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Chaire meurtrie [HiiroxAedan]

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Dim 14 Jan - 14:22
DAIKI Hiiro & CURSSE Aedan874 mots
Chaire meurtrie
Aujourd’hui, la journée se déroulait de manière inattendue, puisqu’un client désagréable faisait parler de lui. Le personnel cherchait à le faire comprendre que ce n’était pas possible de voir une Syclista immédiatement et qu’il fallait prendre un rendez-vous d’abord.
On m’avait passé le mot rapidement ; je décidais de faire sortir Eretria par la sortie à l’arrière du bâtiment. Dans cette situation délicate, le personnel avait vraiment besoin des videurs, car ce genre de problème était inadmissible. Où étaient-ils pour faire régner l’ordre en ces lieux ? Bon, au moins, j’étais là pour maintenir la sécurité et la protection des personnes concernées. Je devrais montrer que mes initiatives pour intégrer la boîte et ma motivation de rester étaient de mise pour valoir ma place. Il faudrait que je parle à  Lilith pour le bien de cette entreprise et fasse une demande de recrutement. Il salissait l’image du Paradise Night Club en se comportement comme ceci. Pas vrai ? Je n’imaginerais pas la réaction de Lilith lorsqu’elle apprendrait cette nouvelle.

▬ Veuillez reculer, soufflais-je calmement.


▬ Qui t’es toi, le Chinois ? J’ai besoin de parler à la directrice ! Pousse-toi !


En temps normal, ce genre de réflexion raciste me faisait sortir de mes gonds lorsque mon humeur n’était pas sous ses meilleurs jours. Ici, je me faisais violence pour ne pas relever cette remarque.

▬ Le garde du corps de madame. Navré. Ce ne sera pas possible. Vous prendrez un rendez-vous la prochaine fois comme tout le monde. Au revoir, répliquais-je flegmatiquement en m’interposant entre lui et ma soi-disant patronne.


▬ Oh ? Ah ouais, vraiment ?


Fâcheusement, ce type était très collant. Il avait réussi à entrer dans le parking privé, l’on ne sait trop comment. D’après ses dires, il voulait rencontrer Eretria pour exprimer son mécontentement à propos d’un inconvenant. Une créature surnaturelle lui avait refusé d’aller plus loin que des caresses et qu’il avait payé pour rien apparemment. Frustré le bonhomme ?

Bref. Je tendais mon bras pour l’interdire d’aller plus loin en marchant en direction du véhicule. Il fallait qu’Eretria soit mise hors danger et qu’il ne l’embête plus une fois entrée dans l’engin.

Soudain, il se mit à foncer droit vers moi dès qu’Eretria était dans le véhicule. Il venait de déclencher une bagarre – bagarre que j’acceptais puisque je l’esquivais de justesse. Il se remettait à m’attaquer d’un coup de poing que je me pris en pleine poire. Connard ! Je reculais de quelques pas pour m’essuyer le filet de sang qui coulait au coin de ma bouche.  Je lui décrochais une droite avec l’aide de mon Colt fermement tenu en main. On dirait que le coup lui avait déboîté la mâchoire puisqu’il se la massait.

On s’était ensuite battu comme des chiens enragés à un point où mon arme s’était fait propulser dans les airs puis elle glissa sur le sol à quelques mètres. Génial ! Je n’avais pas eu le temps de réagir qu’il jubilait de bonheur en sortant ses griffes. Griffes ? Étrange pour un homme. Les sourcils froncés, je me demandais ce qui se passait sous mes yeux mais nul le temps de m’interroger à voix haute, une douleur lancinante me coupa le souffle. Je sentis trois griffes acérées me déchiraient l’abdomen, aussi bien mes pauvres bouts de tissus.

Appuyant d’une main sur ma plaie, je le foudroyais du regard. J’allais avoir une belle cicatrice à cause de cette sous-merde. Décidément, il ne m’avait pas loupé. Un liquide tiède s’écoula entre mes doigts. Du sang. MON sang. Ce n’était pas mon genre de prendre la fuite, mais me laisser me vider de mon propre sang sous les yeux de ma patronne ne semblait pas être dans mes priorités. Je devais partir d’ici tout de suite... L’étrange individu souriait de satisfaction en voyant mon état. Rapidement et maladroitement, je repris mon colt par terre pour tenter de le viser. Il me semblait l’avoir touché à l’omoplate gauche puis deux ratés lorsqu’il se repliait. C’était terminé. Je me laissais glissé contre mon véhicule, la pointe de mon arme posée sur le bitume.

▬ Putain ! m’exclamais-je en tapant rageusement contre la baguette latérale du véhicule.


Ma vue se troublait. Je crois que je ne pouvais plus tenir encore plus longtemps. Ma douleur s’intensifiait au fur et à mesure. Soudain, le sol se déroba sous mes pieds au même moment où j’entendis la portière s’ouvrir et se claquait. Une voix m’appela au loin. Silhouette floutée. Je voyais ensuite tout en blanc et puis plus rien.


INTERMITTENCE.


Papillonnement. Mes yeux s’ouvrirent difficilement et m’offrirent le paysage d’un plafond blanc éclatant.  Et cette odeur… Un mélange d’effluves de désinfectants et de médicaments. Et cette chaleur… C’était comme si j’étais reposé sur un nuage et entouré d’un cocon. Et ce bruit… Ce bip incessant qui signifiait qu’un coeur battait toujours à proximité. « Hôpital ». Je reprenais soudainement mes esprits en regardant autour de moi. Le bip bip comptait d’ailleurs l’accélération d’un coeur, du mien en l’occurrence. Et ce sac… Accroché au bout d’une perche, rempli de sang pour me perfuser. Je grimaçais puis regarder mon bracelet sur mon poignet libre ; « Hiiro Daiki ».

