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Une dernière inspiration? (libre)

 :: The Helse Magi :: Aile des surnaturels :: Salles d'examens Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Ven 2 Juin - 3:16

Le cœur de l’ange déchu était en lambeau, complètement essorer par la terrible perte qu’il avait subie. Sandra avait péri à cause du manquement envers les devoirs sacrés que la chose immonde avait omis pour embrasser une passion interdite. Le corps honni par tous les êtres vivant reposait maintenant entre la vie et la mort à l’hôpital. La dague infernal avait fait de terrible lésion au torse, carbonisait une bonne étendu de peau et corrompant une partie de l’être bon et remplit de candeur. Jamais le colosse balafré n’était aussi mal en point, aussi près de l’extinction finale. Son torse qui ressemblait habituellement à un soufflet de forge de par sa puissance bougeait à peine, emmenant à peine de l’oxygène dans son prodigieux organisme. Le teint de la peau, habituellement hâlé par le soleil et synonyme de vitalité de l’homme difforme couvert de cicatrice repoussant, était devenu cendreuse. Les paupières fermées sur le regard doux et lumineux de la chose tressautaient sous l’impulsion de cauchemar récurant. Un bandage cachait le plaie sanguinolente de la coupure nette du pavillon de l’oreille de la chose immonde qui avait passé ces dernières années à promouvoir la paix et la tolérance. Les lèvres exsangues de Robert enserrait un tube médicale et les immenses narines étaient obstruer par des tuyaux d’arrivé d’air. Des cathéters enfonçaient leurs aiguilles, tels des monstrueux hybride de plastique et d’acier, dans les veines des bras ayant la circonférence de cuisse d’un homme adulte. Un drap ayant la blancheur vaginale, presque aussi pur que l’âme immortel du déchu qui combattait la mort pour rester dans ce monde de souffrance et de douleur.

Car le subcontinent, malgré la carence intellectuelle simuler de la chose semblable au désir morbide d’un savant fou, revenait toujours à deux points qui donnaient un peu de force. Une volonté d’airain jumeler à un amour inconditionnel envers des lumières qui ont percuté la misérable vie du golem de chair prodiguait un élan, faible, mais toujours constant au cœur meurtri. Le premier être qui passa par l’esprit fut l’ange à la chevelure doré, au sourire étincelant comme un millier de soleil et à la tendresse infinie. Robert avait découvert que son âme sœur, Rosalie, s’était réincarnée dans l’être de lumière qu’était Malorie. La jeune femme qui avait embrassé avec tendresse son corps mourant et que l’esprit désincarné de l’ange déchu avait prise avec douceur dans ses bras fantomatique. Bobby avait même poussé l’audace de poser ses lèvres translucides sur celle ayant la saveur de miel et qui était un aperçu du paradis de la jeune femme ailée. Il avait eu l’impression d’être Icare qui avait frôlé la perfection d’un astre, mais au lieu de s’écraser au sol, la créature au corps honni de tous avait pris son envol. La seconde personne fut Enteria la démone au cœur remplit de bonté. Les deux êtres si différents s’étaient sauvés mutuellement, rejetant au loin la perpétuel guerre idiote que se livrait ange et créature abyssal. Bobby aurait aimé lui reparler de nouveau, de discuter de son vieil ami Lucifer et d’évoquer la zone grise qui existait entre le bien et le mal. D’essayer de refaire le monde selon la compassion commune et la douceur infinie. La dernière personne à qui le géant suturer de starifications immondes d’une vie de souffrances fut la vampire mordue Artémis. Les deux êtres semblaient avoir connecté, l’ange déchu éblouis par l’humanité flamboyante et indomptable de la brunette. Secrètement il avait fait des recherches, prêt à faire le sacrifice suprême pour permettre à l’être d’ombre de repasser à la lumière et d’apporter espoir et sourire aux gens dans le besoin.

Mais comme chaque pièce avait deux côté, une force obscure et vengeresse grandissait dans le sein de l’homme alité. Au niveau de la corruption qui ornait sa poitrine comme une médaille hideuse, une haine et une rage pulsaient sournoisement. Asmodéus était le responsable de la fin tragique de l’enfant du martyr divin. Robert s’était juré bannir le corps physique, de détruire l’âme démoniaque de l’infernaliste. Il devait lutter pour les trois âmes d’une pureté absolue et obtenir vengeance pour Sandra, pour libérer son esprit qui était devenu une pitance délicieuse pour les entités chaotiques et viles des neuf cercles infernaux...
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Mar 13 Juin - 23:32
...Il l'avait même embrassée ou du moins lui semblait-il car le baiser avait davantage ressemblé à l'effleurement d'une aile de papillon qu'à un contact charnu et passionné.
Stagnant entre matériel et immatériel, Nounours s'était comme dédoublé et tandis que le corps volumineux gisait dans une mare de sang, l'autre, évanescent, l'avait fait virevolter entre ses bras de lumière.
Elle aurait voulu rester ainsi pour l'éternité avec cette sensation d'amour parfait et sans limite mais les sirènes de l'ambulance s'étaient rapprochées et le charme avait été rompu.

