glisse entre les deux. Alors que j’allais allumer ma cigarette, une lumière vive attire mon regard dans la ruelle sombre, je fronce les sourcils ne trouvant pas ça normal, d’autant plus que mon côté vampirique m’indique quelque chose ne va pas. Je m’approche donc et m’enfonce dans la ruelle plus si sombre que ça.
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Malorie Erikson
MessageSujet: Re: Une matinée peu ordinaire (Malorie Erikson) Lun 26 Déc - 22:59
Depuis qu'elle avait dû quitter à regret Bobby, qu'elle surnommait Nounours, avec la promesse de se revoir, Malou zonait dans les rues du quartier historique à le recherche d'indices, de détails à même de rafraîchir sa mémoire inexistante mais rien.
Aucune bâtisse, aucune boutique, pas même le moindre panneau publicitaire n'aidaient les souvenirs à refaire surface.
C'était comme si sa vie avait été effacée avec un grand chiffon. Il n'en restait plus que ce tableau noir, vierge de toute trace de craie; comme si elle était née à 18 ans, orpheline de père et de mère, dans ce camping-car merdique garé sur un parking non loin des squats de Grünerlokka avec l'unique certitude: elle était un ange affublé de la mission spéciale: rechercher « l'amour de sa vie ».

Et quel ange !
Petite, trop maigre, tout juste jolie, vêtue d'un vieux jean clair délavé, d'un tee-shirt blanc plus très net, de baskets avachies comme si elle avait fait plusieurs fois le tour de la Norvège à pieds et d'un blouson de cuir noir qui avait dû traverser plusieurs vies, elle trimbalait en plus un caractère pas forcément commode, c'était le moins qu'on puisse dire.

Ce matin plus particulièrement, elle ronchonnait contre tout: sa putain de mission à la con, sa cervelle qui n'était plus qu'un yaourt nature du genre liquide à couler dans les trous d'une vieille passoire pour atterrir dans un évier de merde et surtout contre le fait que Nounours aurait pu, aurait dû être « l'amour-de-sa-vie-de-la-mission » mais qu'il ne l'était pas vu qu'il était trop vieux, trop beau, trop grand, trop extraordinaire, bref... S'il y avait eu une cannette vide sur ce trottoir débile, elle se serait fait un plaisir de donner un bon coup de latte dedans mais même cette joie là lui était refusée dans ce coin pour touristes intello de ses fesses.

Lasse de ce va et vient de bagnoles, du pas nonchalant des vacanciers et autochtones qui flânaient en ce matin de juillet, elle quitta l'artère principale et bifurqua vers une rue tranquille où s'alignaient des petites maisons de couleurs différentes.
Enfin elle aurait paix !
Personne pour lui casser les pieds, d'autant que sans savoir pourquoi elle ne se sentait pas tranquille; instinctivement, elle avait passé son temps à jeter des coup oeil derrière son épaule comme si elle se sentait suivie , épiée. Etait-elle parano ?

Elle ralentit l'allure, l'endroit était désert.
La ruelle, probablement située au nord était encore sombre, c'était exactement ce qu'il lui fallait; elle avait besoin de réfléchir, de se motiver à aller à l'hôpital pour parler de son problème ou d'entrer dans des lieux publics afin de lorgner sur tous les gus susceptibles de remplir les critères de la sacrosainte mission.
Mains dans les poches, tête baissée, fixant le macadam qu'elle ne voyait pas vraiment elle avançait en silence quand soudain elle aperçut un homme qui sortait tout juste d'une des baraques et qui s'apprêtait à allumer son clope.

Paniquée, s'attendant à une agression, elle décida subitement de devenir invisible mais c'était trop tard, il l'avait aperçu et semblait en alerte, briquet en suspens, comme la cherchant des yeux.
Que devait-elle faire ?
Partir en douce et le laisser avec ses interrogations ? Après tout, qu'en avait-elle à faire ? elle ne le connaissait pas !
Mais une petite voix intérieure lui murmurait insidieusement autre chose:
« tu ne vas pas rester planquée toute ta vie comme une lâche... Si tu veux retrouver l'Homme de ta mission, il faudra bien que tu montres ! »

Indécise, elle regarda à droite et à gauche avant de dévisager l'inconnu qui commençait à avancer vers elle.
Le moins qu'on puisse dire est qu'il était séduisant; de ces séductions discrètes, racées, loin du tape à l'oeil.
Sa peau était très pâle mais un regard de velours l'illuminait d'une douceur rassurante; un peu triste aussi, peut-être...
Non, cet homme n'avait rien du violeur ou de la brute épaisse, elle n'avait rien à craindre, elle pouvait se dévoiler.

Il n'était plus qu'à un mètre d'elle d'elle quand elle réapparut tout à coup, tentant gauchement et vainement de planquer le bout de ses ailes d'ange dans son pantalon.
Bonjour, lança t-elle timidement le regard teinté de méfiance.
Je...
Que dire ?
L'attaquer de front pour la simple et unique raison que c'était un adulte donc forcément con, obtus, hypocrite, moralisateur, prétentieux, etc, etc... Ou tenter de faire preuve d'un minimum de sociabilité afin de lui laisser une chance ?

Elle opta pour la deuxième solution et lança: je m'appelle Malou, je... je me promène...
Elle verrait bien.
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Eliaz Wicksbury
MessageSujet: Re: Une matinée peu ordinaire (Malorie Erikson) Mer 28 Déc - 1:43


Je vis ici depuis quelques années maintenant, mais quelques nombreuses années et j’y suis bien. Je me dis même que j’ai trouvé deux métiers qui me permettent d’être complet. Dans le sens où le club me permet de veiller sur ma première créature de la nuit engendrée. Et le second qui me file une couverture parfaite alors que je peux, à présent, également veiller sur ma seconde créature engendrer, bien que celle-ci soit contre mon gré. Ma pulsion première n’avait pu être contenu plus longtemps devant ce corps que je désirais tant et au lieu de l’aimer comme j’aurais dû et pu le faire en étant humain… J’avais laissé le monstre en moi détruite tout ça et lui voler son souffle, sa vie, son âme. Ainsi… Pour rattraper mes erreurs je l’avais changé.

Je fronce les sourcils et me dépêche de sortir de mon appartement. Il est hors de question que je pense à nouveau à tout ça. J’ai racheté mes fautes ! Je lui ai sauvé la vie. Artémis est vivante ! Vampiriquement, mais vivante, c’est ce qui compte, non ? Quant à Crystal je n’avais pas le choix. Je n’y suis pour rien. Pourtant bon sang… Cette soif, cette soif de puissance que j’ai connue pendant 1 siècle me rongeait, mais je parvenais à tout contenir correctement. Il suffisait que j’aborde mon sourire, celui qui faisait tout oublier et… C’était dans la poche.

De toute façon je suis un vampire, j’ai le charme qui va avoir et l’envoutement. Je suis donc bon comédien. Je sais faire croire à mon masque. Je suis le bon, le gentil Eliaz, tout simplement. Alors que je sors de mes pensées pour m’allumer une clope je suis attiré par une vive lumière. Je stoppe donc mon geste et range doucement mon briquet alors que je m’approche et me stoppe soudainement en voyant une forme soudainement disparaître.

-Qu’est-ce que…

Je sors doucement la clope d’entre mes lèvres charnue et regarde un peu autour de moi en cherchant l’ange qui venait de se cacher. Décidément, ils sont de moins en moins discrets. J’en connaissais un bout sur les êtres surnaturels grâce au grimoire que je gardais secrètement et jalousement. Puis… Soudainement la jeune femme ré-apparait soudainement, si je n’étais pas un vampire j’aurais pu sursauter de peur, voire mourir d’une crise cardiaque. Mon regard sombre, mais doux capte alors immédiatement les iris bleutés de l’ange qui semble maladroite et perdu.