▬ Qu’est-ce que…grommelais-je confusément en tentant de me redresser avec la poignée au-dessus de mon lit.
Urgh...  



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Mar 27 Fév - 14:11


Une journée de plus dans cet hôpital. J’aimais cet endroit, mais pas ce que je devais y faire pour y rester, ni qui y était. J’étais quelqu’un qui avait véritablement son travail a coeur. Je me refusais de mal travailler, j’avais voulu devenir chirurgien toute ma vie, malheureuse des choses dans la vie arrive et… Décide à votre place. Il a suffi d’une nuit, d’une soirée, d’une attaque pour que ma vie soit fichue en l’air. Maintenant je suis tenu en laisse par un putain de démon qui squatte ce même hôpital et par la peur permanente de voir ma jumelle céder sous le poids de sa maladie totalement inconnu. Mais jamais, Ô grand jamais je ne dois montrer que cela me touche, Liorah est pour moi ici un boulet, pour que Samaël comprenne bien qu’il ne pourra bientôt plus me faire chanter pour quoique se soit.

Tout ça pour dire que lorsque je suis ici je fais mon boulot parce que j’ai ça… Mais j’en souffre également. De toute façon le fait que je dois garder mon bon vieux masque de connard m’arrange tout à fait. Au moins… Je peux être de mauvaise humeur réellement, personne ne se demande pourquoi après tout je suis « Aedan le connard » ou alors « Aedan le bon infirmier, mais tellement con ». Dans tous les cas je sais que je suis reconnu par mes confrères comme quelqu’un de très doué, mais qui malheureusement a un caractère de merde. Que voulez-vous ! On ne peut pas tout avoir dans la vie.

Là je saisis le dossier de quelqu’un, je vais devoir aller changer les pansements de la personne alors qu’il a été admit il y a peu, mais avec de graves blessures. J’entre alors dans la chambre avec mon chariot et je ne vois même pas de suite que le patient est réveillé, je me rapproche simplement de lui et retire sa couverture, dévoilant sa blouse blanche d’hôpital, je me retourne vers mon chariot et enfile mes gants.
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Lun 5 Mar - 19:12
DAIKI Hiiro & CURSSE Aedan384 mots
Chaire meurtrie
Ce blanc immaculé me rendait inconsciemment mal à l’aise. Dans quel beau drap m’étais-je encore mis pour me retrouver ici, dans ce lit ? A cette interrogation, je fronçais mes sourcils en tentant d’y répondre moi-même. Flou total. La question demeurait sans réponse pendant que je me redressais avec peine contre l’énorme oreiller moelleux qui me pouponnait le dos. J’avais la vague sensation de m’enfoncer dans un nuage, digne de la publicité des Kinder Maxi. Vous savez cette publicité où une femme se faisant bousculé dans un train et ayant trouvé une place, semblait rassurée. Un môme déballa son Kinder Maxi et partagea un morceau avec la femme. Cette dernière aux anges flotta sur un nuage dans son siège. « Un Maximum de douceur dans une petite tablette ».
Hé oui.
J'étais comme ça.

N’arrivant pas à trouver la force nécessaire sans déclencher la douleur vive située à mon abdomen pour me redresser, je m’abandonnais à nouveau dans le lit en glissant vers le bas.

▬ Putain.


Voilà le seul mot qui s’échappa de mes lippes alors qu’un bruit environnant attira mon attention. Les roulettes d’un chariot roulèrent dans le couloir. Je tendis l’oreille avant de comprendre qu’il venait pour moi. La porte s’ouvrit. Je fermais les yeux en inspirant doucement et expirais par le nez.

▬ Saleté de douleur de mes deux, pensais-je.


Les yeux ouverts sur l’homme en blouse, je le reluquais en silence. Tiens, un infirmier. Le mien ? Il commença à retirer ma couverture sans me dire un mot ni un simple regard. J’arquais un sourcil. Tiens, ça commençait bien.

Dès qu’il se retourna, j’en profitais pour remonter légèrement ma couverture sur mon corps. J’avais froid moi déjà m’sieur le taciturne. Il mit ses gants et commença à se retourner.
Et à ce moment précis, je prenais la parole.

▬ Qu’allez-vous faire ?


Bien entendu, je devais avoir un accent « so british japonisé » en prenant la parole. Mais qu’importe. On m’avait déjà fait la remarque désobligeante que c’était « so cute ». Mh… Quelle flatterie ! Si je comprenais bien pour hacher quelques prononciations, ça l’était. On dirait qu’ils adoraient voir un asiatique galérait avec le son produit avec la langue. Bref. Je levais le regard vers l’inconnu et lisais sur sa blouse « Currse ».

▬  « Mr. Currse ? »



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Sam 10 Mar - 16:13


Mon rêve a toujours été plus… Pouvoir faire les opérations, pas les postop-op… Mais la vie parfois ne vous laisse pas le choix. C’est comme ça et pas autrement. Avec Liorah et Samaël je n’avais clairement pas le temps de faire plus, les études prenaient un temps fou et comme cela faisait maintenant dix ans que ma sœur pouvait mourir à tout moment… Je ne souhaitais pas être loin, dans une classe, lorsqu’elle partirait. Je n’ai déjà plus le droit d’être proche d’elle… Sinon Samaël se vengerait sur elle, alors je ne comptais pas en plus briser le seul lien qui nous restait : cet hôpital. En étude j’y serais clairement moins souvent et avec l’autre trou du cul de démon qui traînait dans le coin je préférais rester aussi un maximum dans le coin à surveiller du coin de l’oeil, même si Liorah pensait que je la haïssais tout simplement.

