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From the Inside [PV Eretria]

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Mer 6 Déc - 15:42
From the Inside
Il n'y a que deux types de personnes qui disent "les urgences, c'est génial !". Primo, les vieux. Parce que, soyons honnêtes, entre nous et la gare de Lyon, un vieux, quand ça n'a rien à faire de sa journée (c'est-à-dire 175% du temps), ça vient patienter dans un lieu familier. Où ça, vous entends-je me demander ? Chez le docteur. Dans la salle d'attente chez le docteur, plus précisément. Et quand chez le docteur, c'est plein (bicoze des tas de vieux viennent y tuer le temps), où va-t-il, ce vieux, vous r'entends-je me redemander ?

Mmh ?

Je vous laisse deviner ?

Bingo.

Chez le boulanger.

Et après être passé le boulanger, il va aux urgences. Of de course ! Et là, il attend. Il patiente. Il ne tue pas le temps, il l'estropie et le regarde se traîner au sol jusqu'à une salle d'auscultation. Puis quand il en a assez, à savoir quand il a bien cassé les pieds des gens réellement présents bicoze eux ils sont réellements en besoin d'urgence… Il lève lentement ses fesses fripées, et il se barre en traînassant des savates.

Énihouai, comme diraient les Tchèques, le deuxième type de personnes qui fréquentent les urgences, c'est les gens qui n'ont absolument rien, mais qui viennent parce que c'est quand même sacrément moins casse-pieds de se faire prescrire son aspirine par un urgentiste que chez le médecin. Oui, on est d'accord, vouzémoi, c'est une méthode qui me laisse pantois.

ENFIN, pour terminer ce portrait ravaudé d'un lieu craint de toutes et de tous, la dernière catégorie de gens qui file aux urgences… c'est les gens qui ont VRAIMENT une urgence. Ils sont tellement minoritaires qu'ils ne comptent pas comme une faction à part entière, c'est dire !

Et enfin, enfin, enfin, il y a… moi !

Pour un individu tel que moi, c'est-à-dire un noble marchandeur de faveurs qui œuvre pour les pauvres hères qui désespèrent et errent dans une ère de misère (licence poétique oblige, je suis moi-même un solide romantique plein de romantocs), les urgences de l'hôpital sont l'aire que je préfère pour soustraire des âmes délétères aux affres de cette terre.

Euh…

R.

En un mot comme en soixante-trois, je fais du bizness avec de la peuplade si pressée, si découragée qu'un soignant salvateur daigne enfin venir les aider, qu'elle est prête à se tourner vers me-myself-and-I et mes rets pour se soulager de ses plaies.

Les enfants, on n'appelle pas ça un pacte avec le Diable pour rien. Et, je le demande et le redemanderai toujours : que vaut une âme pitoyable contre un Doliprane immédiat, hein ? Est-ce ma faute, à moi, si les services de l'hôpital ne peuvent répondre correctement à la demande qui les sollicite sans cesse ?

C'est ainsi que, travesti en infirmière (tout, je dis bien TOUT, est dans le porte-jarretelle), je fais pénétrer mon premier patient dans une salle d'examen. Je le fais s'asseoir sur le divan d'examen, et je lui demande de primo, décliner son identité (bicoze je n'ausculte pas n'importe qui, moi, j'ai mes principes ! Peu, mais j'en ai) et de deuzio me dire ce qu'il a.

J'apprends qu'il s'agit de M. Otsberg. Et qu'il a le nez fracturé. Vous me direz, ça se voit littéralement comme le nez au milieu de la figure, puisque le sien est tordu à la perpendiculaire et saigne abondamment au niveau de l'arête. J'aurais pu deviner au pif.

Ha ha.

Effet comique.

Bref.