Rangeant ma cigarette dans la poche de ma veste je la regarde me parler de façon innocente et perdue, comme si je venais de trouver une enfant dans une ruelle. D’ailleurs est-ce une enfant ? C’était difficile de savoir l’âge d’un ange… Tout comme nous d’ailleurs. Je finis alors par sourire, de façon douce. Un ange perdu, autant l’avoir de son côté, ça pourrait toujours être utile. Mon sourire est celui qui m’est en confiance, celui qui donne envie de sourire également.

-Bonjour Malou… Moi c’est Eliaz et si tu veux vraiment te promener… Je te conseille de cacher tes ailes.

Je regarde un peu autour de nous et la regarde à nouveau.

-Les humains pourraient te voir et je ne crois pas que ton patron apprécierait.
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Malorie Erikson
MessageSujet: Re: Une matinée peu ordinaire (Malorie Erikson) Jeu 29 Déc - 12:59
L'homme avait planté son doux regard hypnotique dans ceux, assez froids, électriques et un peu trop brillants de la jeune fille.
Elle avait eu raison de choisir le rôle du petit ange agréable; l'inconnu, bien que d'âge mûr ne semblait pas posséder les caractéristiques haïssables des « grandes personnes » comme elles aimaient à se faire appeler, toutes prétentieuses qu'elles étaient !
Lui semblait simple, tranquille, gentil; et puis il portait un blouson noir, un peu comme elle, c'était un bon point, c'était un état d'esprit qui reflétait la liberté et le petit côté rebelle, indépendant qu'elle affectionnait.
De plus il était poli et soucieux de son vis-à-vis: il n'avait pas allumé sa cigarette... Non, vraiment, rien dans cet individu était susceptible d'alimenter la méfiance et son corps se décontracta complètement quand les lèvres viriles et légèrement charnues esquissèrent un sourire tout empreint d'humanité, de compréhension, sans arrières pensées et un rien enjôleur qui la fit craquer; elle se sentait en confiance...Ou presque car Malou ne se donnait jamais entièrement et nul n'était à l'abri d'un revirement de situation à son contact, pas même l'Amour de sa vie, c'était tout dire !

Elle lui avait rendu son sourire, dévoilant soudain un visage un peu plus joli que ce qu'elle laissait voir habituellement et il s'était présenté.
Le prénom était original, plaisant bien que lourd d'un sens inconnu au chérubin qui possédait peu de culture générale.
Elle acquiesça, montrant ainsi qu'elle avait capté l'information puis se raidit à nouveau soudainement:
« Ca y est, c'était trop beau !!! » fulmina t-elle mentalement tandis qu'une lueur d'acier traversait rapidement son regard. « Dès qu'ils atteignent un certain âge, ils ne peuvent pas s'empêcher de donner des conseils et des leçons de morales !!! Qu'est-ce que ça peut lui foutre mes ailes ?! »
Elle allait répondre vertement quand Eliaz précisa sa pensée.
Encore sous le coup de la colère c'est tout naturellement qu'elle répliqua:
Mon patron j'l'emmerde ! Avant d'ajouter, et tu peux allumer ta clope, ça ne me dérange pas.

Mais l'homme sombre avait formulé quelque chose qui la titillait: « les humains pourraient te voir... »
Y avait-il un danger à ce que cette espèce découvrent son origine céleste ?
Un peu déboussolée, elle regarda elle aussi de droite et de gauche puis déclara un peu embarrassée:
c'est que je n'arrive pas les cacher... J'ai beau essayer de coincer le bas des plumes dans mon pantalon elles ressortent tout le temps, comment veux-tu que je fasse ? elles sont énormes !

Cependant, autre chose de beaucoup plus important contenu dans cette petite phrase la tracassait et tandis qu'il répondait elle le dévisagea intensément à la recherche d'indices ou d'un détail particulier laissant transparaître son état.
Il n'était pas un démon c'était certain, elle l'aurait vu tout de suite ni un ange déchu, elle l'aurait senti. Qu'était-il alors ? Il semblait très humain pourtant...
D'instinct Malou savait qu'ici d'autres créatures surnaturelles se mêlaient en secret à la foule de quidams mortels mais elle était loin de connaître toutes les races.
Etait-il malfaisant ? Violent ? Impulsif comme les animaux sauvages ? Et surtout aurait-il envie de se dévoiler si elle lui posait la question ?
Perplexe elle ne savait plus quelle position adopter.
Non, l'inconnu n'était sans doute pas digne de confiance absolue, il cachait un jeu, voire même une double ou triple ou quadruple personnalité !

Plus les secondes passaient et plus la jeune fille était inquiète avec l'unique idée en tête: fuir.
Mais ce n'était pas une solution. Comment apprendrait-elle à reconnaître les autres si elle tournait les talons à chaque interrogation ?
Il fallait vraiment qu'elle en sache davantage aussi se concentra t-elle enfin sur le discours de l'homme à propos des ailes avant d'oser effleurer les sujets de ses craintes:
Mais... Les humains sont méchants avec les anges ? Et avec les autres races aussi ?

Elle espérait vivement qu'il éclaire sa lanterne par des propos précis et restait pendue à ses lèvres comme à des bouées de sauvetage; elle en savait si peu sur ce monde qu'au final chaque conseil valait son pesant d'or.
Enfin, n'y tenant plus, ne possédant pas d'esprit stratégique, incapable de louvoyer ou de prêcher le faux pour savoir le vrai elle se décida à demander ce qui lui brûlait la langue et lança sans ambages:
et toi, tu es quoi comme race ?
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Eliaz Wicksbury
MessageSujet: Re: Une matinée peu ordinaire (Malorie Erikson) Ven 30 Déc - 17:09



Je ne connaissais pas grand-chose des anges, je n’en avais pas assez côtoyé dans ma vie, il faut dire qu’avec ma vie de débauche, mon siècle même, c’était compliquer de copiner avec un être si pure et céleste, l’extrême opposer de moi en réalité, l’extrême opposer de ma race. Mais j’en savais assez pour eux pour savoir comment réagir en face d’eux, pour connaître leur point faible, leur point fort, pour savoir quoi faire au cas où je devrais me défendre.

J’ai la dégaine du vampire, je le savais, j’étais sombre, j’avais la peau pâle, j’avais ce petit truc qui attirait sans qu’on sache réellement pourquoi, mais je n’en jouais absolument pas. Enfin plus. Comme je le dis depuis tout a l’heure je suis beaucoup plus discret qu’il y a un siècle, simplement parce que j’aime mon éternité et que je ne compte pas la terminer dans ce siècle-là.

L’ange face à moi semblait totalement sur ses gardes, mais je ne comptais pas lui faire du mal. On aurait été à une autre époque, je ne dis pas, ici j’étais juste le gentil Eliaz. Je laisse donc mon naturel parlé, celui que j’ai pu être avant d’activer mon immortalité. Celui que j’ai pu être lorsque j’ai grandi avec ces familles de sorciers, celui que j’utilise depuis cinquante longues années en réalité. Je lui souris donc… Et c’est là qu’elle me rend mon sourire, je sens alors que je suis en bonne voie.

Mais lorsque je prends la parole je la vois se tendre et je pourrais presque croire que je fais face à un petit diable au vu de sa réponse et son air presque agressif, ce qui n’est pas commun pour un ange. Je relève les sourcils de surprise et finis par rire, comment ne pas rire et aimer ça ? Était en vampire, forcement…

-Eh bien... Tous les anges n’ont n’en pas l’air visiblement…

Je reprends alors doucement ma cigarette pour l’allumer puisqu’elle m’en donne la permission, mais j’évite de lui cracher ma fumer en plein dessus quand même. C’est alors qu’elle semble se radoucir et me fait part de son petit problème. Je la regarde un petit moment et fais signe avec ma main.

-Et bien tournes-toi que je vois ce que je peux peut-être faire pour toi. Dis-moi, tu es ici depuis combien de temps ? Tu ne sembles pas savoir grand-chose de ce monde-là…

Je me mords doucement la lèvre en réfléchissant à ce que je pourrais faire et surtout qu’est-ce que je pourrais bien y gagner bien que la réponse me vienne assez facilement en tête. Je finis par secouer la tête, toujours avec un petit sourire, mais plus triste.