Bref tout ça pour dire que je vais devoir soigner, enfin… « Changer » un patient aujourd’hui et je n’en avais clairement pas la foi, mais je n’avais aussi clairement pas le choix. Abaissant sa couverture pour voir la taille du pansement je me retourne vers mon chariot dans le but de me préparer. Sauf qu’une voix s’élève dans la pièce, alors que je pensais le patient endormi. Je sursaute légèrement et tourne la tête vers lui avant de froncer les sourcils à sa question complètement idiote. Ouai, j’étais de mauvaise humeur.

-Je vais te chanter une petite chanson.

Je relève finalement un sourcil et me tourne totalement vers lui et en voyant qu’il a de nouveau monté à la couverture, je soupire et l’abaisse à nouveau. Et alors que je tirais doucement sur le pansement pour le décoller de sa peau, il commençait à m’appeler.

-Quoi ?
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Sam 10 Mar - 20:46
DAIKI Hiiro & CURSSE Aedan348 mots
Chaire meurtrie
Je penchais légèrement ma tête sur le côté pour l'observer devant son chariot. Il avait l'air si concentré ou dans les nuages qu'il m'avait complètement ignoré. Et moi qui désirait un peu plus de chaleur humaine dans un pays étranger, ce n'était pas gagné. D'ailleurs, il avait sursauté dès que je l'avais interpellé. Les commissures de mes lippes s'étirèrent davantage. Quel empoté celui-là. Un empoté grognon par dessus le marché en plus. Bon, tant qu'il n'était pas un bourrin pour m'examiner tout se passera bien.

▬ Hmm... Que s'est-il passé ? Je ne me souviens plus vraiment des faits avec clarté...


Délicatement, je me massais une tempe pour me soulager de la potentielle migraine qui allait m'enserrer dans ses étaux sournois et le regardais s'approcher de mon lit. Il recommençait son petit manège avec ma couverture sans me parler. Quel doux accueil et mise en confiance... Bien entendu, j'ironisais. Je roulais des yeux suite à son soupir et pinçais mes lèvres.

▬ Qu’allez-vous faire ?


▬ Je vais te chanter une petite chanson.


Attendez... Avais-je bien entendu ? Je restais un moment circonspect face à ses gestes et clignais à plusieurs reprises des paupières. On dirait bien qu'il avait dit qu'il allait chanter une chanson pour moi. Je découvrais en même temps que lui le pansement que l'on m'avait mis et grimaçais un peu lorsqu'il le décollait.

▬ Itaii...  

C'était quoi cette sale blessure que j'avais ? Je soupirais de dépit. La cicatrice n'allait pas être très jolie à voir... D'ailleurs, je crois me rappeler des événements. C'était une créature surnaturelle. Je ne saurais le dire laquelle. En y repensant, j'observais en silence les traits de mon soigneur pour voir sa réaction. Comment allait-il réagir face à cela ?

▬ Mr. Currse ? 


▬ Quoi ?


▬ Allez-y ? Chantez-moi une dans ce cas, ça pourrait être intéressant au final... Mine de rien, c'est foutrement douloureux donc soyez délicat, s'il-vous-plaît.



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Dim 11 Mar - 20:26


Jetant un coup d’oeil à ma montre, je soupire en pensant qu’il me reste encore un petit bout de temps avant que ça ne soit fini. J’étais vraiment de mauvaise humeur aujourd’hui, il en fallait donc mieux pas me chatouiller… Malgré ça je faisais mon travail correctement… J’ai peut-être la réputation d’être le connard de service, d’être toujours de mauvaise humeur, je restais un des meilleurs employés de ce foutu hôpital et je pense que c’est aussi pour ça qu’ils supportaient tous sans cesse ma mauvaise humeur… Mauvaise humeur dont je n’avais pas le choix de cohabité avec. Enfin bref, mon but à l’instant précis était de vite terminer ce patient et aller me poser dans un coin tranquille en attendant la fin de la journée sauf s’il y avait une urgence entre.

Sauf que ce n’était pas prévu au programme que le patient serait en réalité réveillé et qu’il serait en plus casse-couille. La plupart ne disaient rien, ils attendaient que je finisse et basta… Pas lui. Je finis par tourner légèrement la tête vers lui.

-Pourtant d’après votre dossier vous n’avez pris aucun coup à la tête…

Ne répondant pas plus que ça par la suite je tentais de faire simplement mon travail, mais non il avait décidé d’être chiant et con, donc je devenais con moi aussi. Je répondais à sa question idiote, par une réponse idiote et avant qu’il n’est pu répondre je commençais à décoller son pansement ce qui le faisait réagir, mais au moins il arrêtait de me parler ! Je finis par stopper tout geste après avoir tout décollé en l’entendant. Je relève finalement un sourcil et tourne la tête vers lui avec un petit sourire entre l’ironie et la tyrannie.