— Quel est votre métier, M. Otsberg ? Usez-vous de votre nez régulièrement, souvent, ou rarement ? Avant que vous ne demandiez, oui, il s'agit d'un questionnaire de routine. Je n'oserais même plus me regarder dans un miroir si je vous laissais filer entre les pattes velues du premier interne venu !
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Sam 23 Déc - 13:37



Une journée de plus dans ce super lieu qu’est l'Helse Magi, ici je me sens chez moi. Ici je me sens à ma place… Je sais que bon nombre de mes compatriotes démons ne me comprennent absolument pas, à commencer par ma sœur et surement par celui qui se dit d'être « notre père » alors qu’à mes yeux il n’est rien d’autre que le donneur de sperme qu’il a toujours été. Il n’a jamais été là, il ne nous connaît pas, je ne comprends d’ailleurs même pas comment Lilith peut le considérer comme notre père et surtout pourquoi elle l’a recherché aussi longtemps.

Quoi qu’il en soit, moi c’est ici que je veux être, grandir, vieillir et m’épanouir. Je m’en fiche pas bien mal de ne pas avoir mes pouvoirs de démon, tant que je peux ressentir l’adrénaline d’avoir une vie entre mes mains ! Même si je dois avouer qu’être interne est vraiment épuisant, dans le sens où on nous demande pour tout et pour rien et que le rythme de vie est considérablement chamboulé ! Malgré tout ça, et même mes cernes, j’aime pas vie ! Encore une fois si on oublie que mon « père » et ma jumelle travaillent aussi ici.

D’ailleurs je viens d’être bipé pour aller aux urgences, c’est aussi l’un des secteurs que je préfère, c’est là où les piques sont les plus hauts, en dehors du bloc opératoire, enfin si on ne tombe pas sur des personnes qui viennent aux urgences pour un oui ou pour un non. On me confie un dossier et on me dit que le patient est entré dans une salle avec quelqu’un. Ma tête se hoche tandis que je rentre dans la pièce avoir toqué. Je me retourne, dossier à la main lorsque je bloque sur l’homme face à moi que je ne connais absolument pas et qui aborde une tenue étrange.

« Euh… Bon... Jour... »

Je regarde le patient qui semble blesser puis la personne face à moi puis je reprends un instant.

« Que faites-vous ? »

Dis-je en m’adresse à l’infirmier étrange. Ce qui est encore plus étrange c’est ce que je ressens en sa compagnie. Il dégage quelque chose de fort… C’est fou !
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Dim 31 Déc - 16:57
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— Euh… Bon… jour…

La porte s'est ouverte, et une Papagena qui est bella comme la papaya s'offre à moi ! Engoncée dans un belle tenue d'interne, qui hélas ne flatte pas ses formes (mais peut-être n'y a-t-il pas de formes à flatter, auquel cas la tenue remplit son office sans trop chercher à surpasser ses performances).

— Que faites-vous ?

Ces trois mots sont nécessaires à mon cerveau pour le faire redémarrer. Mes considérations sur l'uniforme officiel du Helse Magoo ont accaparé une bonne partie, pour ne pas dire la majorité, de mon fonctionnement synaptique, et je me retrouve bête à ne pas savoir quoi répondre sur le moment. J'ai la bouche entrouverte sans qu'aucun filet de ma voix n'en sorte, durant quelques maigres secondes qui suffisent, néanmoins, à me faire passer pour un idiot total et décérébré. Ce qui est faux, puisque mon cerveau était occupé à une tâche différente. Je ne connais pas la gloire du multi-tasking, hélas mille hélas !

Les femmes savent faire deux choses à la fois ! Et bien, moi, que diable, je sais faire une même chose en double ! Que l'on se le tienne pour dit !

Une fois mon redémarrage effectué en mode sans échec, je me penche davantage sur la question de qui peut bien être ma charmante interlocutrice. Je blêmis en réalisant qu'il s'agit de ma petite favorite, Lilith, dont je fis la connaissance quelque temps plus tôt tandis qu'elle tentait de lever une malédiction dont j'ai honnêtement oublié tous les détails.