Dès lors tout se passa très vite.
Deux ambulanciers sortirent en trombe du véhicule et tandis que l'un allait chercher le brancard, l'autre, penché sur le Héros inconscient, prodiguait les premiers soins.
Puis, dans un même élan ils basculèrent habilement le corps inerte sur la civière, l'engouffrèrent dans le ventre béant de la camionnette, refermèrent les battants et repartirent à fond de train.

Invisible, assise sur le toit de l'usine désaffectée qui jouxtait la scène, Malou avait détaillé chaque geste avec effroi avant de s'envoler instantanément vers l'hôpital.
Arrivée devant l'aile surnaturelle avant la voiture de secours, elle se glissa dans le couloir des urgences et attendit.
Si elle avait eu un corps, elle se serait rongé les ongles d'inquiétude, aurait fait les cent pas d'impatience, se serait passé les mains sur son visage trempé de sueur.
A la place, un vent létal glaçait son âme jusqu'au tréfond.

Enfin, le chariot où Bobby était étendu, recouvert d'un drap blanc, glissa sur le linoléum et bifurqua vers la salle d'opération.
Les portes s'ouvrirent.
Masque sur le nez, vêtu de vert, le chirurgien était déjà là et tandis que l'anesthésiste faisait son office, il enfila des gants en latex tout en jetant un regard circulaire sur le matériel en place.

Malou s'était installée dans un coin de la pièce non par peur d'être vue, cela aurait été impossible mais simplement par crainte de devoir affronter trop de détails.
Le médecin avait allumé le projecteur et branché l'électrocardioscope qui se mit instantanément sur le mode alerte.
Le pronostic vital est engagé, il faut faire vite laissa tomber le médecin tout en écartant le tissu.
La blessure au torse large et très profonde ne présageait rien de bon et quand le chirurgien commença à inciser les chairs nécrosées avec son scalpel, Malou faillit lâcher un cri et cessa de regarder.

Abandonnant momentanément Nounours aux mains des professionnels, elle laissa vagabonder son esprit.
Malgré cette tragédie, un constat la transcendait et réchauffait son coeur comme un feu de joie en plein hiver: après le baiser personne n'était venu lui arracher les ailes, Yahvé ne l'avait pas déchue; cela signifiat...
« Nounours est l'homme de ma vie, celui de la Quête, ma mission est accomplie ! », songea t-elle toute baignée d'un bonheur irréel.

Combien de temps avait durée l'opération ? Elle ne le sut pas mais eut la sensation que tout avait été interminable.
A présent, le Grand Homme était transféré dans la salle d'examen afin qu'il se réveille doucement à la vie.
La jeune fille se pencha et caressa doucement le bras meurtri de celui tant aimé, tant adoré tandis que le flash très court d'une scène similaire fusait sous son crâne avant de rejoindre le néant.
Où avait-elle connu Nounours avant d'atterrir à Oslo ? Dans quel ailleurs et en quels temps immémoriaux ?
Elle aurait tout donné pour le savoir malheureusement rien, aucun indice ne soulevait le voile de l'amnésie.
Je t'aime Nounours, ne m'abandonne pas, ne me laisse pas seule ici, s'il te plait... murmura t-elle doucement à son oreille valide comme une tendre supplique.
Mais la cage thoracique du Héros invincible se soulevait à peine. Lui qui avait jadis un souffle puissant avait l'air de ne plus respirer ou si peu...

A son contact, Malou se sentait enfin devenir ange; véritablement. Plus rien ne l'irritait et son mauvais caractère était aux oubliettes.
Mais s'il mourrait ?
Elle mourrait aussi. Sans lui elle n'était rien. Sans lui l'état divin lui serait définitivement inaccessible et la vie ne vaudrait plus la peine d'être vécue.

Dans un soupir elle s'assit sur la chaise en face de lui et redevint visible afin qu'il puisse la reconnaître dès l'oeil ouvert.
De temps à autres, elle lui murmurait des mots doux, de douces recommandations tout en le suppliant de lutter autant qu'il avait toujours su le faire.

Mais tout à coup une désagréable sensation s'immisça dans le calme de la pièce au point qu'elle eut l'impression que quelque chose sentait le souffre.
Alors elle repensa à lui, celui qui l'avait maudit et avait juré vengeance pour lui avoir arraché la Fiole vitale des mains. Asmodéus... souffla t-elle.
Il reviendrait c'était certain, il l'avait dit.
A cette pensée la jeune fille fut parcourue d'un long frémissement d'horreur et d'effroi.
Ne me laisse pas seule ici Nounours, répéta t-elle d'une petite voix angoissée, s'il te plait...