- Je pense que c’est plutôt vous qui allez me chanter une petite chanson…

Et comme pour appuyer mes dires je commence à tamponner mon bout de gaze rempli de bétadine sur sa blessure qui a vraiment une sale gueule et qui doit être sensible.
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Jeu 3 Mai - 19:21
DAIKI Hiiro & CURSSE Aedan511 mots
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Un hôpital ! Je n'aurais pas trouvé meilleur endroit pour me retrouver... En effet, quelle hypothèse stérile vu mon état actuel. Une infirmerie ça pouvait encore y aller mais ce lieu-ci était la dernière chose à laquelle je souhaiterais m'y rendre. Pourquoi ? Tant de questions... Je me demandais pourquoi justement ces souvenirs-là revenaient à la surface en ce moment-même. Et dans quel but me tiraillaient-ils l'esprit ?

Je voyais un autre moi dans un aéroport. J'avais l'impression que j'étais perdu ou paniqué par quelque chose. Attendez... Peut-être cherchais-je quelqu'un au milieu de toute cette foule ? La voix féminine des hauts-parleurs disait que les voyageurs du vol de New-York à (....) embarqueront bientôt. La panique me gagnait. On aurait dit que je voulais défendre cette personne d'y aller. Pour quelle raison ? Je me retrouvais ensuite à l'accueil d'un hôpital, hurlant à une hôtesse d'accueil des choses insensées...

Souvenirs... Ils avaient un goût d'amertume qui me venait en bouche comme un mélange de dégoût et de frustration. Mon regard se perdit dans le vague pendant quelques instants. C'était une période tumultueuse où je tentais désespérément de la retrouver. Oui, je me souvenais comme si c'était hier. Était-elle réellement morte ou disparue ? Chaque fois que je me questionnais à ce sujet, une boule angoissante me prenait à la gorge et me serrait à un point où je commençais à ne plus respirer normalement. Quelle idée absurde de devoir un jour découvrir son nom inscrit sur un lit métallique d'une morgue et de m'obliger à l'identifier. Ou pire encore, ne jamais retrouver la totalité de son corps... Si seulement, je pouvais ne serait-ce qu'un instant, avoir un répit pour oublier ce malaise, je ne serais pas en train de gagner du temps avec cet infirmier. J'admettais que la situation se prêtait au jeu de la taquinerie, mais simplement pour me divertir l'esprit.


▬ Pourtant d’après votre dossier vous n’avez pris aucun coup à la tête…


▬ Qu'est-ce que j'en sais ? Si je me souvenais de tout, je ne serais pas là en train de vous poser la question...


Quelques minutes plus tard.

▬ Mr. Currse ?


▬ Quoi ?


▬ Allez-y ? Chantez-moi une dans ce cas, ça pourrait être intéressant au final... Mine de rien, c'est foutrement douloureux donc soyez délicat, s'il-vous-plaît.


▬ Je pense que c’est plutôt vous qui allez me chanter une petite chanson…


▬ Moi ? Je ne pense p- TEME* ! 


Brusquement, ma langue maternelle revenait en charge. Pour ainsi dire, le mot que je venais d'employer n'était pas très élogieux pour cet infirmier qui venait de me faire mal avec ses soins. Je sentais complètement ma peau bougeait sous ses tamponnements incessants qu'une envie irrémédiable de lui coller une beigne en pleine fraise me prenait.

▬ ... ça fait un mal de chien... ! Que pouvez-vous me dire sur cette blessure ? Va-t-elle guérir assez rapidement ?


N.B : *TEME (= enfoiré, en japonais).


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Mar 8 Mai - 13:52



Il fallait toujours que ce soit pour ma pomme, les patients d’une chiantitude confirmé. Là je voulais simplement faire mon job, qu’il se taise et que je reparte faire autre chose ailleurs. J’étais un très bon infirmier, ça il n’y avait aucun doute, mais j’étais un infirmier amer… Amer au final de n’être que ça. Au fond j’aurais aimé été plus, mais il y avait tant de chose de la vie, Liorah et Samaël, qui m’empêchait d’être qui je voulais être, qui je pouvais être. Alors souvent j’étais simplement en colère… Mais vu que je devais garder le masque du connard, ça allait, ça passait. Peut-être que j’étais un connard, mais j’étais un connard compétent. Je finis par soupirer lorsque le chintoque insiste et je tourne les yeux que quelques secondes vers lui.

-Ça vous reviendra petit à petit, sinon demander à un médecin.

Parce que ça je ne l’étais pas. Bien sur que je savais ce qu’il avait, mais moi je n’étais pas particulièrement de ce service donc je ne savais pas ce que je pouvais ou pas dire. Une chose est sur : sa blessure n’a rien d’humain. Encore une fois, je ne savais pas si de ce côté-ci de l’hôpital on cachait à tout va l'existence surnaturelle ou si ça allait. C’est alors qu’il recommence un petit jeu de chat et la souris avec moi… Je le fais taire bien vite alors qu’il lâche un mot que je ne comprends pas. Gardant un sourire amuser je continue de soigner sans rien répondre, faisant simplement mon travail. Jetant au passage plusieurs bouts de gaze.
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Dim 13 Mai - 21:48
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▬ Ça vous reviendra petit à petit, sinon demander à un médecin.


▬ Oui, possible. Ce n'est pas la peine, vous aviez peut-être raison, ça me reviendra.


Douleur. Voilà le seul mot qui définissait parfaitement ce qui me touchait à l'instant T. Il n'y avait plus de doutes. Cette plaie devenait insupportable à mesure où elle suintait mes pansements. Je ne comprenais pas comment ça pouvait être si douloureux, même mes précédentes bastons de rue au Japon, où je m'étais fait plusieurs bleus, égratignures ou encore quelques ossatures brisées ne me faisaient pas autant mal. On aurait dit que mon corps souffrait d'une pathologie méconnue et qu'il ne savait pas comment réagir face à cette situation. Résultats des faits, il combattait de toutes ses forces au point de traduire des symptômes pour le moins étrange pour certains ; grosse infection, sang changeant de couleur, brûlure, douleur horrible, fièvre, fatigue passagère, perte d'appétit, insomnies...