Je dois admettre que je suis surpris de la voir en ces lieux, moi qui pensais qu'elle n'était qu'une pimbêche dénuée de tout sens moral et, par conséquent, de toute personnalité tridimensionnelle. Et c'est heureux de la voir en ces lieux ! Cela ajoute à son caractère ! Elle qui faisait sa fière, sa dure-à-cuire, sa méchante, sa vilaine-pas-belle, la voilà presque à genoux devant moi, implorant d'épargner l'âme de ce malheureux au nez cassé comme si, dans son dernier souffle, elle essayait de conjurer un sortilège qui m'empêcherait de nuire aux faibles et aux démunis !

Je suis touché de cette attention et, naturellement, je redirige celle-ci vers mon amie pour délaisser ce brave au nez fracturé. Entre une femme qui s'appelle LILITH et un tocard qui s'appelle OTSBERG, je n'ai pas besoin de vous faire un dessin pour que vous saisissiez qui, des deux, me rapportera le contrat le plus profitable.

— Enfin nous nous retrouvons, Lilith ! Es-tu prête à accepter mon contrat ? Es-tu disposée à payer le prix pour acquérir ce que tu désires si ardemment ?

C'est un peu grandiloquent, mais eh, dans mon boulot, plutôt que d'aller droit au but, il faut savoir impressionner les masses pour obtenir des résultats. Qui en toute honnêteté me ferait confiance, hein ?

Alors qui, en toute honnêteté, se méfierait de moi ? Hein ? Bis ?
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Sam 6 Jan - 13:59


Mon regard ne cesse de passer au patient qui semble avoir plutôt une grosse patate… Bien violette à la place du nez, a l’infirmier qui semble travesti, a la chevelure folle, mais rock’n’roll. Je ne comprends absolument pas ce qui se passe ! D’autant plus que si c’est bel et bien un infirmier, qu’est-ce qu’il fait enfermer tout seul avec un patient ? Après je sais que je ne suis qu’une interne et que certaines règles de l’hôpital m’échappent encore ! Mais quand même, vu l’état de l’homme il aurait dû être rapidement prit en charge ! Bon il ne semble pas à l’agonie, ni sur le point de mourir, mais tout de même !

C’est là que je demande ce qui se passe ! Et j’ai comme l’impression de voir une lumière s’illuminer dans le regard de l’homme qui me semble fort âgé. Son visage est marqué de ride, mais en même temps je dirais qu’il est intemporel. Je ne saurais pas dire quel âge a à cet homme ! Ni même pourquoi je ne me sens aussi étrange en sa compagnie ! C’est là qu’il me regarde comme s’il me connaissait ou comme s’il avait vu la septième merveille du monde, j’en sais trop rien ! Tout ce que je sais c’est que lorsqu’il s’approche vivement de moi j’ai un pas de recul. Pourquoi ? Je n'en sais rien ! Vraiment rien, mais c’est comme ça !

Et puis je comprends mieux son aise avec moi lorsqu’il m’appelle « Lilith ». Je fronce légèrement les sourcils et le regarde complètement choqué. Il ne manquait que ça ! Qu’il connaisse ma sœur ! Mais ce qui m’inquiète le plus c’est ce qu’il me dit en croyant que je suis ma jumelle.

« Que je désirs si ardemment ? »

Même si on ne se le montre pas on tient l’une à l’autre et j’ai soudainement peur que Lilith est mit les pieds dans quelques choses de dangereux. Je tente donc de reprendre un peu contenance et regarde l’homme dans les yeux.

« Que voulez-vous faire à ma sœur ?! »
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Mer 10 Jan - 22:24
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— Que je désire si ardemment ?

Bim bam boum.



Non ?

Rien ?

J'aurais pourtant juré qu'il y avait de l'écho dans cette pièce. Oui, ça devait être l'écho, car ça aurait été complètement idiot de répéter exactement ce que je venais de dire, non ? Non ? On est d'accord.

Lilith me surprend un peu, je dois avouer. Elle qui semblait si forte et indépendante et si…

— Que voulez-vous faire à ma sœur ?!



Ah.







Ah.











(je peux continuer encore très longtemps)





AH.



Il y a définitivement de l'écho dans cette pièce.

