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Le passé nous rattrape toujours [Alsahir Alkabith]

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Mer 20 Déc - 23:14
De nombreux mois ont passés maintenant depuis que je suis de retour en ville. J'avais passé de trop nombreux mois à la recherche de mon géniteur pour avoir la possibilité de retrouver mes pouvoirs. Si quelqu'un pouvait m'expliquer ce qu'il nous arrivait à ma soeur et moi, c'était très certainement lui. J'avais pris les grands moyens pour arriver à mes fins pour le retrouver. La torture et les manigances avaient été mes plus grands atouts, à cause de mon absence de pouvoir. Pourtant, rien n'avait été laissé au hasard. Mais malheureusement, certaines sorcières savent très bien gardé leur langue liée et mourir avec leurs secrets. D'ailleurs, elles semblaient toutes trouver ma colère très amusante. Comme je ne retrouvais pas sa trace, j'ai commencé aussi à faire des recherches directement sur mon problème. Qu'est-ce qui pourrait me redonner mes pouvoirs ou plutôt, qu'est-ce qui les brimait ?

Je n'avais finalement pas trouvé d'avantage d'explications à mes problèmes. J'était plutôt revenu ici-même à Oslo où j'avais retrouvé mon géniteur. Quel honte. J'avais parcouru des centaines de kilomètres, fais du mal partout sur mon passage (ce dont, il vrai, je n'avais aucun regret), pour au final, me ridiculiser puisqu'il se trouvait dès le départ juste à côté de moi.

Pendant mes recherches, j'avais fais la rencontre du grand Alkabith. Celui dont j'avais entendu toute sorte de rumeurs, mais l'une d'entre elle revenait toujours : il avait réponse à tout, semblait-il. Une fois devant lui, j'avais refusé son marché. Démone moi-même, je n'étais pas du genre à me jeter dans la gueule du loup si j'avais encore d'autres options envisageables. Depuis, je ne l'avais pas revu ... Jusqu'à aujourd'hui.

Je marchais tranquillement dans le parc de la ville, écouteurs aux oreilles, mains dans les poches de mon manteau, quand j'ai reconnu sa silhouette de loin. Que venait-il faire dans cette ville ? Je fronces les sourcils et m'avance en sa direction, sans l'aborder. Je ne le crains pas, mais qui sait ce qu'il peut venir faire dans ce parc aujourd'hui... Je compte bien l'observer un peu avant de l'approcher ou de tourner les talons.
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Mar 26 Déc - 23:51
Le passé nous rattrape toujours
Assis sur un banc dans le parc d'Oslo, je contemple. Je contemple les pigeons emmitouflés sous d'épais bonnets et de lourdes écharpes. Je contemple les passants qui, fidèles à eux-mêmes, passent. Amusant, d'ailleurs, qu'un passant peut aussi se faire pigeonner. C'est une corrélation interrelationnelle intrinsèque intéressante. Hein ?

Hénihouais, boyz heind gueurlz, comme diraient nos amis slovaques, je contemple. Je temple. Je shirleytemple, même ! La fontaine érigée en plein dans mon champ de vision est tarie. Les pigeons se promènent sur son rebord, leurs petits bonnets et leurs écharpes tressautant à chacun de leurs mouvements de tête. C'est marrant, un pigeon, ça incite à la violence !

Je veux dire, sérieusement, regardez-moi ça ! Ce regard complètement vide ! Cette absence totale d'esprit de survie ! Cette absence totale, complète, et ultime de jugeote ! S'ils pouvaient parler, les pigeons iraient demander comment apprendre à voler auprès d'un chat. La seule chose pour laquelle ces bestioles stupides soient un tant soit peu douées, c'est ne laisser miraculeusement aucun cadavre derrière elles à leur mort. Que celui qui a déjà vu un cadavre de pigeon lève la main !

Ou plutôt, qu'il s'abstienne. Ça me mettrait de mauvaise humeur. Relative.

Je regarde l'heure à ma montre au poignet, me souviens que je ne porte pas de montre, et décide arbitrairement qu'il est temps pour moi de prendre congé de ces merveilleuses créatures à plumer.



Emplumées.

Déformation professionnelle.