A en croire la situation, l'infirmier ne comprenait pas lui-même ce qui se passait. J'avais vraiment mal. Son indifférence me laissait croire qu'il ne possédait aucunes compétences pour rassurer ses patients. Était-il naturellement comme ça ou était-ce un mauvais jour pour lui aujourd'hui ? Je l'ignorais tout bonnement, mais une chose était certaine. Il refusait de me répondre à propos de ma blessure. Je devenais encore plus suspicieux bien que ma douleur me distrayais par moment. Mes traits faciaux devraient être une illustre preuve de ma souffrance sur ce lit d’hôpital. Ou peut-être même mes palpitations ou les légères sueurs froides qui brillaient sur mon visage ? Le verrait-il ? Peut-être qu'il pensait que je délirais à cause de ma douleur ?

▬ Ecoutez ! Je suis sérieux. Répondez-moi si vous saviez quelque chose. Je ne suis pas dupe, aidez-moi à y voir plus clair, soufflais-je en saisissant son poignet pour attirer son attention vers la discussion et non vers ses soins.


Ainsi, je l'obligeais à me regarder. Mes yeux s'étaient plongés dans les siens d'une façon déconcertante. C'était comme si je venais de miser tout mon espoir en lui. Il devrait voir la détresse qui brillait dans l'éclat de mes yeux, ou encore la détermination dont je faisais preuve en serrant l'étau autour de son poignet. J'ignorais si je pouvais être capable de lui faire mal dans cet état mais je puisais encore dans mes réserves dans cette unique prise et technique d'approche. Dans quel but ? Je dirais la Vérité ? Je ne pouvais pas me permettre de manquer de telles informations dans un moment aussi crucial de ma carrière. Cette ville commençait à me rendre dingue. Il y avait trop de contradictions ! Et puis, je ne pouvais pas non plus passer là-dessus si une étrange créature était dans les parages. Et si elle revenait pour blesser mes patronnes ou venir m'achever ? Il fallait que j'avais le coeur net, tout de suite et maintenant. Je devais m'attendre à tout. Une fois sorti de cette chambre, dehors, le calme et la tranquillité n'existeraient plus. J'allais m'adapter à ce nouveau tournant, quitte à prendre des risques.

▬ Cette blessure... Vous savez qu'aucun animal de la Norvège serait capable de faire ça. N'est-ce pas ?






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Lun 14 Mai - 19:36


Finalement il semble changer d’avis et je me retiens vraiment de lever les yeux au ciel. On dirait une nana : il change d’avis comme de chemise. À la place je me contente de sortir un « j’ai toujours raison » parce que ouai… La plupart du temps j’ai raison. Je me trompe rarement et quand ça concerne les humains c’est encore plus simple de poser un diagnostic ! Même si je ne suis pas médecin, je suis infirmier depuis assez longtemps pour avoir quelques réponses sans avoir, malheureusement, poussé mes études.

Enfin bref ! Quoi qu’il en soit je me concentre pour soigner sa blessure. Je dois avouer que pour la première fois j’y ai été un peu fort, juste pour le faire taire et lui montrait qui « domine » ici, mais par la suite je fais plus attention. Je suis plus délicat, même si je doute pas que ça reste douloureux. Heureusement que j’ai l’habitude de tout garder, de ne rien montrer parce que sa blessure est vraiment dégueulasse.

Finissant finalement les pansements, je remets des neufs en faisant attention pour que ce soit simple à retirer la prochaine fois sans trop tirer sur la blessure. Mais… Il fallait qu’il me coupe, alors que je faisais ça pour lui. Il m’attrape le poignet et je me stoppe immédiatement dans mes gestes avant de froncer les sourcils. Je n’aimais pas beaucoup ça, mais je n’allais tout de même pas le frapper. Je voyais bien que ça le tracassait… Qu’il se posait des questions, mais je n’avais rien le droit de dire. Reprenant doucement, en essayant de rester calme, j’évitais.

-Lâchez-moi que je finisse votre pansement, sinon vous allez avoir encore plus mal…

Tirant sur mon poignet pour qu’il me lâche, je continue le pansement alors qu’il me parle d’animal. Il me pose des questions auxquelles… Je réponds de façon évasive.

-Bien sur que si… Il y a des animaux qui sont capables de bien pires, vous semblez nouveau dans le coin, renseignez-vous sur les animaux.
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Jeu 31 Mai - 23:33
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Chaire meurtrie
Il était vrai que j'avais précisé à cet homme que je ne me souvenais pas de grand chose, mais la vérité était que non. Mes souvenirs resurgissaient progressivement au fil du temps. Les secondes qui tournaient sur le cadran de l'horloge me donnait le tournis. Plus les minutes passaient, plus je revoyais quelques brides de cette attaque. Elles se dessinaient dans mon esprit comme une réalité cauchemardesque. Parfois, les images étaient vagues, floues et incompréhensibles. Parfois, elles étaient marquantes, nettes et irréelles. Oui, c'était compliqué à dire mais pour le moment, je préférais taire cela en essayant de pousser mes souvenirs plus loin. Pendant qu'il me soignait, je me surprenais à oublier la douleur. Temporairement mais pas suffisant pour le moins du monde. Ou peut-être était-il plus attentif à mes signaux d'alarmes à chacun de ses gestes. Je le trouvais tout à coup moins brutal. Enfin !