Ma sœur. Jumelle, j'imagine, sinon je ne les aurais pas si vulgairement confondues l'une avec l'autre. Quoique, une fois j'ai… je m'égare. Une sœur jumelle. Si j'avais su ! Et comment s'appelle-t-elle, celle-ci ? Leia ? Ça correspondrait à un schéma en L. Lilith, Leia. Pas très démoniaque, ceci dit. Faudrait chercher du côté plus farfelu. Plus coloré, peut-être encore. Quelque chose complètement hors du commun, et donc hors de cette galaxie.

Hum… Bob. Ça, c'est un nom chelou. Bob. Déjà parce que c'est un prénom écrit à l'envers, mais passons.

Damn, quoi. Une sœur, une hermana, une sistah ! Ceci explique cela, qui donne réponse à ceci, qui engendre cela, qui satisfait ceci, qui problématise cela, qui introduit ceci, qui raconte cela, qui attribue ceci, qui calcule cela, qui retient dix, qui multiplie par trois, et qui jette l'anneau dans la montagne du Destin et comment j'en suis arrivé à ce résultat ?

Je jette ma calculatrice par-dessus mon épaule.

Damn de damn, une sistah. J'en reviens pas, dis. Oh.

— À ta sœur.

Il y a vraiment de l'écho dans cette pièce, c'est fou. Il faut que j'évacue ma frustration rapidement, et voilà-t-y pas, comme c'est bien ficelé la vie, que Mister Otsberg et son pif cassé se situent à ma gauche immédiate.

Ni une ni cinquante-sept, je le lui fais disparaître et l'instant d'après tout est dépeuplé dans mon agacement. Je me ressaisis.

— Oui, ta sœur, bien sûr. C'était évident que tu n'allais pas être ta sœur, puisque tu es toi. Figure-toi que je comptais parler à ta sœur mais, puisque tu es là, hé hé, autant me rabattre sur un morceau de second choix. Non pas que tu… oh… ça se dit pas à des jumelles, ça, si ? Anyway !

Je fais apparaître un fauteuil et m'assieds dedans.

— Eh bien je suis à ton écoute, sœur de Lilith. Dévoile-moi ce que tu désires le plus ardemment, comme je l'ai si brillamment énoncé tantôt, et je t'en ferai don. En échange d'une contrepartie, of course, mais hé hé, ça ce sont les petits caractères chinois au bas du contrat.
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Jeu 15 Fév - 11:31


Je faisais face à quelqu’un de vraiment étrange. Je ne comprenais absolument pas ce qui était en train de ce passé. Je ne comprenais surtout pas pourquoi un infirmier… Ou une infirmière je commençais sérieusement à avoir des doutes s’occupait ainsi d’un patient même pas encore vu par un médecin de quelque manière que ce soit ! Et là… Il semblait vraiment me regarder, me parler… Me voir comme s’il me connaissait déjà alors que personnellement il ne me disait absolument rien et franchement ? Vu le type de personnages je suis sur que je m’en souviendrais. À mes mots il semble rester un instant interdit… Comme figé et moi mes sourcils ne font que se froncer davantage avant que je ne devienne plus agressive encore. Ça c’est mon côté démoniaque, je suis très impulsive et ultra-protectrice même si je ne le montre absolument pas à Lilith, ça lui ferait trop plaisir. Mon air sérieux lui fait comprendre que j’attends une réponse rapidement et il ne fait que reprendre « à ta soeur ». Je m’avance alors d’un pas.

« Oui, ma sœur, vous lui voulez quoi ?! Qui êtes-vous ?! »

Puis soudainement j’entends un bruit de stupeur et je tourne rapidement la tête, le nez de la personne qui était encore cassé quelques secondes avant se retrouve en parfait état, mieux que la meilleure chirurgie plastique au monde. J’ouvre de grands yeux et retourne la tête vers l’homme, l’engueulant presque.