Je me lève et quitte enfin des yeux la putéale fontaine. Non, ce n'est pas un adjectif, mais soyons honnêtes, j'étais le seul ici à savoir que "putéal" est un terme qui existe vraiment et qui ne veut pas dire ce que vous croyez qu'il veut dire.

Le Magicien, dispendieux dispensateur de culture ! Je vous en prie, tout le plaisir ne peut qu'être que pour moi.

Alors que je m'éloigne, je chantonne tranquillement.

— I'm Mister White Christmas, I'm Mister Snow. I'm Mister Icicle, I'm Mister Ten Below…

Je croise et dépasse une jeune femme. Inconnue au bataillon, mais elle a ce déhanché qui m'est pourtant familier. Je ressens une brève impression de déjà-vu en la frôlant de l'épaule, et ne me retourne pas en poursuivant mon chemin.



Ceci est un mensonge. Bien entendu que je me retourne, je ne vais pas laisser pareil fessier me passer sous le nez aussi effrontément ! Et je remarque que c'est, en effet, un remarquable pareil fessier.

MAINTENANT, je poursuis paisiblement mon chemin, et m'éloigne.



Bien sûr que non. Je suis déjà de retour à son niveau et je la tiens par les épaules.

— Et si je te fais une réduction de 10%, tu acceptes le deal, Lilith ? Avant que tu demandes, oui, c'était exactement là où s'est interrompue notre conversation la dernière fois. Je crois.

Je la lâche et me gratte la tempe (la Shirley Tempe ! (calembour déjà mis à profit, hélas mille fois hélas)).

— Ceci étant dit, mon amie, on ne peut pas refuser une offre pareille. Si ? Non ? Je gage que non. Partante pour une nouvelle séance de négociation ?
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Dim 7 Jan - 19:34
Je m'avance lentement dans ce parc, mes écouteurs aux oreilles, jusqu'à ce que je le repères, à quelques mètres de moi à peine. Qu'est-ce qu'il fait là ? Ici, à Oslo ? Il est assis bien sagement sur un banc et semble regarder ... la fontaine, les pigeons, les passants ? Je ne comprends pas ce qu'il fait. Je le vois alors se lever et pour ne pas griller que je l'ai repéré également, je fais mine de poursuivre mon chemin, un seul écouteur sur mes oreilles cette fois, au cas où. Je le croise, passant juste à côté de lui sans croiser son regard une seule seconde. Nos épaules, toutefois, se frôlent comme de vieilles amies. Presque tout le contraire de leurs propriétaires.

Je m'arrête, lorsque l'homme se retrouve soudainement face à moi, lui qui semblait parti pour poursuivre son chemin. Mes sourcils sont toutefois froncés lorsque mon regard se pose sur lui puis sur ses mains posées contre mes épaules. Pourquoi me tient-il de la sorte ? Il réagit, heureusement pour lui, plus rapidement que moi et me relâche avant de poursuivre son petit monologue qui n'amuse que lui. Je range mes mains dans les poches de mon manteau sans toutefois le quitter des yeux. Avec tout ce que j'ai entendu et le fait qu'il soit un démon tout comme moi ne peut me faire oublier que je ne dois pas lui tourner le dos. Certains démons ont de l'honneur, mais ça, je n'en juge que par moi-même et non par les on-dits.


- Je n'ai plus envie de négocier. J'ai retrouvé celui que j'ai cherché pendant si longtemps et j'ai peut-être même trouvé le moyen de retrouver ce que j'ai perdu, sans avoir besoin de débourser quoi que ce soit.

Il sait très bien que je cherchais mon père et que j'ai perdu mes pouvoirs, mais je n'ai pas envie de le répéter. C'est déjà suffisamment éprouvant pour moi à chaque fois que j'y pense, alors devoir le redire à voix haute, aux oreilles attentives de quelqu'un assoiffé d'âmes en peine ... Non merci.

- Qu'est-ce que vous venez faire ici ? Il n'y avait plus d'âmes à manipuler là où vous étiez ?

Cette ville commence à regorger de beaucoup trop de démons à mon avis. Surtout que ceux-là ont encore tous leurs pouvoirs alors ce n'est pas pour me plaire. Je devrais d'ailleurs peut-être faire plus attention à ma façon de m'adresser à ce Alkabith, mais je n'en ai pas envie, du moins pas pour le moment. Peut-être que si la situation s'envenime, je ferais plus attention..
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Mar 16 Jan - 7:41
Le passé nous rattrape toujours
— Je n'ai plus envie de négocier, me rétorque-t-elle, la charmante enfant. J'ai retrouvé celui que j'ai cherché pendant si longtemps…

Certainement pas son sens de l'humour.