Si elle avait su que l'être démoniaque était responsable de la mort de la petite Sandra, elle n'aurait pas réagi ainsi.
Sa nature reprenant le dessus, elle se serait levée d'un bond, des éclairs d'acier dans les yeux et serait allée défier l'Immonde jusqu'aux confins de l'Enfer !
Mais pour l'heure elle n'était au courant de rien...
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Ven 23 Juin - 22:18
Le géant de fer, le guerrier céleste saturer de cicatrices, le martyr au cœur d’or et à la candeur surnaturelle reposait inerte sur son lit de souffrance. Seul signe d’une mince lueur de vie qui habitait encore le corps honni de tous était le bruit électronique constant du moniteur de fréquence cardiaque. L’âme si pure et généreuse de l’ange déchu sombrait lentement vers le gouffre de la mortalité. Elle était comme un puissant galion qui venait de s’échouer sur des hauts récifs dans une mer de démence et d’indifférence générale. Bientôt Robert allait abdiquer, rendre les armes pour enfin s’affranchir de l’inutilité de son existence terrestre et arpenter la plaine des grand oubliés. Ce lieu où les pêcheurs, les déchus et les âmes des gens n’ayant pas gagné les faveurs de Dieu ou de Lucifer devaient passer l’éternité. Invisible au milieu de la population nombrilisme de ce monde de fou. Il n’avait plus aucune attache sur le plan terrestre, alors à quoi bon rester et lutter pour des gens qui oublie l’existence du monstre de foire à la seconde? Depuis son arrivé dans cette chambre aux mille douleurs, personne n’avait passé pour prendre de ses nouvelles. Artémis, Eretria, Malou, les patients reconnaissants à qui le martyr avait soulagé leur souffrance, personne n’avait pris la peine de venir le voir, lui susurrer des mots d’encouragements dans son oreille restante. Pourquoi l’ange déchu continuait à propager la candeur, la douceur et la bienveillance quand les autres se gaussaient de lui simplement? Malgré ses sacrifices, ses peines et sa déchéance du paradis, le géant au cœur d’or avait toujours cru au genre humain. Et maintenant que chaque personne avait pu soutirer ce qu’il avait de meilleur chez le golem de chair scarifié, il sera oublié et laissé pour compte comme les outils jetables après usages.

De plus en plus son âme immortelle dérivait sur le fleuve du Styx, ne pouvant accoster sur nulle berge pour l’éternité. Dans peu de temps il coupera le filin argenté qui reliait son esprit à son corps repoussant et meurtrie pour se perdre dans l’espace et le temps. Mais alors qu’il allait laisser ses bras, une voix angélique, féerique, une véritable symphonie de beauté pour l’ouïe amoindri du géant au cœur dilapidé au quatre vent. Un tsunami d’amour, de tendresse et de douceur surnaturelle et béni éroda les murailles de la désespérance et résipiscence que l’homme difforme avait érigée tout autour de lui. Des caresses ayant la légèreté d’un nuage du paradis céleste parcourra la main rugueuse et lézarder de cicatrices du mastodonte. Cette poigne pouvant écraser le crâne d’un homme, mais dotée d’une délicatesse angélique. Les yeux de l’homme roulèrent alors sous ses paupières, rideaux de chaire qui semblait peser des tonnes à cet instant pour le géant exténué. Le son monotone sembla reprendre vie en diapason avec le colosse balafré et honni de tous. Sauf d’un ange qui semblait avoir enfin vu la perle d’humanité et de candeur qui résidait sous l’armure de chaire rapiécer de son apparence cauchemardesque. Malorie continuait à murmurer des paroles réconfortantes, douces et remplis de tendresses que l’esprit de Robert captait du fin fond de son inconscience. Chaque mot était devenu aussi symbolique qu’une bouée de sauvetage salvatrice lancé en direction d’un naufragé à bout de force qui allait abandonner sa lutte pour vivre.

Un index s’éleva alors avec lenteur, comme si chaque once de la force phénoménale qui résidait dans ce corps à la musculation démesurer était envoyée pour accomplir ce petit miracle. Millimètre après millimètre, l’acte se produisait. Les paupières frémirent et s’ouvrir. Des points blancs embrouillèrent la vue de l’homme, mais le regard océanique si doux et pur rencontra enfin les yeux d’azur si électrisant et sublimes de l’ange. Elle pouvait lire toute l’amour, la tendresse et l’affection que l’âme si bonne et pure de l’être déchu pouvait produire. Et elle n’était que la seule bénéficiaire. Un docteur vint alors aux nouvelles, alertées par les systèmes de surveillances. Délicatement il enleva le tube de la gorge pour permettre à la chose immonde de respirer de nouveau. Le géant ne put que croasser quelques mots, une preuve de ses sentiments nouveaux et qui étaient toujours présents sans le savoir depuis sa rencontre avec la jeune femme ailée.

Robert- Moi… aussi… je… t’aime… Chaton… Pour… l’éternité et même… plus… Je reste... avec toi... mon amour... J’aimerais… te… tenir… la main…


La gorge de l’homme ressemblait au désert du Sahara, sèche et irrité même par le passage de l’oxygène dans ses poumons. Les lèvres exsangues et gercés de Bobby firent un mince sourire certes, mais débordant d’une lueur presque surnaturelle de bienveillance et d’amour sincère…

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