« Mais vous êtes malade ou quoi ?! Pas de magie sur les humains ! Mais qu’est-ce que vous êtes ! »

N’ayant pas peur aux yeux ? Oui ce n'est clair que ça peut-être moi. Je crie sur ce mec qui semble avoir un pouvoir incroyable et pourtant … Je lui crie dessus ! Un peu comme quand je défis Lilith ou « notre père » que ça me retombe dessus, ou pas. Mes yeux s’ouvrent plus grands alors que je recule finalement d’un pas lorsqu’un fauteuil apparaît non loin de moi. Cet homme est puissant c’est certain. Un sorcier ? Mais il ne dit aucune formule magique… Puis à ce qu’il me dit je relève un sourcil et le fixe.

« Êtes-vous le diable ?! »

Passer un pacte avec le diable, vous en connaissez pas . Et sa proposition ressemble à un pacte. Qu’est-ce que Lilith a encore été faire ?!
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Mer 28 Fév - 23:14
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— Êtes-vous le diable ?!

Ok. J'en ai entendues beaucoup, des exclamations bizarres, et ce à l'occasion de situations parfaitement saugrenues. Par exemple, je me souviens d'une fois, alors que je vivais à Byzance, Théodora (non, pas la la femme de Théophile. Non, pas la femme de Constance. Non, pas la femme de Romain. Je peux continuer très longtemps. Encore) m'a surpris dans un jacuzzi (cherchez pas) vêtu d'une simple feuille de palmier et en compagnie d'une girafe. Et vous savez ce qu'elle a dit, Théodora ? Eh bien moi non plus, j'avais la tête sous l'eau.

… pour en revenir à la situation présente, je… hum…

En guise de réponse, je fais clignoter les lumières. Voilà, c'est une bonne idée. C'est toujours sympa, et ça coûte pas cher. Je m'enfonce dans le fauteuil et me gratte la joue gauche du bout des doigts, pensif.

— Tu me flattes, sœur de Lilith. Ça ne te fera gagner de point auprès de moi, toutefois. La flatterie ne fonctionne qu'à temps partiel, dois-je t'avouer. Réessaie plus tard, cela dit, ne te décourage pas. Mais non, chérie amour, je ne suis pas le "diable", comme tu l'as si trivialement demandé, ou en tout cas exclamé. Je ne suis qu'un itsy-bitsy démon mignon. Un démignon, en somme. Pas n'importe lequel, hein. Je m'assieds à la droite de notre seigneur et sauver. Pas à la droite au sens immédiat du terme, mais plutôt à la droite pas loin, tu vois. Disons que je suis son meilleur conseiller de vente. Toujours employé du mois, et ce depuis que les humains existent.

Bon, c'est faux. J'œuvrais bien avant que les humains existent, mais… hum… avec les collègues, on s'est mis d'accord pour ne jamais reparler de la phase "dinosaures". Beaucoup de paléontologues aimeraient savoir ce qui leur est arrivé et… disons qu'ils seraient extrêmement déçus de découvrir la vérité prématurément. En général, on ne la leur révèle qu'une fois en Enfer, s'ils y atterrissent. Eh, nous sommes peut-être des démons, mais nous sommes des démons raisonnables.

— Dis-moi, sœur de Lilith, tu me parais bien différente de celle qui partage ton sang.

Une phrase très compliquée pour éviter de répéter "sœur". J'aime à songer au plaisir de lire de mes lecteurs. Chuis un gars comme ça, moi. Un gars tout à fait remarquable au septième cercle de l'Enfer, but still.

— Je t'en prie, raconte-moi tout de votre relation. Je suis curieux. Bien curieux. Qui se cache sous l'apparence anodine de Lilith Syclista que vous empruntez si allègrement ?
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Jeu 1 Mar - 18:11


Je peux voir la surprise de l’homme sur son visage lorsque je lui demande s’il est le diable tout ça me donne la réponse à ma question : non. En même temps je pense qu’il n’est pas venu et arriver le jour où je rencontrerais Satan en personne, de toute façon ça ne m'intéresse absolument pas ! Plus je suis loin du monde qui est mien à la base, mieux je me porte… Pour le moment. Je sais qu’au fond un démon reste un démon et qu’un jour ou l’autre, peut-être que je serais rappelé parmi les miens, en attendant je préfère ignorer ce jour-ci ! Je relève la tête vers le plafond lorsque les lumières clignotent et je fronce alors les sourcils, rebaissant immédiatement vers l’homme confortablement installé dans son fauteuil. On dirait bien d’ailleurs qu’il n’en a strictement rien à faire que je lui ai crié dessu.