Néanmoins, L'infirmier devait s'attendre à ce que je revienne en charge après ma lucidité retrouvée. Comme à l'instant.

▬ Ecoutez ! Je suis sérieux. Répondez-moi si vous saviez quelque chose. Je ne suis pas dupe, aidez-moi à y voir plus clair, soufflais-je en saisissant son poignet pour attirer son attention vers la discussion et non vers ses soins.


▬ Lâchez-moi que je finisse votre pansement, sinon vous allez avoir encore plus mal…


▬ Très bien, mais répondez-moi franchement, s'il-vous-plaît,


Je desserrais à contrecœur l'étau de mes doigts sur son poignet et il s'en dégage presque trop facilement. Hélas ! Si j'aurais été au mieux de ma forme, je serais plus entendu et pris au sérieux, surtout à ce moment précis. Non pas que je prônais la force et la violence, mais de temps en temps, elles nous étaient d'un bon recours. Je l'observais faire la finition de mon pansement tout en balançant mes questions, cette fois, j'étais plus déterminé que jamais.

▬ Cette blessure... Vous savez qu'aucun animal de la Norvège serait capable de faire ça. N'est-ce pas ?


▬ Bien sur que si… Il y a des animaux qui sont capables de bien pires, vous semblez nouveau dans le coin, renseignez-vous sur les animaux.


▬ C'est déjà fait, Mr. Cursse. Ours, écureuils, élans, lynx, lièvres, cerfs, rennes, chevreuils, renards, loups, vipères... Vous savez très bien que ce n'est pas eux qui m'ont administré ça. Je suis sûre que vous savez quelque chose. Dites-le moi.  Qui-m'as-fait-ça ?

N. B : Neeeh ! Désolée de t'avoir fait attendre petite fonda d'amour !  
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Jeu 7 Juin - 16:32



C’était compliqué pour moi d’être ici. Pas pour sa blessure bien dégueulasse, ça non. Pas non plus pour l’odeur de mort qu’il dégageait, ça non plus. Simplement parce que c’était un humain. Je n’étais pas à l’aise avec les humains… Ils étaient plus faible, plus ignorants et comme je connaissais pas mal de l’autre monde, ça me rendait fou de juste devoir fermer ma gueule alors que s’ils le savaient ça leur éviterait de se retrouver dans de telles situations. Cependant, malgré ce que l’on pourrait croire, je ne suis pas qu’un connard, je me tais. Je ne dis rien. Je respect le code d’ici.

D’ailleurs je dois mobiliser toute ma patience lorsque le chinetoque me choppe le bras pour me stopper. Un peu plus et je lui faisais comprendre de pas m’attraper comme ça. Mais je sais être professionnel ! Je suis professionnel… Et même si parfois je suis dur et froid avec les patients, je les soigne toujours très bien. À ce qu’il me dit en me relâchant je souris en coin et secoue la tête.

-Je ne marche pas au chantage, parce que dans tous les cas c’est vous qui souffrez, donc je n’ai rien à perdre, vous pouvez me tenir si vous voulez.

En tout cas une chose est sur ce mec est vraiment têtue. En plus maintenant que je ne le torture plus vraiment avec sa blessure, il semble reprendre sa faculté à réfléchir correctement et il me répond du tac au tac. Je lui lance un regard tout en rangeant ce que j’ai utilisé pour le soigner.

-Un ours, vous avez vu la taille d’une patte d’un ours et ses griffes acérés ? Ce que vous avez au ventre, c’est des griffures… Vous devriez faire le rapprochement seul. Je ne suis pas médecin, je suis un infirmier, je ne suis pas habilité à vous révéler quoique se soit.
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Ven 8 Juin - 14:33
DAIKI Hiiro & CURSSE Aedan746 mots
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... Comment dire ? Je ne croyais pas pour un clou à ce qu'il me racontait. Après avoir tenté de protéger des gens au risque de ma propre existence, croyez-moi, ce genre de mascarade ne m’atteignait pas. Tout le contraire, il me faisait le soupçonner davantage. Vous connaissez ce jeu de société où l’on jouait des villageois et des loups-garous tout en cherchant des coupables ? Eh bien, c’était exactement à ça que je me mettais à jouer. J’étais comme qui dirait le chasseur - qui d’ailleurs s’était fait blessé méchamment par une bébête assoiffée de sang - et lui, un potentiel suspect. Peut-être un complice, peut-être un villageois qui ne savait pas comment se démarquer ou peut-être était-ce une de ses bestioles coupables ?

J’étais peut-être un simple mortel en train de souffrir le martyr sur ce fichu lit d’hôpital, mais je n’étais sûrement pas inutile ou condamné. Du moins, ce n’était pas mon intention de finir mes jours dans cet endroit. J’avais encore à faire dans cette vie, des choses à réaliser, à sauver, à réparer, à effacer ou encore... à oublier.

Et cette histoire insensée me donnait clairement envie de passer à l’action. Il y avait beaucoup trop de questions auxquelles tout le personnel de cet endroit sordide ne me répondaient pas. Hélas ! Non, je ne psychotais pas. Le mot semblait trop faible pour définir ce que je ressentais en ce moment même.

Frustration.
Confusion.
Colère.
Instinct.


