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Lun 4 Juin - 13:27

Ombeline consulta le petit papier où elle avait noté l'adresse d'Hiiro Daiki, son patient. Elle leva la tête pour vérifier le numéro de l'immeuble et sourit. C'était bien là. Elle piocha un bonbon dans le paquet ouvert dans son sac, le fourra dans sa bouche et entra.

L'infirmière avait suivi son cas à l'hôpital et c'était tout naturellement qu'elle s'était proposée quand on avait abordé la question de soins à domicile après son départ. Bien que le patient soit humain, ses blessures étaient très étranges et Ombeline avait bien remarqué que les médecins s'inquiétaient. Elle était déterminée à apporter autant d'aide que possible, que ce soit avec ses compétences médicales ou avec son sourire et sa bonne humeur. Les humains étaient fragiles et éphémères, elle le savait parfaitement, mais ce n'était pas une raison pour laisser leur vie échapper aussi facilement.
Et puis elle aimait bien les soins à domicile, elle avait plus de temps à accorder que pendant son service à l'hôpital. Cela lui permettait de mieux s'occuper du patient, de prendre le temps de le rassurer et en plus elle n'était pas obligée de mettre son uniforme d'infirmière. Non pas qu'il soit laid, mais elle le trouvait plutôt triste en général. Elle portait donc une robe cintrée à carreaux, y avait épinglé un petit pin's arc-en-ciel, et ses bottines à talons lacées claquaient joyeusement dans les escaliers.

Elle arriva devant la porte 64 et sonna. Lorsque celle-ci s'ouvrit, elle lança avec sa bonne humeur habituelle :
- Bonjour, je suis Ombeline Smith, votre infirmière, nous avions rendez-vous.
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Jeu 7 Juin - 1:22
DAIKI Hiiro & SMITH Ombeline359 mots
SOINS A DOMICILE
Voilà quelques jours que j'étais sorti de l'hôpital. Il était enfin temps ! Je devais vous l'avouer, je détestais ce genre d'endroits. Vous vous dites pour quelle raison ? Eh bien, ça ne me faisait point rappeler de bons souvenirs à vrai dire. Le passé devait être le passé, et pourtant, certaines choses pouvaient vous hanter quoi que vous fassiez. C'était ballot.

Que vous dire de plus ? Si j'allais bien ? Oui et non. Le lit d'hôpital ne me manquait pas. Cependant, ma forme ne semblait guère s'améliorer. C'était tout le contraire. Cette foutue blessure prenait son pied pour me torturer physiquement et moralement. Et croyez-moi, ça me perturbait. Je n'avais pas l'habitude d'être aussi inactif depuis que j'ai choisi ce métier. Je voulais guérir au plus vite mais mon corps ne semblait pas être du même avis...

L'hôpital m'avait donné une infirmière à domicile pour que les soins se poursuivent malgré tout. Etant donné mon malaise, et ma potentielle fugue de la dernière fois, ils avaient préférés m'autoriser une sortie temporaire que me laisser dans un état d'angoisse.

Soudain, un bruit m'extirpa de mes pensées. Une sonnette qui m'aiguillait sur l'arrivée de mon infirmière. C'était notre premier rendez-vous médical aujourd'hui. J'espérais que ça ne serait pas une autre pâle copie de mon premier infirmier taciturne, sinon, bonjour l'ambiance. Je soupirais automatiquement après cette pensée et tiquais en me relevant de mon lit. Une légère plainte s'échappa de mes lippes.

▬ Saleté de plaie...


Je reprenais mon souffle en me dirigeant vers la porte d'entrée, assez lentement, vêtu de mon peignoir. Avant d'ouvrir, je nouais mon peignoir, prenais une inspiration pour ne pas paraître souffrant et tournais la poignée. Une main discrète sur mon ventre et le bras appuyé sur la porte, je souriais légèrement à ma visiteuse plutôt bien sapée en toute bonne surprise.

▬ Oh ? C'est étonnant... de voir une infirmière sans son accoutrement, soufflais-je en la reluquant un moment. Mais, entrez. Je suis Hiiro Daiki, enchanté.



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Ven 8 Juin - 22:20
Le sourire d'Ombeline s'élargit à sa remarque. Sans être excessivement coquette, elle aimait tout de même produire son petit effet.

- On n'est pas obligé de porter l'uniforme quand on est dehors, alors j'en profite, je trouve que ça fait moins triste.