« Je ne suis PAS votre chéri amour »

Je mords légèrement ? Oui. Je pique légèrement ? Oui aussi, mais je me sentais vraiment déstabilisé et dans ce genre de cas il vaut mieux prendre les devants ! Je finis par reprendre doucement.

« Donc… Tu es un vieux démon, du genre… Première génération c’est ça ? »

Je relève un sourcil en croisant les bras, me donnant encore plus cet air insolente. Cependant je soupire lorsqu’il me rappelle « sœur de Lilith ». J’ai un nom, un prénom, une identité, j’en ai marre que l’on me colle toujours à ma sœur.

« Eretria, Eretria, c’est écrit là, pas sœur de Lilith »

Je lui pointe mon badge accrocher à hauteur de ma poitrine et lorsqu’il me dit que je semble bien différente d’elle je laisse à nouveau tomber mes bras. Combien de fois ai-je souhaité entendre ça ?!

« Je n’emprunte rien du tout… Lilith est simplement ma sœur jumelle. Nous n’avons rien d’autre en commun si ce n’est ce corps semblable et nos origines démoniaques »
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Mar 6 Mar - 13:41
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— Je n'emprunte rien du tout… Lilith est simplement ma sœur jumelle. Nous n'avons rien d'autre en commun si ce n'est ce corps semblable et nos origines démoniaques.

Chting.

Mon sourcil gauche se hausse, et ce n'est pas la seule chose qui se hausse, si vous voyez ce que je veux dire…

Pour les mous du zguègue, je parle de ma colossale bitrochosophobie. À l'instant, là maintenant tout de suite, rien ne me ferait plus peur qu'entendre le craquettement d'une carte à jouer accrochée aux rayons d'une roue de bicyclette.

Elles sont là…

Elles m'observent… Patientes. Impitoyables… Ce qui serait pire, ce serait un raton-laveur sur une bicyclette… ces saletés n'attendent qu'une excuse pour me déchiqueter jusqu'à l'os…

Réprimant un frisson de malaise à la suite de ma vision d'horreur, je préfère poursuivre ma conversation mondaine avec… Eretria.

Ha.

Eretria. C'est un prénom comique, ça. Intrinsèquement. Enfin, je veux dire, non, c'est ridicule, et franchement si j'étais elle, je ferais d'office un procès à mes parents. Sérieusement, qui appellerait son gosse Eretria ? À part exactement les mêmes qui appelleraient leur autre gosse Lilith ? Et dont le nom de famille ne serait pas aussi ridiculement difficile à écrire que le leur ? Syclista, Syclysta… ça ressemble beaucoup à bicyclette en plus ! Et maintenant que j'y pense, Eretria est un nom très populaire parmi les ratons-lav… TOUT EST LIÉ ! LA PROPHÉTIE ÉTAIT VRAIE !

— Je t'en prie, charmante Eretria (Eretria, quoi, sérieusement… mon nom est peut-être ridicule, mais moi j'ai au moins le mérite de l'avoir choisi moi-même !), je suis désolé de t'avoir offensée, finis-je par dire en posant la main sur ma poitrine et en m'inclinant de moitié. Je m'en veux de t'avoir confondue avec ta sœur, j'ai moi-même le malheur d'avoir vécu dans l'ombre de ma nombreuse fratrie, alors mon attitude à ton égard est réellement impardonnable. Néanmoins…

Je me lève de mon fauteuil et m'approche d'elle, les mains dans le dos. Inquisiteur, curieux, incurieux et quisiteur tout à la fois.