— … et j'ai peut-être même trouvé le moyen de retrouver ce que j'ai perdu…

Définitivement son sens de l'humour.

— … sans avoir besoin de débourser quoi que ce soit.

Bah, livernes ! C'est la base de l'existence, ça ! Genre, fille, tu reçois un mail d'un inconnu qui te dit qu'il a trouvé le moyen de tout gagner en bourse grâce à un logiciel inédit et qu'il ne le dit qu'à toi pour que tu puisses en profiter gratos sans contrepartie, t'y crois ? Non. Alors pourquoi tu penses sérieusement, sincèrement, que tu as trouvé LE moyen de résoudre tes problèmes gratos sans contrepartie ?

Un service, un vrai, de qualité, ne se cède pas, Madame ! Non non non, il se loue ! Vous me voyez, moi, faire confiance au Roumain du coin pour réparer ma voiture ? Tût-tût (sans jeu de mots, exceptionnellement), ne soyez pas stupides. Si, effectivement, il y a un concurrent qui casse les prix sur le marché du contrat faustien, alors il aura droit à une visite de courtoisie. Je n'ai rien contre la compétition, bien au contraire, les lois anti-trust existent pour une raison, mais ça… ça… ça, c'est pas vendre à prix barré, c'est vendre à perte ! Et ça, ÇA, c'est dangereux pour la crédibilité du métier. De quoi on aurait eu l'air, si un Robert Johnson quelconque avait emprunté les services d'un imitateur et vécu au-delà de 75 ans, hein ?

— Qu'est-ce que vous venez faire ici ? Il n'y avait plus d'âmes à manipuler là où vous étiez ?

Je glousse bêtement, comme si c'était une mauvaise blague dont la chute prévisible ne se démodait pas. Et celle-ci ne sera jamais surannée.

J'apprécie qu'elle pose la question. Si elle avait réellement cherché à m'éviter, elle serait partie. Mais non, elle me parle. Elle communique. Au-delà de l'aspect purement cynique de son commentaire, ma très jeune amie m'accorde de l'intérêt !

Yes ! Dans mon langage, quand on dit oui, ça veut dire oui, et quand on dit non, ça veut dire oui, et quand on dit "il n'y avait plus d'âmes à manipuler là où vous étiez", ça veut dire "achète-moi grand fou". Bingo, lady, tu viens de toucher le jackpot, le gros lot, le jacklot et le gros pot tout à la fois. Ça, c'est du win. Et le win, c'est moi.

Mais sa question, quand même, et c'est à peine une question, a de relents de conflit. Ça se flaire, ça s'ouït, elle cherche la bagarre. Alors, quand on te pose une question, collègue, la meilleure réponse… eh bien, c'est une autre question !

— C'est-à-dire ?

Je laisse un temps avant de poursuivre.

— Suscité-je ton intérêt ? Mes activités éveillent-elles des doutes en ton for intérieur ? Serais-tu intéressée à l'idée d'une collaboration ?

Je sors un carnet et un stylo de ma veste.

— Hum… Là dans l'immédiat, je n'ai pas de place, mais je peux te prendre ou en stage, ou en alternance d'ici le mois prochain. Je suis un peu serré sur les dépenses, mais ça devrait suffire pour un apprentissage.
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Ven 16 Fév - 13:09
Je ne m'attendais pas à le voir là. En fait, je ne m'attendais même pas à le recroiser un jour. Je m'en serais passer pour être tout à fait honnête .... Malheureusement, les choses se déroulent rarement comme on le voudrait. Rarement comme je le voudrais en tout cas. Ce n'est pas pour rien que j'ai passé des mois à chercher mon géniteur pour finalement apprendre qu'il était tout près. Si ça c'était passé comme je l'avais voulu, ça ne ce serait très certainement pas déroulé comme ça, vous pouvez en être certain. Bref, du coup, lorsqu'il me parle de reprendre les négociations, mes sourcils se froncent très légèrement et je prend un ton détaché pour lui répondre. Je ne suis pas du genre à me traîner devant quelqu'un et je lui fais bien comprendre. Franchement, qui a-t-il cru que j'étais ? Si je peux avoir les choses sans avoir à payer un quelconque prix, je prendrais définitivement cette option-là, bien que je vais devoir m'impliquer plus directement avec ma propre solution.