-Je pense que de toutes les races existantes, les êtres humains sont les pires.

Car l’ignorance c’est la violence. Ils ne nous connaissent pas et ont donc peur… Donc ils sont agressifs, un peu comme elle qui est agressive puisqu’elle ne semble pas connaître grand-chose. Lorsqu’elle me demande ce que je suis, je la regarde de façon presque taquine.

-Eh bien… Pour toi je dégage quoi ?
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Malorie Erikson
MessageSujet: Re: Une matinée peu ordinaire (Malorie Erikson) Ven 30 Déc - 23:34
Eliaz avait ri de son mouvement d'humeur.
C'était agréable de le voir ainsi; cela lui donnait l'air plus jeune, insouciant et cela faisait du bien à Malou qui vivait sous tension depuis ce fameux jour où elle s'était éveillée dans ce camping-car l'esprit vidé de toute mémoire.
Elle le regarda allumer sa cigarette tandis qu'un flash assez flou s'imposa subitement:
Un bord de mer, la nuit. Il semblait faire assez doux et elle était assise sur le sable, tendant une cigarette à... L'image s'estompa comme une volute de fumée avant de sombrer dans le néant.

Elle eut à peine le temps d'essayer de se raccrocher à ce qui avait pu être un morceau de puzzle de sa vie que l'homme lui demanda de se retourner afin de l'aider à résoudre son problème d'aile.
Elle retira son blouson noir et présenta son dos aussi sagement qu'une future mariée devant une couturière reprenant un pli de la longue robe virginale et attendit le verdict.
Mais Eliaz n'avait pas l'air de s'y connaître vraiment en matière d'ange et tripotant gauchement les plumes, il paraissait plus intéressé par ce qu'elle faisait ici que par les attributs duveteux.

Je crois que je suis ici depuis hier ou avant-hier matin, je ne sais pas vraiment... Articula t-elle difficilement avant de continuer:
je me suis réveillée dans un camping-car qui doit être le mien vu les papiers, avec la tête comme une pastèque et plus aucun souvenir de rien, pas même de mes parents.
La seule chose que je sais, c'est que je suis un ange mais depuis quand ? Va savoir...

C'est pour cela que je promenais par ici, j'essayais de retrouver un paysage, une maison, un détail qui aurait fait tilt mais je n'ai rien repéré.

Puis, comme elle lui avait demandé ce qu'il pensait des humains, il avait tourné vers elle un visage triste avant de répondre ce qu'elle supputait déjà: de toutes les races, les humains étaient les pires.
Malou acquiesça d'autant que la vague impression d'avoir déjà eu affaire à eux de manière très désagréable planait dans son esprit comme une certitude au point qu'un frisson glaciale lui parcourut l'échine.
Plongeant ses yeux dans ceux de l'homme trop pâle, quelque chose jaillit du tréfond de son âme comme un instinct, une condition sine qua non à sa présence ici, bien qu'encore à peine esquissée: peut-être fallait-il qu'elle protège les gentils et ceux qu'elle aime des affres de la vie...?
Nounours ? Oui, évidemment mais Eliaz ?

Se rappelant sa mission elle se demanda également si cet inconnu aux allure si douces pouvait-être le fameux « Homme de sa vie » mais il était trop tôt pour le savoir et son coeur n'avait pas l'air de vouloir palpiter plus que de raison en sa présence.
Balayant momentanément toutes ces idées d'un soupir, elle intercepta l'air taquin qui brillait dans le regard de velours sombre et se mit à rire; il venait de répondre à sa question par une question, une tactique qu'elle adorait utiliser !

Piquée au jeu, elle se mit à réfléchir tout haut:
voyons, voyons... Je suis loin de connaître toutes les races mais une chose est sûre, tu n'es pas un démon, je l'aurai vu ni un ange déchu, je l'aurai senti.
Tu n'es pas non plus un humain sinon tu n'en aurais pas parler de manière aussi négative, donc... je donne ma langue au chat !
À moins que... J'y suis ! Tu es un sorcier et tu vas trouver comment faire disparaître mes ailes d'un coup de baguette magique ! C'est ça ?

Sur ces propos elle éclata de rire franchement; elle se sentait bien avec cet homme et à défaut d'amour, il deviendrait peut-être un bon pote avec le temps, qui savait ?
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Eliaz Wicksbury
MessageSujet: Re: Une matinée peu ordinaire (Malorie Erikson) Lun 2 Jan - 1:21


Si l’être devant moi avait tout pour me prouver que c’était un être céleste, un ange, quelque chose qui me fascinait autant que cela ma dérangeait, son langage et sa manière de me regarder me faisaient penser le contraire ! Elle avait une attitude plutôt démoniaque, voire vampiresque, mais pas très angélique ! Cela m’amusait donc et dans un rire j’allume ma clope, mais gardant un certain vis-à-vis d’elle et de la fumer, même si on ne contrôle pas toujours le sens du vent et le sens de la fumée donc.

En tout cas un sérieux problème s’imposait, elle était trop visible. Ses ailes étaient là, on les voyait et surtout on voyait que ce n’était pas des fausses ! Enfin, pas comme celle que les humains s’amusent à acheter quoi ! Il fallait donc que je l’aide, comment, je ne savais pas encore, mais j’allais trouver. Je l’invite donc à tourner sur elle-même, observant la dimension pharaonique des ailes de cet ange avant de poser davantage de question. Je finis par jeter un peu de cendre de cigarette, reprenant doucement.

-Je pense que tu es un jeune ange… Terrien je veux dire. Tu serais sur terre depuis longtemps tu le saurais, les anges ne perdent pas la tête comme ça, c’est plutôt rare. C’est normal que rien ne te dit quelque chose, un ange ne vit pas ici. Ce n’est pas chez toi.

Je pensais cependant qu’ils étaient mieux préparés que ça en arrivant sur terre, visiblement pas. Mais elle se met à également me retourner des questions et je souris, amusé, jouant un peu aux devinettes avec cette dernière. Je la regarde alors tenter de faire Sherlock Holmes et secoue doucement la tête.

-Jusqu’ici, tu as de bonnes déductions ! Mais désolé pour toi, je ne suis pas Merlin comme je te le disais ! Moi c’est Eliaz… Je suis un vampire.
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Malorie Erikson
MessageSujet: Re: Une matinée peu ordinaire (Malorie Erikson) Mar 3 Jan - 23:11
Décidément cet homme lui plaisait bien.
Non seulement il était drôle, attentionné mais en plus il n'avait pas l'air de se formaliser de son petit air d'ange raté, bien au contraire.
Du coup elle se sentit totalement à l'aise. Inutile de jouer les hypocrites, d'emballer ses propos avec des politesses débiles et des ronds de jambes obséquieux; elle pouvait être nature, elle le sentait et ne s'en priverait pas.
Elle soupira d'aise tant elle se sentait légère, acceptée avec ses qualités et ses défauts sans avoir à supporter des leçons de bon maintien. Elle pourrait même dire des gros mots que ça ne lui écorcherait pas les oreilles, elle en était sûre !

Mais surtout, surtout, s'il acceptait d'être pote, qu'est-ce qu'ils se poileraient !
En plus, ils pourraient faire plein de trucs, non ?
Tandis qu'elle était toujours dos tournée, Malou esquissa une moue dubitative. Que pourraient-ils faire comme « trucs » dans cette ville toute propre, toute belle, toute bien rangée ?
D'autant qu'Eliaz n'aurait peut-être pas envie de traîner dans les rues avec une ado attardée...