Elle entra et examina rapidement la décoration. Cela donnait toujours une petite idée de la personnalité de la personne qui y vivait. C'était plutôt sobre et rangé. Ombeline aimait les gensordonnées. C'était toujours agréable d'entretenir une conversation avec.
Elle aimait aussi les personnes désordonnées. C'était aussi très sympa de parler avec.
En fait... elle aimait tout le monde. Ce qui permettait une infinité de bonnes conversations.

La fée se tourna vers lui et entra dans le vif du sujet.

- Comment allez vous ? La dernière fois que je vous ait vu, la blessure était vraiment vilaine.

Elle n'avait pas eut tout le détail de son dossier. Elle était infirmière, pas médecin. Mais elle avait l'essentiel, c'est-à-dire les soins à effectuer. Et puis elle avait suivi son cas, ce qui faisait qu'elle était plus que compétente pour traiter toute complication possible.

- Et si nous nous installions ? Proposa t'elle en se dirigeant automatiquement vers le canapé.
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Sam 16 Juin - 21:18
DAIKI Hiiro & SMITH Ombeline397 mots
SOINS A DOMICILE
Je penchais légèrement ma tête sur le côté tout en l'observant. Cette demoiselle était très attrayante pour être honnête. Son sourire ne la quittait presque jamais. Bien au contraire, elle s'étincelait à chacune de ses risettes et même après ma remarque, alors je ne m'en plaignais pas.  

▬ Oh ? C'est étonnant... de voir une infirmière sans son accoutrement. Mais, entrez. Je suis Hiiro Daiki, enchanté.


▬ On n'est pas obligé de porter l'uniforme quand on est dehors, alors j'en profite, je trouve que ça fait moins triste.


▬ Je vois, mais ce serait dommage d'abîmer vos beaux habits après vos services. Imaginez du sang de vos patients, ce serait surtout ça qui serait triste.


Je souriais un peu tout en m'effaçant de l'entrée pour lui céder le passage. L'appartement semblait assez présentable pour un homme célibataire tel que moi. J'admettais que je ne faisais pas souvent le ménage, mais au moins, une journée entière par semaine. Enfin, il m'arrivait de tricher. Je regrettais les fois où c'était Yumi, ma sœur cadette qui s'occupait de tout ça lorsque nous étions aux USA.

▬ Comment allez vous ? La dernière fois que je vous ait vu, la blessure était vraiment vilaine.


▬ Mh, je vais bien, je crois ? Ma blessure est assez vilaine, Madame Smith. Je crois qu'elle prend beaucoup de temps à cicatriser... Peut-être qu'elle s'infecte, c'est bizarre.


Les sourcils froncés, je refermais la porte derrière elle tout en feignant de ne pas avoir mal pour la rejoindre vers le canapé. Je m'inquiétais quand même pour ma plaie, puisque ce n'était pas n'importe qui qui l'avait fait. C'était justement une créature surnaturelle, mais j'avais sous-estimé cette blessure.

▬ Et si nous nous installions ?


▬ Très bien... Je vous conseille malgré tout de protéger vos vêtements, sait-on jamais.


D'un geste délicat, je dénouais ma ceinture pour enlever mon peignoir et faisais glisser le tissu de mes épaules pour ensuite le présenter à mon interlocutrice. Elle ne serait sûrement pas prête de soigner ma plaie dans une condition aussi... catastrophique. Exagérais-je ? Non du tout. Je grimpais sur le canapé et m'allongeais le plus prudemment possible et lui laissais la voie libre. Mon torse était d'ailleurs recouvert de bandages. 



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Sam 16 Juin - 22:31
Lorsqu'il fit allusion au fait qu'elle pourrait se salir, Ombeline se retint de préciser qu'on ne laissait jamais de patient dans un tel état dehors. Ce n'était pas la peine de lui faire des reproches. Déjà que ça ne devait pas être très pratique de ne pas aimer l'hôpital quand on était blessé à un tel point... Elle préférait plutôt retenir le fait qu'il s'inquiétait pour elle. La fée n'y avait pas pensé à vrai dire. Elle se fichait pas mal de ses vêtements. Quand on traversait les siècles, certaines choses  devenaient totalement superficielles. Si elle tâchait sa robe de sang, soit elle partait au lavage, soit elle en achetait une autre si ce n'était pas récupérable. Rien de très grave en soi.
Enfin, traverser la rue couverte de sang était un autre problème, en effet. Tant pis. Elle avait vu pire et elle avait actuellement plus important à traiter : un patient.

▬ Comment allez vous ? La dernière fois que je vous ait vu, la blessure était vraiment vilaine.

▬ Mh, je vais bien, je crois ? Ma blessure est assez vilaine, Madame Smith. Je crois qu'elle prend beaucoup de temps à cicatriser... Peut-être qu'elle s'infecte, c'est bizarre.