Une pique plus tard, j'ai l'impression de l'amuser ou ... de l'intriguer. Non, visiblement c'est moi qui est intriguée selon lui. Je hausse un sourcil à ce qu'il me répond. Où veut-il en venir à me parler de collaboration? Il ne pense quand même pas que ... Si. Il pense vraiment que je veux être son assistante ou un truc du genre ? J'esquisse finalement un petit sourire, voyant là une autre occasion de saisir la perche qu'il me tend pour lui taper dessus un peu. Je sors mes mains des poches de ma veste pour pouvoir croiser mes bras contre ma poitrine.


- Alors c'est donc ça. Tu cherches une assistante .. pour transmettre tes grandes connaissances ... C'est vrai que tu n'es plus tout jeune, tu as peur de ne plus suivre le rythme de tous ces nouveaux jeunes démons, aussi avides, sinon plus, que toi ?

Je sais très bien que l'âge d'un démon n'est qu'un nombre. Mais je n'ai pas envie de dire que j'ai perdu mes pouvoirs totalement et que c'était la raison du pourquoi j'avais besoin de son aide la dernière fois. Du moins, je ne le lui avais pas dis, car je n'avais laisser sous-entendre uniquement que je recherchais simplement mon père. Alors, je me défend avec des paroles, je me cache derrière ces phrases acérés. De toute façon, maintenant que retrouver mon paternel était chose faite et que j'avais un beau sorcier sous la main, je n'avais plus besoin d'un autre démon pour m'aider. Que je ne sois plus qu'un semblant de démone ou pas. Beurk, cette idée me répugne... Oh mes chers pouvoirs revenez moi vite !
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Jeu 1 Mar - 11:49
Le passé nous rattrape toujours
Sitôt que j'ai terminé ma tirade moqueuse, ma délicieuse amie Lilith s'empresse d'afficher un demi-sourire narquois, indiquant que son cerveau avait assimilé mon commentaire. Quelle merveilleuse machine que le corps humain. C'est l'un des trucs qui me manquent cruellement lors de mes… séances de ressourcement en Enfer.

Et la merveilleuse machine à la merveilleuse plastique qu'est la merveilleuse Lilith croise soudain ses merveilleux bras contre son merveilleux buste, ce qui, je le note pour moi-même, a pour merveilleux effets de rehausser sa merveilleuse poitrine menue.

Je le note non pas pour un effet pervers, comme d'aucuns prêts à me dévorer vif le mentionneraient, mais parce que mon œil expérimenté de démon non moins expérimenté m'indique qu'il s'agit d'une posture de défense.

… ça et pis elle est quand même bien gaulée, admettez-le !

— Alors c'est donc ça. Tu cherches une assistante… pour transmettre tes grandes connaissances… C'est vrai que tu n'es plus tout jeune, tu as peur de ne plus suivre le rythme de tous ces nouveaux jeunes démons, aussi avides, sinon plus, que toi ?
— Ah, tu veux dire des démons qui ont eu un proche pour les guider dans la vie ? Tu sais, genre, une maman, un papa, un aniki, un blaireau, que sais-je !


Je range mon carnet et mon crayon et joins les mains à l'allemande devant moi (visionnez un discours d'Angela Merkel, ça vous parlera) et je m'approche d'un pas qui se veut ferme mais sympathique.

— Des démons qui ne sont pas désespérément à la recherche d'un peu d'affection dans ce monde de brutes, où les humains se massacrent la santé dans un bar miteux avant d'aller se faire recoudre leur âme dans un hôpital de seconde zone. Mais, Lilith, mon amie… Je ne rejette pas la compétition. Je l'accueille, à bras ouverts ! Justement, j'arrêterai de faire des heures sups, est-ce que tu as idée du temps que j'ai consacré à cette joyeuse entreprise qu'est Hell Incorporated sans attendre rien en retour ? Si on me décharge d'un peu de mon boulot, alors youpi. En t'entendant, j'imagine que tu n'es pas intéressée par mon offre. Ce n'est pas grave.