La réponse à ses questions concernant sa mémoire et tout le toutim la tira brusquement de ses rêveries.
Ainsi elle était un jeune ange... Voilà pourquoi elle ne se rappelait de rien; c'était comme si elle venait de naître.
C'était facile à comprendre et elle acquiesça afin de montrer qu'elle avait bien imprimé l'information.
Mais la suite la perturba fortement: « ici ce n'est pas chez toi » avait-il dit.
Au moins il était franc, c'était un bon point mais tout de même...
« Mais alors c'est où chez moi ? » se demanda t-elle, « là où j'ai mes flashs étranges ? ».
Elle n'osa pas confier à l'homme ces espèces de visions dont elle était atteinte et qui n'avaient souvent rien à voir avec l'idée qu'on se faisait d'un paradis.
Elle se rappela l'image d'une hache ensanglantée qui tombait au sol et frissonna en se disant qu'il faudrait vraiment qu'elle aille à l'hôpital, dans l'aile des surhumains afin qu'un docteur lui explique tout cela. Seul un professionnel pourrait avoir des réponses logiques à apporter.

Puis, tout à coup elle bondit presque sur place avant de se retourner vivement et lança:
attend Eliaz, tu n'est pas en train de me dire que chez moi c'est là où j'ai rencontré ce Dieu crétin avec un nom imprononçable et à moitié bourré ?!
Elle laissa un temps et continua :
nan parce que tu vois, habiter dans des petits nuages roses entourés de petits oiseaux jolis-jolis et avoir une putain d'auréole jaune au-dessus de la tête c'est carrément pas mon trip !

L'homme était peut-être surpris, voire choqué par sa réaction; et alors ?
Elle n'avait pas demandé à être un ange, cela lui avait été imposé sans qu'elle sache pourquoi; il ne fallait donc pas s'étonner qu'elle ne soit pas tous les jours en odeur de sainteté !
Ok, elle ferait à peut-près ce qu'il faudrait, elle ne viendrait pas chercher la merde auprès des autres comme pourraient le faire les démons mais il ne fallait pas non plus s'attendre à ce qu'elle joue la sainte-Malorie-pleine-de-grâce-immaculée-conception. Ca c'était hors de question !!!

Mais elle n'était pas au bout de ses surprises.
Laissant de côté pour un temps le problème épineux du rôle divin des anges sur Terre, elle avait tenté de jouer aux devinettes et elle avait perdu, rétamée à plate couture ! Vraiment, elle ne s'y attendait pas...
UN VAMPIRE ???
hurla t-elle presque sans se soucier des éventuels passants, mais alors.... Tu bois le sang des gens la nuit ? Demanda t-elle un ton plus bas.

Heureusement que j'ai du sang d'ange, moi ! Ça doit être carrément indigeste pour ton estomac, imagine: du sang divin ! De quoi être malade pendant plus d'une semaine...
Je l'ai échappé belle. Conclut-elle avant de poursuivre sur sa lancée:
donc, tu dors dans un cercueil ? Tu décroches les gousses d'ail qui déshonorent ton portail ?* le soleil te blesse la vue ? Raconte-moi tout !

Malou était toute excitée, ce n'était pas tous les jours qu'on rencontrait ce genre d'individu !
Par contre, les vampires ne savent pas rendre des ailes invisibles, j'imagine... Murmura t-elle un peu déçue.

*: piqué à Jacques Higelin dans « Champagne »
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Eliaz Wicksbury
MessageSujet: Re: Une matinée peu ordinaire (Malorie Erikson) Ven 6 Jan - 23:39



Je connaissais les ruses et richesse de ce monde. Je n’avais certes que 201 ans, mais j’en savais assez sur beaucoup de choses pour savoir la beauté qu’il peut renfermer. Par beauté, bien sûr je l’entends dans mon sens, dans le sens plus noir, dans le sens qui plairait à une créature de la nuit. Cet ange tombe du ciel, sans mauvais jeu de mots, est un cadeau. Mémoire perdu, caractère difficile, mordant. Une aubaine, une véritable aubaine !

Je suis donc serviable, comme à mon habitude ! Il ne faudrait pas que je change d’une personne a une autre, sauf avec Crystal par exemple ou je reste charmant, mais un peu plus libre de ma vibration intérieure. Je tente de l’aider parce qu’avoir un ange avec moi, de mon côté et dans la poche. C’est toujours bon. Elle semblait plus à l’aise avec moi à présent et moins sur la défensive. Je tente donc de l’aide du mieux que je peux et… Je peux voir son visage se décomposer. Comme si je venais de lui annoncer la fin du monde ou du paradis, bien qu’elle semble en avoir rien à foutre du paradis.

Elle sort soudainement de sa torpeur et me bondit presque dessus en me parlant de Dieu et du paradis. Je dois dire qu’elle n’a pas sa langue dans sa poche et la manière dont elle traite Dieu m’amuse fortement. Je ne retiens même pas un petit rire et regard amusé avant de finir tranquillement ma clope.

-Malheureusement si. Tu viens de la-haut, tu n’es pas quelqu’un d’ici. Je suis désolé…

C’était quand même bizarre parce que normalement les anges sont des bons petits soldat de Dieu. Et puis l’image qu’elle m’en dépeint, je n’ai jamais entendu ça de ma vie. Et j’en ai connu des anges. Cela me confirme juste qu’elle n’aime peut-être simplement pas son statut d’ange.

Mais soudainement elle manque d’ameuter tout le quartier et j’ouvre de grands yeux en l’entendant hurler alors que je plaque soudainement ma main sur sa bouche en faisant un chut de mon autre main.

-Ça va pas ?! Tu veux nous faire tué ?! Tu hurles ça plus tes ailes, on est bon pour mourir dans moins de 30 secondes !

Je recule finalement doucement lorsque je la sens plus calme et regarde autour de nous. Heureusement personne. Je finis par secouer la tête d’un air amusé.

-Tu as encore beaucoup à apprendre petite ! Sache que ton sang divin, est justement divin. Un nectar précieux…

Je souris l’air mystérieux puis la regarde à nouveau, l'air doux et amical, comme d’habitude.

-Je suis un vampire né, pas mordu. Je n’ai pas besoin de tout ça. Je peux me contenter de poche de sang ou... D’animaux. Je ne fais pas de mal aux humains.

Pour ce siècle en tout cas et encore… Mais chut, ceci est mon secret. Je finis par croiser les bras.

-Normalement non. Mais j'ai de bon contacte, je peux peut-être t'aider.
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Malorie Erikson
MessageSujet: Re: Une matinée peu ordinaire (Malorie Erikson) Lun 9 Jan - 15:21
Eliaz avait enfoncé le couteau dans la plaie en affirmant qu'elle venait bien de « Là-Haut » et Malou n'avait aucune raison de douter de la véracité des propos.
Il était même surprenant qu'elle n'y ai pas songé toute seule, cela semblait tellement évident. Mais Malou et les évidences...

La jeune fille était dotée d'une grande intelligence pratique, d'un système D bien développé et n'aurait eu aucun souci pour survivre là où d'autres auraient échoué.
Mais en ce qui concernait la culture générale et à fortiori les idées conceptuelles, abstraites ou spirituelles, c'était une autre paire de manche !
Non seulement elle n'en avait pas ou si peu que cela ne valait même pas la peine d'en parler mais en plus cela ne l'intéressait pas.
Son cerveau n'était rien d'autre qu'un embrouillamini d'idées préconçues, mélangées les unes aux autres voire même carrément inventées.

De ce fait, elle avait dépeint à celui qui serait peut-être son ami, un Paradis des plus surprenants.
C'était pourtant bien ce qu'elle en avait vu...
Ou plutôt, c'était ce que l'Entité immense, innommable et insondable communément appelée Dieu, Yahvé, Allah, etc... lui avait donné à voir en fonction de ses capacités de compréhension des plus aléatoires.
Il Lui avait été impossible de dévoiler les Grands Secrets de l'Univers, elle n'était pas prête à de telles révélations mais comme il fallait bien faire quelque chose d'à peu prés acceptable de « cette petite là », Il lui avait versé une compilation version BD humoristique de ce Monde Insoupçonnable afin de ne pas déstabiliser les qualités embryonnaires qu'Il avait vu en elle.
Car Il avait des grands projets pour cet ange et Il n'était pas pressé; ils avaient l'éternité devant eux.
Il lui laisserait le temps de franchir toutes les Etapes nécessaires à sa Transformation de plomb en or et pour l'instant Il n'avait d'autre choix que la laisser patauger dans l'Oeuvre au Noir et Dieu sait comme elle faisait cela avec brio, odieuse comme était !