Tout ça ne suffisait pas pour toucher la corde qui se déroulait sur mon chemin. Vengeance ? Ce mot pouvait presque me convenir, et encore...
Ma fierté ou mon amour-propre paraissaient si inconsolables et blessés à cause de tout ça. Je possédais peut-être une vie, une seule, néanmoins, elle était suffisante pour marquer cette Terre de ses traces partout où elle passe. Ce n’était pas moi qui trépassait. Oh non... la Mort n’avait même pas le temps de soulever sa fauche pour me couper en deux. C’était uniquement d’autres autour de moi qu’elle s’amusait à trancher la tête pour la séparer de leur corps. Je n’appelais pas ça une chance, mais plus une malédiction. Mes proches... Mes principaux... Le sort s’acharnait encore et encore contre moi. En fait, la Mort préférait sans doute me voir isoler, errer seul dans ce monde que me ramener avec elle. C’était peut-être ce que je méritais au final.

▬ Je ne marche pas au chantage, parce que dans tous les cas c’est vous qui souffrez, donc je n’ai rien à perdre, vous pouvez me tenir si vous voulez.


▬ Ce n’était pas du chantage. Je sais que vous mentez. Je le vois à vos regards fuyants ou à votre langage corporel.  


Je soupirais en fermant les yeux. Le relâcher, le tenir ? Le relâcher ou le tenir, il ne savait même plus ce qu’il voulait celui-là.

▬ Nous étions en centre-ville dans un parking, Mr. Cursse. Ce n’était pas l’œuvre d’un putain d’animal. Mais de quelque chose. Mon témoin oculaire vous en dira tant !


Soudain, je me redressais légèrement en agrippant avec fermeté les barres du lit en fer et plongeais mon regard dans le sien.

▬ Je sais qu’il existe des choses auxquelles les gens normaux ne croient pas. Allez-y, appelez-moi un énième médecin qui me lancera également les mêmes foutaises que vous. Cet hôpital est encore plus déglingué que cette ville de toute manière. Mais croyez-moi, Mr. Cursse, tôt ou tard, je saurais la vérité. Et mon agresseur aussi, je le retrouverai si personne n’est capable de me le dire !


Essoufflé par cet effort inconstant de ma part, je me relâchais dans mon lit en étouffant une brève plainte et reprenais mon souffle.
Foutue plaie !
Foutue douleur !
Foutue situation !
Malheureusement, mon sang-froid, je l’avais déjà perdue en chemin dans les urgences... Mon dernier mot n’allait pas être pour aujourd’hui, je crois. J’allais tout faire pour lui faire la peau à cette satanée bestiole. Je commençais à marmonner en l’observant ranger ses machins.

▬ Itaï, itaï (aïe aïe en japonais), je ne refuserai pas un peu de morphine si vous en avez... Je ne suis pas inutile et faible. Arrêtez de me protéger de ce traquenard. J’ai juste besoin de savoir qui m’a infecté pour remonter vers mon agresseur, de connaître sa vraie identité et de me venger. Ces monstres ne doivent pas exister, disais-je plus faiblement en posant une main sur mon front, sonné par la douleur qui revenait en charge.


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Mer 13 Juin - 18:42



Il faut dire que le patient face à moi était un cas exceptionnel, dans le sens où rare était les humains qui étaient là pour cause surnaturelle quand même ! Ça pouvait arriver, mais ça le faisait rarement et lorsque ça arrivait, ça nous mettait bien dans la merde. Après tout est-ce qu’on devait tout leur dire ou pas ? Ce monde, le monde surnaturel, c’était un monde à protéger. Les créatures avaient autant de droits que les humains, je dis peut-être ça parce que j’ai le cul entre deux chaises à être un sorcier, n'en sais rien… Et je pense que l’autre connard de Samaël se foutrait de ma gueule à m’entendre penser en « bienfaiteur », mais au fond j'suis pas un mauvais gars. Je le montre juste pour qu’on me laisse tranquille. Pour qu’on ne cherche pas plus loin, c’est tout. Sortant de mes pensées je finis par sourire en coin en entendant le patient.

-Je ne pense pas que vous ayez la moindre idée de sur quoi je mens ou pas.

Mon ton est assez froid malgré mon sourire en coin. Il était même plutôt sarcastique mon sourire, voir mon ton. Je finis par relâcher le patient parce que j’en ai finis avec lui. Je tente de ranger au plus vite, pour partir au plus vite aussi, mais il me parle encore. Finalement je suspends un peu mes gestes lorsqu’il me dit qu’il sait qu’autre chose existe. Je tourne alors la tête vers lui.

-Très bien, si vous insistez. Je ne sais pas quelle créature a fait ça… Je ne suis qu’un infirmier, je ne connais pas votre dossier par coeur.

J’ai bel et bien employé le mot « créature » pour lui montrer que oui. Il y a bien autre chose qui dépasse l’entendement humain. Que ce n’est pas un « animal », mais une « créature ».

-Cependant si vous voulez un conseil.

Je dis ça en saisissant ce qu’il me demande pour le lui injecter tout en même temps.

-Ne vous frottez pas trop à ce monde, en pensant que la justice c’est de tous les abattre. Vous ne savez pas dans quoi vous mettez les pieds.
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Sam 16 Juin - 22:18
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Pour être tout à fait honnête, signer ce contrat à la maison des Syclista, était une opportunité pour redémarrer à zéro ma vie. Je voulais vivre des expériences auxquelles je serais à la fois maître et acteur moi-même. C'était mieux que de reprendre le flambeau de l'entreprise familiale, je ne me sentais pas prendre de telles responsabilités pour le moment bien que Père m'avait mis la pression durant mon adolescence. Je possédais peut-être quelques prérequis comme les études ou encore l'assurance nécessaire pour m'égaliser avec des concurrents mondiaux ou locaux. Non, ça ne me faisait pas peur. C'était juste le fait d'être sous l'aile de Père qui me dérangeait. Je ne supportais pas être son second, pensant qu'il aurait tous les droits pour me montrer que je n'étais qu'un pauvre néophyte. C'était d'ailleurs pour cette raison que ma vocation avait complètement changée. Enfin pas tout à fait, ma mère avait joué un rôle là-dedans.