— Ne crois pas, Eretria (attendez, j'y suis… Érétrie ! La cité d'Érétrie en Grèce ! Ça expliquerait l'improbabilité hellénistique de son nom de famille. Je m'en souviens, d'Érétrie, j'y suis passé un moment pour faire affaire, c'était le doux matin d'un vingt-six juillet et je…), que je suis ton ennemi. Oh ça non. Ni l'ennemi de ta sœur non plus, par la même occasion, oh ça non plus. Non, je ne suis qu'un humble démon qui cherche à faire son chemin dans l'univers. Je dois dire, en vérité, que tu es une bien plus agréable interlocutrice que Lilith. Ta sœur, quand je lui parle, c'est tout juste si elle me crache pas au visage.

Je m'arrête à mi-distance et commence à mimer Lilith en gesticulant des bras et des mains.

— Vous êtes un nul ! l'imité-je, ma foi fort convenablement. Vous essayez de m'arnaquer ! Allez me chercher cet homme plutôt, bon à rien ! Je veux être la meilleure, vous êtes tous nuls !

Je joins à nouveau mes mains et adopte mon meilleur visage avenant.

— Dans les grandes lignes, résumé-je. Si Lilith était un serpent, son venin lui-même aurait des choses à redire à sa victime. Euh… j'espère que je ne t'offense pas. Ça se dit, ça, à des jumelles, non ? Si ? Zbravaradjian ? Ényouhé (comme diraient les Congolais), je suis fichtrement heureux d'avoir fait ta connaissance, Eretria.

Un cercle de flammes se propage brusquement autour de nous, nous isolant du reste du monde.

— Dis-moi, Eretria… désires-tu être heureuse ?
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Sam 10 Mar - 17:21


Je déteste que l’on me compare à ma sœur à cause d'elle et moi ? On n'a rien à voir. Nous avons certes le même physique et encore maintenant elle sait couper les cheveux pour que l’on se ressemble le moins possible, mais au niveau du caractère nous ne sommes absolument pas pareils… Elle est dépendante, totalement de quelque chose et moi je suis indépendante… Ou dépendante de liberté, mais c’est bien la seule chose à laquelle je suis dépendante. En tout cas, je pense que s’il connaît réellement Lilith, il va remarquer tout seul que nous ne sommes pas pareils… Lilith le « draguerait » pour obtenir ce qu’elle veut, moi je pique. Il hausse alors un sourcil et m’observe un instant avant de reprendre la parole… Je le regarde, le fixant depuis quelque temps sans rien dire de plus, sans rien faire de plus et lorsqu’il me dit qu’il n’est pas mon ennemi… Je croise finalement les bras sous ma poitrine et soupire.

« Vous n’êtes pas le premier à nous confondre, vous en serez pas le dernier… »

Le regarde s’incliner face à moi je tente de comprendre ce démon. C’est la première fois que j’en rencontre un qui semble aussi… Puissant et ailleurs tout en même temps. Lorsqu’il s’approche de moi j’ai le reflexe de faire un pas en arrière et retenir ma respiration avant d’hausser mes deux sourcils lorsqu’il se met à imiter ma sœur. Je ne retiens alors pas un rire et pose directement ma main sur mes lèvres, comme si ce que je venais de faire état punissable. Je me mords finalement la lèvre et le regarde un peu amusée.

« Vous êtes le meilleur imitateur de Lilith que je connaisse… Mais… Ça ne me dit pas pourquoi vous connaissez ma sœur… »

Et faisant un pas de plus vers lui, je reprends mon courage sauf que soudainement un cercle de feu nous entoure, me faisant sursauter, je me tourne dos au démon et me re-retourne vers lui les yeux rond, le coeur battant vite. Ignorant sa question douteuse je reprends la voix étranglée.

« Qu’est-ce que vous faites ?! »
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Lun 19 Mar - 18:09
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— Qu'est-ce que vous faites ?! s'étrangle Eretria.

Ah.

Bien bien bien. Eh bien… c'est fort bien. Test concluant, je dirais. Test très concluant, même ! J'ai envie de bondir de joie en claquant des talons, tellement le test est concluant ! Bingo, yabadabadou, splendide, et toute la charrette d'expressions de joie que je peux bien traîner derrière moi.