En attendant, la trop instinctive Malou avait braillé avec surprise et enthousiasme la race cachée d'Eliaz, qui, pâlissant encore d'avantage – était-ce possible ? - l'avait fait taire de sa main sur la bouche avant de la mettre en garde sur la dangerosité de son indiscrétion.
Mais contrairement à toute attente, le jeune fille lui éclata de rire au nez:
tu racontes n'importe quoi !!! s'exclama t-elle entre deux hoquets, personne ne peut nous tuer et on ne peut pas mourir puisque toi et moi on est éternels !!!

Par contre, ce qu'il lui apprit concernant le sang d'ange la laissa pantoise: le sien était donc de qualité supérieure ?
Heureusement que ce mec était sympa ! Un autre en aurait profité pour la kidnapper , la ficeler comme un saucisson et la saigner quotidiennement comme un vulgaire cochon !

Elle le regarda tout de même à deux fois; son sourire énigmatique ne lui avait pas échappé de même que sa conclusion : « je ne fais pas de mal aux humains... ».
Aux humains, d'accord mais aux chérubins comme elle ?
Mais Eliaz avait repris son air doux et rassurant; elle n'avait rien à craindre.
Au pire, son invisibilité pouvait la sauver de n'importe quelle situation et son pouvoir avait la force d'adoucir les plus démoniaques.
Par contre, si l'homme prouvait qu'il était un véritable ami, elle serait en mesure de lui faire un cadeau grandiose et une idée germait déjà dans son cerveau.
Il suffisait juste qu'elle teste la fiabilité et l'honnêteté des sentiments du vampire.
Et là, se présentait à elle, comme sur un plateau, une toute première épreuve; il ne tenait qu'à lui de ne pas la décevoir.
« Un ami, c'est quelqu'un qui sait rendre service sans attendre de retour, non ? » se questionna-t-elle mentalement, « eh bien c'est ce qu'on va voir ! »

Se tournant vers lui, elle lui lança:
et tu attends quoi pour faire appel à tes connaissances pour m'aider avec mes ailes ?
Comme Eliaz semblait peut-être un peu estomaqué par cette demande trop directe, pas même enjolivée d'un « s'il te plait », elle ajouta :
nan parce que tu n'as peut-être pas que ça à faire de ta journée ? Si tu es sorti de chez toi c'est que tu devais aller quelque part, je me trompe ?
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Eliaz Wicksbury
MessageSujet: Re: Une matinée peu ordinaire (Malorie Erikson) Sam 14 Jan - 2:02



La jeune demoiselle semblait vraiment complètement déboussoler face à ce que je venais de lui dire, en même temps si elle se prenait pour une humaine il fallait bien que je stoppe ses douces illusions ici ! Bien que ce soit assez drôle qu’elle se prenne pour telle si au final elle ne sait même pas vraiment ce qu’est un humain.

J’avais bel et bien devant moi un petit ange perdu et ça ne pouvais que m’être bénéfique. Que son père là-haut me regarde, que m’importe, il n’est pas dans ma tête, il pourra juste voir que j’agis de manière « sage » avec son envoyer céleste.

Enfin je voulais bien aider le petit Angelo, mais si ce dernier se mettait à crier de sorte à nous faire repérer ? Non… Je ne pense pas que je pourrais l’aider bien longtemps, alors avec la rapidité d’un vampire je cale ma main sur sa main pour la faire taire, lui faisant comprendre qu’elle ne devait pas crier ainsi. En fait c’est exactement ça. Cet ange était comme un bébé qui devait tout apprendre de la vie. Et vous savez ce qui est bien avec les enfants ? C’est que tout est à faire avec leurs esprits. Lorsqu’elle repousse ma main en me disant que nous sommes éternels je secoue la tête, riant d’un rire sans joie, même un peu triste pour coller à mon gentil personnage. Eh oui, un vampire comme moi est doué en comédie.

-Nous ne sommes pas éternels, loin de là. Je peux mourir d’un pieux… Et tu peux être déchu si tu fais quelque chose qui ne plaît pas à votre père à tous. De là, tu deviendrais mortel…

En tout cas… Elle ne semble soudainement pas très rassurée lorsque je lui parle de ma façon de me nourrir et c’est pour ça que je tiens à être clair avec elle. Même si ce n’est qu’à demi-vrai. Il est vrai que je ne fais pas de mal aux humains… Dans ce siècle. Je n’en dirai pas plus sur les autres. Si j’ai la réputation que j’ai, ce n’est pas pour rien. Bien que de nos jours ça ne soit qu’une rumeur « ce vampire sanglant ». Je sors brusquement de mes pensées à ses paroles directes et je secoue légèrement amusé en secouant un peu la tête.

-J’attendais d’être sûr que tu ne t’enfuis pas. Reste ici, je reviens très vite.

Je ne prends pas réellement la peine de répondre à sa dernière question puisque je suis déjà repartie plus loin. Je remonte chez moi et après quelques minutes sors ce grimoire que j’ai volé et qui est à présent recherché depuis des siècles. Je le cache dans une pièce à part de chez moi, qui n'est pas totalement vide pour ne pas paraitre étrange au cas où j'accueillerais des gens, mais qui n'est pas totalement pleine comme les autres pièce. Pourquoi dans une pièce à part ? Tout simplement pour protéger le grimoire. Il y a longtemps j'ai demander a Severus, mon avant-dernier disciple au final de me protéger cet endroit de tout ce qui peut être invisible aux humains ou aux autres espèce surnaturel. Des protections invisible avec le signe du cercle du feu et du symbole du diable. Quelque chose qu'un ange n'aime pas et ne veux pas traverser et quelque chose qui repousse les démons. Ainsi que d'autre symbole, assez étrange, qui n'est autre que quelques autres protections. Severus m'a fait ça bien, j'en suis certaine. En attendant je regarde les pages, cherchant rapidement quelques choses qui pourrait m’aider. Puis lisant quelques choses qui semblent pouvoir m’être utile je range à nouveau ce livre en lieu sur et sécurisé.

Allant retrouver l’ange au même endroit, quelques minutes plus tard je la regarde droit dans les yeux avant de sourire.

-Il va falloir que tu fermes les yeux et que tu te visualises. Fait le, va s’y. Visualises-toi? Et concentres-toi sur tes ailes. Il faut que tu te ressentes. Tu te sens ? Concentres-toi sur tes ailes… Cette partie que tu ne voies pas, mais que tu peux sentir. Il va falloir que tu fasses un vrai travail psychologique et de force mentale pour arriver à les faire disparaître mentalement… Elle disparaîtrons alors. Et il va falloir que tu tiennes cet effort au moins jusqu’a l’hôpital...
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Malorie Erikson
MessageSujet: Re: Une matinée peu ordinaire (Malorie Erikson) Dim 15 Jan - 17:56
Merde ! Elle n'y avait pas pensé... Pourtant elle le savait.
Bien sûr qu'un vampire pouvait mourir si un humain lui plantait un pieu dans le cœur, ou avait-elle la tête ?
De même qu'elle pouvait être déchue si elle déplaisait à Dieu, comme Nounours...
Du coup elle se sentit déstabilisée. Elle venait de prendre conscience qu'elle était un ange tout neuf et qu'elle avait tout à apprendre  comme un petit enfant.
Quelle chance elle avait d'avoir rencontré un type aussi gentil qui prenait la peine de tout lui expliquer sans se moquer de ses incompétences; elle tâcherait de faire davantage attention à l'avenir.