Mais s'il fallait que je rencontre à nouveau des créatures surnaturelles sur mon chemin alors que je venais de loin, là, il y avait un sérieux problème. Du Japon aux States à la Norvège... Comment se pouvait-il qu'elles étaient partout ces choses ? J'avais besoin d'en discuter avec Haven à ce sujet. Peut-être aurait-elle une réponse à ça. Comme le fait que ma blessure ne soit pas stabilisée par exemple. Non. Mauvaise idée. Je ne lui dirais rien. Elle allait encore s'inquiéter pour rien. Néanmoins, elle aurait pu trouver un moyen pour me soigner sans problèmes, non ? Je ne le savais pas.

▬ Ce n’était pas du chantage. Je sais que vous mentez. Je le vois à vos regards fuyants ou à votre langage corporel.


▬ Je ne pense pas que vous ayez la moindre idée de sur quoi je mens ou pas.


▬ Et moi, je vous dis que je le sais. Vous mentez et fuyez le sujet.


S'il pensait que me parler sur ce ton allait changer quoi que ce soit, il se gourait complètement. Il mettait son doigt dans l’œil en fait. Je parlais tout aussi sec que lui, nul envie de passer à autre chose. Quand je voulais quelque chose, je l'obtenais pratiquement à chaque fois que je le souhaitais. On ne jouait pas le sarcasme avec moi puisque j'étais tout aussi doué que la personne dans cette comédie. Mon visage s'était soudainement éclairé dans un rictus mesquin.

▬ [...] Cet hôpital est encore plus déglingué que cette ville de toute manière. Mais croyez-moi, Mr. Cursse, tôt ou tard, je saurais la vérité. Et mon agresseur aussi, je le retrouverai si personne n’est capable de me le dire !


▬ Très bien, si vous insistez. Je ne sais pas quelle créature a fait ça… Je ne suis qu’un infirmier, je ne connais pas votre dossier par coeur.


Après cette réplique inattendue, je restais à présent bouche-bée. Je n'avais pas rêvé ? Il avait bien affirmé que ce que j'avançais depuis le début ?

▬ Enfin. Vous parlez... Cette ville grouille de créatures, vous savez ? Et si vous regardiez mon dossier pour en apprendre davantage, ça ne vous intrigue-t-il pas ?


Je levais les yeux vers lui, l'autorisant à me piquer avec cette foutue morphine qui j'espère me ferait du bien. Il ouvrait le dialogue. Finalement, il n'était pas si déglingué que son hôpital. S'il avait parlé comme ça depuis le début, ça m'aurait évité de péter mon câble à l'instant.

▬ Cependant si vous voulez un conseil.


▬ ... ?


▬ Ne vous frottez pas trop à ce monde, en pensant que la justice c’est de tous les abattre. Vous ne savez pas dans quoi vous mettez les pieds.


▬ Hélas, je me frotte à ce monde depuis perpette. J'ai même quelques alliés. Ma Justice part seulement du principe de me venger, et également de retrouver les coupables qui ont fait du mal à ma famille. Le reste ne me regarde absolument pas, soufflais-je en abaissant ma main de mon visage pour regarder l'infirmier.


La Morphine commençait à faire un peu son effet. La douleur disparaissait doucement et mes traits faciaux se détendirent. Je soupirais de soulagement après ce répit.


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Mer 4 Juil - 18:49



Je n’avais qu’une envie, celle de vite en finir et me barré loin de cette chambre. Il fallait toujours que les humains foutent leur nez partout, se questionne sur tout et mettent leur vie en danger inutilement… Comme ce mec. Je faisais donc en sorte de le faire taire le plus longtemps possible, mais malheureusement pour moi… Il était coriace le chinetoc. Levant finalement les yeux au ciel face à sa réplique je le regarde droit dans les yeux, sans jamais sourciller.

-Et moi je vous dis que vous n’avez pas la moindre idée de sur quoi je mens ou pas.

Et je ne parlais pas spécialement de cette situation. Je savais bien mentir… J’imaginais vu que depuis dix ans tout le monde me prends pour le connard que je m’efforce d’être. Il continue d’insister et avec son sourire… Mesquin, je commençais sérieusement à perdre patience, donc dans un soupire je finis par lui lâcher une information. Mais je n’aurais pas dû, c’est un flot de questions qui déferle, ce qui est… Ah oui ! Humain... Et je plie rapidement ce qu’il me reste comme affaire.

-Je suis désolé, je dois y aller d’autres patients ont besoin de moi.

Je le conseille, c’est tout ce que je peux faire, il n’obtiendra pas plus d’informations de moi. Je ne suis pas là pour ça. Il me raconte alors un bout de son histoire, mais avant même que je n’ai eu le temps de dire quoique se soit, je vois dans son regard qu’il est déjà loin. Je secoue donc doucement la tête sans forcément répondre vu que ça ne servirait à rien et quitte la pièce. Quelques choses me disent que je reverrais cet humain, s’il continuait à s'entêter... Blessé ou… Mort.



FIN
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