You-flickinglydou-pi.

Les flammes se dissipent.

— Oh, je te prie de me pardonner, la prié-je de me pardonner (fort à propos, n'est-ce pas ?), j'ai tendance à m'emporter. Le show, le spectacle, toussa toussa (avec deux S, comme dans l'Allemagne de 1933), je ne le contrôle pas forcément.

Mais elle oui. Après tout, des origines démoniaques, c'est largement suffisant, et suffisamment large, pour contrecarrer le moindre de mes effets spéciaux. Sons et lumières tombent à plat avec des démons ou des anges, puisqu'ils sont assez versés dans les arts de l'esbroufe pour pouvoir voir au travers de mes ficelles. Les autres bestiaux surnaturels, moins, et les frêles humains, pas du tout, maaaaaaais suffit d'être un peu malin pour comprendre que quelque chose cloche. Fort heureusement pour moi, la plupart des gens avec lesquels je cause sont des idiots finis.

No offence, Eretriuche.

La conclusion délicieuse que je tire de tout cela, c'est que Lilith Number Zwei ne possède pas de capacités spéciales, comme tout bon démon ou semi-démon ou quart-de-démon le devrait. Je veux bien que le sang humain dilue autant que l'eau dans un pastis, à m'ent-donné, ça devient insipide. Eretria est un pastis insipide, hélas mille fois hélas pour elle.

Hourra, mille fois hourra pour elle… ce n'est pas avec elle que je désire égaliser la marque. Toutefois, elle me permettra sûrement d'y parvenir, ne serait-ce qu'un tout petit peu, tel un escatropbeau pour être vrai.

— Mais mes manifestations grandiloquentes ne changent strictement rien à la sincérité de ma question : désires-tu être heureuse ? Si tu me permets de développer un peu ma question, je demanderai même : que désires-tu pour être heureuse ?

Vous avez quatre heures.

— Pour te donner un ordre d'idée, certaines personnes considèrent qu'atteindre le bonheur, c'est se noyer dans les besoins superficiels. L'argent, les femmes ou les hommes, la célébrité, la beauté, la jeunesse éternelle, la dernière console sortie à ce jour (vous avez une idée du prix de la PS4 ?!). D'autres personnes… hé hé… eh bien d'autres personnes se montrent plus créatives, et beaucoup plus surprenantes. Dis-moi ce que tu veux, Eretria, et je te l'obtiendrai.

Tu as quarante secondes.
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Ven 27 Avr - 13:44


En quelques secondes je suis entouré de flammes. Qu’est-ce qui se passer ?! Sentant que ça pourrait déclencher les alarmes incendie à tout instant ou que ça pourrait être dangereux tout court je m’exclame face à ce démon qui me semble puissant. Très puissant. Ce qui pourrait être effrayant vu que je ne suis plus qu’une enveloppe de démon, mais je ne laisse rien paraître ! Jamais. Je suis trop têtu pour ça. Mon regard se plisse en l’écoutant, il est vraiment… Étrange en plus d’être fort, ce qui déstabilise vraiment.

« Pas ici, c’est dangereux, allez-vous en et ... Je ne dirais rien de votre venue à qui que ce soit.»

Avant tout je voulais mettre à l’abri les patients. S’il ne partait pas et recommençait à jouer avec le feu, dans tous les sens, je devrais peut-être faire appel à mon biper… Dans tous les cas je ne le laisserais pas traumatiser d’autre patient, mon regard se tournant toujours vers le patient au fond de la pièce totalement perdue. En tout cas lui non plus ne perds pas le nord et me questionne à nouveau ! Me sentant finalement irrité je soupire en décroisant les bras pour les laisser pendre, mais tout en étant un peu tendu.

« Qu’est-ce que ça peut faire ce que je veux pour être heureuse ! Je suis sur que vous êtes du genre à ne rien faire contre rien et je ne donnerais rien pour obtenir quelque chose que je parviendrais à avoir avec le temps....»
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Sam 19 Mai - 18:21
[Sujet abandonné suite au départ d'Alsahir]
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