Je souris en révélant toutes mes dents impeccablement blanches. L'hygiène dentaire, les enfants, c'est la clé du bon commercial ! La vente, c'est comme la drague, il faut être présentable, avenant, sûr de soi, un brin provocateur.

Et au cas où disposer d'un flacon de chloroforme dans sa poche. On ne sait jamais, des fois qu'on tombe sur un client récalcitrant.

— Moi, ce que je veux, Lilith, c'est que tu sois heureuse. Tu n'as pas besoin de mes services car tu as trouvé un moyen de les contourner, soit. Je ne suis pas le seul fournisseur du coin, et tu n'es certainement pas la seule cliente dans les alentours. Mais, tu vois, je me suis pris d'affection pour toi. Je t'aime bien. T'as tes grands yeux de chat, tes jambes de deux kilomètres, tes cuisses galbées et tes fesses rebondies, tes beaux cheveux soyeux, et…

J'hume l'air.

— Et… c'est moi ou tu portes de la dentelle ? C'est qu'on est d'humeur cajoleuse.

J'élargis mon sourire et, les mains toujours jointes, je replie tous mes doigts sauf les indexs.

— Toi, Lilith, ma délicieuse et charmante enfant, tu as de la suite dans les idées. Me trompé-je ?
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Mer 28 Mar - 22:21
Mon regard se pose sur le démon qui me fait face. Il n’est pas du genre à faire quelque chose pour rien, je le sais et je le sens. Si il est ici, à Oslo, c’est qu’il y a forcément une raison et je ne tarde d’ailleurs pas à avoir une sorte d’illumination sur le pourquoi il est là. Le grand Alsahir ne saurait donc plus se débrouiller sans collaborateurs ? C’est tout à fait l’impression que cela donne. Je le regarde donc, m’adressant à lui avec le ton et le sourire un peu moqueur. Mais il a toujours cette façon de parler qui me fait perdre en partie mon assurance. Il a une façon de répondre qui nous fait nous questionner sur le pourquoi du comment, mais aussi un « mais qu’est-ce qu’il est entrain de raconter ? » qui nous fait perdre toute crédibilité. Je le regarde s’avancer vers moi sans que je ne prenne la peine de décroiser mes bras et je fronce légèrement les sourcils.

- On peut très bien apprendre sans avoir eu un proche pour nous guider, je te rappelle.

J’en étais une preuve après tout. Bon, je n’avais pas pu exercer mes talents de démone et c’est au moment où j’y prenais le plus de plaisir que tous mes privilèges démoniaques m’avaient été retiré. Mais j’avais appris comme une grande fille, toute seule, ou presque si on oubliait ma sœur. Mais notre mère n’était clairement pas du genre à vouloir nous expliquer quoi que ce soit et notre père était, à ce moment-là, inexistant. Je l’écoute pourtant poursuivre et me parler de ses heures de travail visiblement éprouvante.


- Je serais presque triste pour toi, mon cher. Mais non, en effet, je ne suis pas intéressé par ton offre.

Il dégage beaucoup certes, et il a énormément de pouvoir, mais chaque service a un coût et je ne suis pas prête à y mettre le prix. Je le regarde sourire et je me retiens de froncer encore plus les sourcils. Son attitude trop gentille ne me met pas en confiance et je reste donc sur mes gardes tout en l’écoutant parler. Je suis plutôt surprise de la tournure de cette conversation, mais je ne le montre pas, l’observant simplement en silence un instant.

- De la suite dans les idées ? J’en ai, tout dépend du contexte .. Et toi, Alsahir, j’ai comme l’impression que l’idée que tu as en tête est de glisser ta main sur mes dentelles, me trompé-je ?

Je ne le quitte pas des yeux, plongeant même mon regard dans le sien, comme si je cherchais à le provoquer.
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Mar 1 Mai - 1:17
Rp datant de plus d'un mois, voulez-vous toujours le continuer ?
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Et le temps défile sans me laisser, la moindre chance
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Dim 6 Mai - 17:11
Pour ma part, oui Smile
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Sam 19 Mai - 17:54
[Sujet abandonné suite au départ d'Alsahir]
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