Eliaz avait enfin quitté son air triste et n'avait même pas tiqué sur sa façon de parler, il était juste inquiet de la voir s'enfuir. Là dessus elle le rassura aussitôt:
ne t'inquiète pas, je n'ai pas l'intention de m'en aller...
mais à peine eut-elle le temps de finir sa phrase que, sans répondre à sa question suivante l'homme la laissa plantée là, dans la rue, lui demandant de rester toute seule à l'attendre.
C'était hors de question !
Rien ne lui prouvait qu'il reviendrait; peut-être était-ce juste une manière de l'abandonner avec son problème d'ailes ? Elle ne le lâcherait pas comme cela, il avait promis !

Eliaz venait d'entrer dans l'immeuble.
Malou en profita pour se rendre invisible et plutôt que de le suivre, elle le précéda en jouant à passer à travers les murs, c'était tellement fun !
Arrivés dans l'appartement presque ensemble, la jeune fille se cala dans un coin, contente de sa blague.
L'ami ne pouvait pas la voir; c'était tout juste s'il pouvait légèrement ressentir comme une présence, ce qui n'était même pas sûr, cela dépendait de sa sensibilité.

Elle le vit ouvrir une porte et entrer dans une pièce assez peu meublée.
Elle s'apprêtait à le suivre quand soudain, une barrière invisible s'éleva, l'empêchant de faire un pas de plus ni même de voir quoi que soit en ce lieu.
Baissant la tête elle remarqua au sol la trace d'un cercle de feu à l'intérieur duquel était dessiné, entre autres symboles occultes, un pentacle inversé.
Elle recula subitement horrifiée, le coeur battant la chamade: c'était les signes exécrés du Diable en personne!
pour un peu elle aurait pu s'y brûler les ailes et le problème aurait été réglé.
Complètement chamboulée par cette constatation, elle reprit ses formes matérielles et redescendit lentement les escaliers avant de se retrouver dans la ruelle à faire les cents pas.

Et dire qu'elle l'avait prit pour un ami, lui d'apparence si douce et si gentille à lui donner le bon dieu sans confession...
La jeune fille était désespérée; comme il l'avait bien trompé !
Dire qu'elle avait désiré lui offrir toute sa protection et bien d'autres choses encore... mais heureusement ou malheureusement elle avait vu clair à temps.
Que devait-elle faire ? en parler ou garder le silence et s'enfuir ?

Indécise elle se retourna, vit l'homme arriver, l'accueillit avec un sourire contrit et écouta les explications.
"Pourquoi avoir fait apparaître les signes du diable pour un simple exercice de concentration ?" se demanda t-elle quand elle eut comprit ce qu'elle devait faire.
Pour donner le change et pour ne pas alerter Eliaz par son soudain changement d'humeur, elle tenta d'être naturelle et annonça en constatant que seule la moitié des ailes avait disparu:
Je n'y arrive pas bien...
Comme Eliaz insistait, elle recommença plusieurs fois l'exercice et quand enfin elle réussit, elle souffla:
ça y est, j'y arrive, regarde ! Et si je veux, avec la même méthode, je peux faire disparaître un bras, une jambe, ma tête !!!
tu as vu ? C'est trop drôle, non ?
S'exclama t-elle avec une joie feinte tout en déambulant avec seulement la moitié de son corps.
Je vais pouvoir en faire des farces ! tu ne crois pas ? Conclut-elle mi-figue mi-raisin tout en regardant le vampire droit dans les yeux.
Elle espérait voir poindre en lui un sentiment de malaise. Elle lui ferait payer divinement sa trahison; elle ne savait pas encore comment mais elle trouverait, foi de Dieu !

Après lui avoir lancé un coup d'oeil froid comme l'acier elle s'adoucit et lança sur un ton anodin:
bon... Je dois aller à l'hôpital aussi; cela ne t'ennuie pas si je t'accompagne ?
Je voudrais savoir si la secrétaire a un dossier à mon nom.

Et sans attendre de réponse, elle emboîta le pas d'Eliaz.
Il fallait qu'ils aient une petite conversation tous les deux...
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Eliaz Wicksbury
MessageSujet: Re: Une matinée peu ordinaire (Malorie Erikson) Mer 25 Jan - 14:10


Son état intrépide et « moi je sais tout » ne faisait que renforcer son petit côté bébé ange. Après tout un enfant pensé tout savoir et pense avoir tout à conquérir encore même s’il pense que tout lui appartient en même temps. Malorie était un peu dans cet état d’esprit. Du coup je peux constater son changement facial chaque fois que je contre un de ces arguments ou que j’apporte une vérité sur la table, aussi triste soit-elle. Moi aussi j’aimerais être réellement éternel. Malheureusement rien n’est éternel, pas même les êtres les plus éternels de ce bas monde.

Enfin certes, il fallait que je l’aide rapidement puisque comme elle me le fait remarquer le temps passe et je risque d’être en retard. De plus, plus le temps passait et plus on avait de chance qu’un être humain nous voit ou même autre chose, comme la race la plus ennemie à la sienne. Je m’assure donc qu’elle ne bouge pas et lorsqu’elle me confirme je m’en vais rapidement jusque chez moi.

Je regarde partout autour de moi, quelque chose me dérange. Je ne sais pas pourquoi et je me sens presque idiot. C’est chez moi, je n’ai rien à craindre. Cependant je ne sais pas, quelque chose me semblait étrange. Essayant de ne pas y prêter attention je pénètre dans cette pièce que je garde protéger jalousement. Discrètement, mais jalousement. En même temps dans cette pièce se tient un magnifique grimoire qui est tellement important. Je sais, et je connais, des sorciers à sa recherche depuis tant d’années. Mais qu’importe, tant pis pour eux. Il est à moi. Ils m’ont volé ma vie ? Je leur vole leurs secrets.

Je finis par ranger mon livre alors que je fronce les sourcils, sur d’avoir entendu une porte. Je sors donc rapidement, méfiant, mais rien… Il n’y a rien chez moi et je ne ressens plus non plus cette sensation étrange. Un peu déstabiliser… Je sors de chez moi, plus sur mes gardes à présent. Mais c’est dans un sourire que je retrouve Malorie. Un grand est beau sourire, celui de façade que je donne à tout le monde. Celui qui me fait penser pour un type bien, pour la bonne personne.

Une fois face à cet ange un peu perdu, je tente de l’aider, mais je dois bien avouer que ce n’est pas très fructueux au départ, mais a force d’insistance et de recommandation on parvient à cacher ses ailes et je souris encore plus grand, content que ça ai marché ! C’est alors qu’elle se met à déambuler avec la moitié de son corps et je ricane doucement, reprenant dans un sourire.

-Très drôle, mais trop futuriste pour ce monde ! Je serais toi je me contenterais des ailes !

C’est alors qu’elle plante son regard bleu dans le mien, me fixant d’un air étrange. Je me retiens de froncer légèrement les sourcils, me contentant de la regarder de mon regard sombre… Finissant par sourire à nouveau, mes yeux plus brillants et mon regard plus enjouer. C’est la clé de ma réussite : parfaitement porter ce masque. Ma tête se secoue doucement lorsqu’elle me demande, sans vraiment le faire, si elle peut m’accompagner et je commence ma route.

-Nous ne sommes qu’à quelques minutes à pied. Ça devrait aller très vite. Je connais les chemins les plus rapides.

Je tourne une demi-seconde la tête vers elle et enfile mes lunettes de soleil. Je ne crains pas le soleil malgré ma condition, mais tout de même, une lumière trop vive me fait mal aux yeux. Donc une fois sortie de la ruelle sombre, le soleil tapant sur le béton me brûle légèrement les yeux.
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Malorie Erikson
MessageSujet: Re: Une matinée peu ordinaire (Malorie Erikson) Ven 27 Jan - 23:47
Malou était déstabilisée et se sentait presque coupable.
Eliaz comme à son habitude lui avait souri aimablement d'un un air candide avec une allure au dessus de tout soupçon. Il l'avait conseillé patiemment dans ses tâtonnements pour rendre ses ailes invisible et avait même rit de la voir déambuler avec la moitié de sa silhouette tout en lui conseillant de ne pas abuser de cette étrange blague; il n'y avait rien à lui reprocher et pourtant...
Elle ne l'avait pas rêvé tout de même ce cercle de feu ni ce pentacle; il fallait qu'elle lui en parle mais comment ?

Devait-elle avouer son indiscrétion à le suivre dans son appartement sans y avoir été invitée ?
Non; Ce n'était pas dans ses habitudes. Immature, elle avait encore l'état d'esprit de ne jamais être dans l'erreur; la fautive n'était pas elle mais forcément l'autre.
Il lui faudrait imaginer une stratégie, une façon de dire les choses sans en avoir l'air, le problème est qu'elle en était incapable, son cerveau ne savait pas échafauder de tels plans; brute de décoffrage, elle avait pour habitude de parler franco, de déballer sans dentelles ce qu'elle avait sur la patate et son état d'ange au cœur pur, malgré son mauvais caractère, n'arrangeait rien.

A peine avaient-ils fait quelques pas en direction de l'hôpital que l'homme mit ses lunettes de soleil; voilà qui compliquait encore plus la situation !
Certes Malou n'était pas choquée: c'était normal pour un vampire de se protéger les yeux, d'autant que la journée promettait d'être ensoleillée mais le fait de ne plus rien pouvoir lire dans son regard la perturbait alors elle décida de faire comme à l'accoutumé; après tout, pourquoi prendrait-elle des pincettes ?

Regardant à nouveau Eliaz avec un regard froid, elle lança avec la plus mauvaise foi du monde:
t'es chié quand-même de m'avoir laissé en plan toute seule dans la rue pour monter chez toi; il aurait pu m'arriver n'importe quoi !!!
Gênée par l'écran opaque des verres sombres elle baissa la tête et fixa le bitume avant de continuer:
comme j'avais très peur - par ta faute - d'être agressée, j'ai été obligée de te suivre... C'est pas cool... Laissa-elle traîner sur un ton accusateur.
Alors je me suis rendue invisible et je suis rentrée chez toi.
Sympa la déco !
S'exclama t-elle en relevant le nez.
Enfin... Pour le salon et la cuisine seulement car pour ce qui était de la petite pièce où tu es entré ensuite, je ne pourrais pas dire la même chose; tu as des drôles de goûts quand-même !

N'empêche que j'ai tout vu... Conclut-elle sur un ton autant perfide que mystérieux et c'était pas bien beau !
Moi qui pensait que tu étais un pote au point que je voulait t'offrir ma protection angélique et d'autres trucs, là c'est raté ou alors il va falloir sacrément que tu m'explique.

Voyant qu'Eliaz semblait un peu dérouté par ce qu'elle venait de dire, elle laissa un temps de silence avant de conclure :
tu peux me dire ce que foutait chez toi le cercle de feu et le pentagramme inversé qui fait penser à une tête de chèvre ? Et ne me dis pas que tu ne sais pas d'où viennent ces symboles, je ne te croirais pas, alors raconte maintenant sinon je fais tomber la colère de Dieu sur ta tête, ok ?

Incapable de sonder le regard du vampire, la jeune fille commençait à se fâcher réellement. Il avait plutôt intérêt de ne pas raconter de bobards sinon leur amitié naissante en prendrait un sacré coup ! Au pire, elle lui arracherait du nez ses putains de lunettes afin de pouvoir s'expliquer droit dans les yeux, non mais !
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Eliaz Wicksbury
MessageSujet: Re: Une matinée peu ordinaire (Malorie Erikson) Sam 4 Fév - 1:12


C’était dans mes habitudes d’aider les personnes. Dans cette vie-là tout du moins. Mais si j’avais su, peut-être que je m’en serais abstenue. En attendant, je ne le savais pas et c’était donc avec gentillesse que je l’avais aidé. Une fois qu’elle avait réussi à cacher ses ailes, l’ange qui me faisait face s’amusait à faire des farces et bien que celles-ci soient de bon goût et ressemblait à des créations du diable, difforme et apeurante, je ne pouvais pas la laisser faire plus longtemps sans la mettre en garde !

Une fois qu’elle avait cessé de jouer elle avait voulu que je lui indique la direction de l’hôpital et comme je m’y rendais, cela facilitait les choses. J’accepte donc de l’emmener et mets rapidement mes lunettes de soleil. Le soleil ne me fait rien, mais sa lumière vive peut parfois, même souvent, agresser mes yeux sombres, au même titre que les yeux clairs, sauf que moi, je suis un vampire.

Alors que nous ne sommes plus qu’ont quelques rues de là. Sauf que Malorie explose soudainement en pleine rue et tout ça me fait me stopper. Je la regarde sans comprendre, au départ, je me sens mal et coupable. Ce n'est vrai qu’un petit ange comme ça, perdu sur la terre, bien que celle-ci semble avoir du mordant. Mais plus elle parlait et plus elle m’accusait et plus elle m’énervait. J’étais à deux doigts d’exploser, même si ce n’étais pas mon masque. Pas dans cette vie-là. Je réponds alors d’un ton qui ce veut calme.

-Je t’avais dit de ne pas me suivre.

Ce ton est sans appel, ma phrase aussi, même si elle est passé et ne sert plus à rien. Mais avant que je n’ai pu accuser quoique se soit, la jeune femme continuait sa tirade. Je reprends alors, après avoir regardé les gens autour de nous.

-Je suis un vampire, tu t’attendais à quoi ? À des nuages roses et des licornes tout le long de mes murs ?!

Sur ce coup-là, parler déco pour un vampire. Je dirais même que ma déco est sobre et minimaliste comparé à beaucoup d’autres. Mais l’ange finit par dire quelque chose qui ne me plaît absolument pas. Je lève alors mon indexe en la fixant. Toujours a travers mes lunettes.

-Fait tombé la colère de qui tu veux sur moi. Si tu crois que j’ai peur de Dieu. Je suis deux cents fois plus vieux que toi. Je ne crains pas les caprices d’un ange menteur et perfide qui essaie de mettre la faute sur moi. Justement une amie est supposée écouter un ami, elle ne lui joue pas des tours en la faisant à l’envers. Une amie respect le choix et les demandes de l'autre. Tu n’as pas respecté mon choix, tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même et je n’ai aucun compte à te rendre.

Énerver, je finis par me tourner dos à l’Angelo et marche rapidement, décidant de la planter là. Si elle était si ville que ça. C’était peut-être dangereux de la laisser dans ma vie.
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Malorie Erikson
MessageSujet: Re: Une matinée peu ordinaire (Malorie Erikson) Mar 7 Fév - 23:23
Plus Eliaz parlait et plus les yeux de Malou s'agrandissaient de stupeur.
Son petit plan puéril et venimeux n'avait pas fonctionné et chaque argument du vampire portaient comme un série de gifles.
Elle l'avait froissé; pire, il semblait être en colère contre elle et elle allait le perdre, c'était certain.

A d'autres elle aurait répondu vertement « va te faire foutre » ou « je t'emmerde » avant de tourner les talons avec le plus grand mépris mais avec lui ce ne n'était pas possible pour l'unique raison qu'elle l'aimait bien.
Pourquoi ? Elle n'en savait strictement rien, ces choses là ne se commandaient pas.

C'est vrai qu'elle avait été gonflée de le suivre jusque chez lui mais elle n'avait pas vu à mal... Seulement maintenant elle avait tout gâché et ne savait plus comment se rattraper.

Au moment où l'homme lança sa tirade sur Dieu dont il n'avait pas peur, son âge et sur la définition de l'amitié, elle crut qu'elle allait se liquéfier sur place tant elle se sentait, non pas coupable mais malheureuse. Il fallait qu'elle fasse ou dise quelque chose, cela ne pouvait pas se terminer ainsi, elle voulait le revoir, rire encore avec lui, vivre des aventures, même, peut-être...

Mais voilà qu'il partait à grands pas vers l'hôpital sans qu'elle ait pu lire sans ses yeux cachés derrière les lunettes à quel point il était déçu.

Alors, n'y tenant plus, elle courut derrière lui afin de le rattraper et annonça maladroitement:
je voudrais être ton amie...
Sans s'en rendre compte, elle lui prit la main et, instantanément, Eliaz se mit éprouver une douce chaleur mêlée de sentiments d'amour, de sérénité, de bien-être et de régénérescence comme jamais cela ne lui était arrivé.
Le pouvoir de l'ange s'était activé, il ne pouvait lutter contre et trouvait cela bon.

Quand elle ôta sa menotte de la sienne, le vampire était à même de reprendre ses esprits, plus rien ne se passait, l'enchantement était rompu. C'est alors qu'elle lui dit le plus sérieusement du monde:

Et pour te prouver mon amitié je vais t'offrir ma protection. Quand tu te sentiras triste, à condition de savoir m'appeler, je pourrais refaire ce que tu as ressenti mais ce n'est pas tout...
Elle laissa un instant de silence car ce qu'elle avait à lui proposer était loin d'être anodin; cela pouvait même avoir une grande importance qu'elle ne maîtriserait pas forcément.
Prenant une inspiration, elle lâcha:
si un jour tu deviens trop faible, trop malade ou sur le point de mourir de faim ou d'autre chose je te donnerai de mon sang divin; il suffira qu'on aille là, dit-elle en pointant du doigt l'hôpital, qu'on me fasse une prise de sang et... Voilà...
Mais encore une fois: à condition de savoir m'appeler comme il le faut.

Conclut-elle avant de se diriger vers la porte vitrée du bâtiment.
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Eliaz Wicksbury
MessageSujet: Re: Une matinée peu ordinaire (Malorie Erikson) Ven 10 Fév - 21:36


Je ne m’attendais absolument pas à ce que l’ange venait de me dire, mais je n’allais pas me laisser faire pour autant. J’avais de l’expérience et je savais comment les choses de la vie fonctionnaient, visiblement par elle. Cependant je n’oublie pas qui je suis dans cette vie et ce que je suis supporté porter comme masque permanent. Alors tout en restant le plus calme possible, j’envoie gentiment voir ailleurs si j’y suis cet ange. Je peux voir à travers mes lunettes noires ses yeux s’ouvrir de plus en plus grand face à mes remarques, mais rien à faire. Je finis par lui tourner le dos pour aller rapidement près de l'hôpital, essayant de me canaliser et me calmer. Si je deviens trop colérique, il risque d’y avoir des dégâts, et ça ne sera certainement pas pour moi le plus dangereux, mais plutôt pour ceux qui croiseront ma route.

Alors que je vais pour traverser une petite route, qui forme une petite ruelle, j’entends la voix de Malorie à nouveau près de moi. Je me stoppe donc alors qu’elle me dit qu’elle aimerait être mon amie, en même temps elle saisit ma main et quelque chose d’étrange se produit en moi. S’il y a quelques minutes j’avais simplement envie d’arracher la carotide à quelqu’un, là… C’est simplement envolé. La puissance angélique. Effrayant, mais fascinant. Lorsqu’elle relâche ma main, je suis de nouveau capable de pouvoir moi-même gérer mes émotions et j’allais répondre, mais la petite Malorie me prends de court en me coupant la parole. Elle me propose alors quelque chose de très surprenant… Son sang.

-Ton sang… ? Tu m’offrirais de ton sang, pour m’aider moi ?

Ma question pouvait paraître idiote comme elle venait de me le dire à voix haute, mais elle n’en était rien. C’était plus comme un appelle se « réalises-tu ce que tu es en train de me promettre ? ». Je finis par la suivre et une fois à l’intérieur de l’hôpital, je sais que la fin de nos chemins est proche, je me tourne alors vers elle.

-Comment je dois savoir t’appeler ?
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Malorie Erikson
MessageSujet: Re: Une matinée peu ordinaire (Malorie Erikson) Mer 15 Fév - 21:22
Malou avait eu chaud.
Eliaz était tellement fâché contre elle que, malgré son appel et ses grandes enjambées pour le rejoindre, il avait continué à avancer tête baissée vers la porte de l'hôpital mais quand elle lui proposa son sang, l'homme se retourna fortement intéressé; elle avait gagné ! Il serait son ami, ils se reverraient et rigoleraient à nouveau ensemble.

Oui je te propose mon sang !
S'exclama t-elle toute joyeuse.
Comme cela tu ne seras plus jamais malade, tu seras fort et tu seras mon ami !

Malou en était certaine à présent. Les amis se rendaient service et se faisaient des cadeaux ? Elle lui offrirai le nec plus ultra.
Quelle bande de compères ils allaient faire !

Mais quand le vampire lui demanda comment il fallait l'appeler pour qu'elle entende et qu'elle arrive dans la seconde, elle se rembrunit: cela n'allait pas être évident...

Eliaz faisait partie du côté obscur et qu'il le veuille ou non, aussi gentil soit-il, il y avait des choses du côté lumineux auxquelles il aurait beaucoup de mal à accéder comme par exemple ce fameux appel.

Elle le suivit à l'intérieur de l'hôpital en se grattant la tête perplexe; y arriverait-il ? Est-ce que cela ne ferait pas partie de ses impossibilités ?
Auquel cas elle n'aurait plus qu'à lui adieu.

Prenant son courage à deux mains et une grande inspiration elle expliqua:
Disons... Disons qu'il faut m'appeler de manière très spéciale sinon je serai dans l'impossibilité de t'entendre et de t'aider.

Elle se tut quelques instants afin de faire comprendre à l'ami que ce ne serait peut-être pas facile pour lui et poursuivit:
Voilà; il faudra que tu composes une prière... Divine mais c'est pas tout...

Evidemment, composer une petite poésie gentillette en forme de prière était à la portée de tout le monde mais l'important n'était pas le choix de mots jolis mais d'y croire.

De plus en plus mal à l'aise elle dit:
et la prière que tu composeras, il faudra que tu y crois, que tu sois sincère, que tu loues Dieu et moi-même avec la plus grande honnêteté sinon... Je ne l'entendrai pas.

Gênée elle n'osa pas regarder l'homme.
Elle bafouilla un au-revoir et se dirigea vers la secrétaire de l'accueil.

Se reverraient-ils ?
Dieu seul savait...
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Eliaz Wicksbury
MessageSujet: Re: Une matinée peu ordinaire (Malorie Erikson) Mer 15 Fév - 22:25


Malorie m’avait suivi et ça m’avait surpris. Mais ce n’était rien face au choc que j’ai pu avoir après sa proposition. Elle me proposait son divin sang si un jour j’en avais besoin. Quel vampire refuserait une offre pareil ? Il faudrait vraiment être idiot pour ça ! Elle se met à sourire lorsqu’elle confirme qu’elle me propose bel et bien son sang. En l’entendant, telle une enfant, j’avais envie de lui répliquer qu’en tant que vampire je n’étais déjà pas malade et fort, mais … Je ne voulais pas casser son nouvel entrain. Je la regarde alors un peu amusé, même si elle ne le repère pas forcément avec mes lunettes. Elle finit par me parler d’appel et tout en rentrant à l’hôpital elle finit par me dire la solution. Je finis par rire légèrement et prends un papier dans l’une de mes poches et attrapant un stylo de l’hôpital je note quelque chose avant de lui tendre.

-Dans ce monde et ce siècle, il y a les téléphones portables. Si un jour tu comprends ce que c’est et comment ça marche, tu composes ce numéro… Et ce sera beaucoup plus simple !

Et à peine a-t-elle finit qu’elle me salut et part de son côté. Je la regarde faire et hoche la tête en la regardant partir. Je finis par partie également de mon côté… Étrange matiné, étrange rencontre, mais… Prometteuse !


Fin
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Une matinée peu ordinaire (Malorie Erikson)
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