Un patient dont l'état était plutôt préoccupant. Sans montrer son inquiétude, toujours un sourire rassurant aux lèvres, elle proposa de s'installer.

▬ Très bien... Je vous conseille malgré tout de protéger vos vêtements, sait-on jamais.


Sur ces mots, il retira son peignoir et lui présenta. Ombeline eut un petit rire, touchée de cette attention. Au moins, elle ne sera pas couverte de sang, c'était sûr. Même si elle ne pensait pas que ça aurait été le cas. Elle n'allait pas opérer, juste désinfecter et panser une plaie. Normalement.

- Merci, c'est gentil.

Elle l'enfila et dû retrousser les manches pour ne pas être gênée dans ses mouvements. Elle flottait un peu dedans mais heureusement, elle pouvait régler ce problème en serrant la ceinture autour de sa taille. Elle écarta les bras, un peu amusée par la situation :

- Rassuré ?

Elle connaissait d'autres collègues qui auraient tout fait pour se mettre vite au travail, elle, en revanche, préférait mettre ses patients à l'aise pour que les soins soient le moins désagréables possibles.

Lorsqu'il fut installé, elle sortir son matériel et commença à expliquer :

- Je vais d'abord vous ausculter, vérifier que tout va bien globalement, et ensuite j'enlèverais les bandages pour vérifier la plaie.

Les gens réagissaient mieux quand ils savaient ce qui allait leur arriver en général.

Ombeline prit sa tension, écouta son cœur, etc. et prit soin, à chaque fois, de le rassurer avec un petit mot gentil. Elle croyait fermement que le moral jouait beaucoup dans le processus de guérison. Combien de cas anodins avait-elle vu dégénérer parce que le patient avait perdu tout espoir ? Et à l'inverse, combien de cas désespérés s'étaient améliorés grâce à un moral et un soutient à toute épreuve ? D'ailleurs était-il soutenu par ses proches ? C'était plutôt important de ne pas être seul dans ce genre de situation, surtout s'il y avait un risque de complications. Il valait mieux que quelqu'un passe le voir tous les jours pour s'assurer qu'il allait bien, qu'il n'avait pas fait de malaise ou autre. Enfin, il devait sans doute avoir un.e petit.e ami.e qui veillait sur lui. Il avait l'air plutôt gentil et beau garçon, le genre qui ne restait jamais vraiment seul. Un avantage dans ce genre de situation.
Ombeline se nota dans un coin de la tête de lui poser la question quand même. Ce serait une piètre infirmière si elle ne s'assurait pas qu'il y avait bien quelqu'un pour appeler les secours s'il se trouvait dans une situation critique.
En tout cas, son examen se passait plutôt bien pour le moment et elle n'en avait pas douté une seconde ! Il avait l'air d'être le genre de personne à prendre soin de lui. C'était une excellente chose.  

Lorsque vint le moment d'examiner la plaie, elle enfila une paire de gants en latex, s'assit au bord du canapé et défit délicatement le bandage. Elle se souvenait parfaitement de l'état de la plaie la dernière fois qu'elle l'avait vu à l'hôpital. Et c'était quasiment le même... Étrange. Intriguée, l'infirmière fronça légèrement les sourcils et demanda :

- Que vous est-il arrivé pour vous retrouver avec une telle blessure ?

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Dim 17 Juin - 23:17
DAIKI Hiiro & SMITH Ombeline567 mots
SOINS A DOMICILE
Il me semblait avoir décelé un teint sombre sur son visage. Avais-je réussi à l'inquiéter sur mon état de santé ? Je ne le savais pas. Peut-être que ma blessure la troublait puisqu'elle n'était pas très normale... pour tout dire. En même temps, je m'étais fait attaqué lorsque je protégeais ma seconde patronne, répondant au doux nom d'Eretria, sur mon lieu de travail. D'ailleurs, le Paradise Night Club devenait de plus en plus étrange. Je me disais qu'il fallait avoir une discussion sérieuse avec ma contractante principale, Lilith. Me cachait-elle des choses ?

En venant à Oslo, je n'imaginais pas que j'allais avoir autant d'ennuis en si peu de temps. J'hésitais à dire à ma sœur cadette de me rejoindre si c'était le cas, mais la connaissant, elle allait sûrement venir. Mise à part ça, je vivais seul depuis mon arrivée. J'avais pour seule et agréable compagnie, Mei, ma petite Chartreuse féline. Une vraie petite friponne cette-là !

L’infirmière se mettait à glousser lorsque je lui avais présenté mon peignoir. Ben quoi ? C'était pas grand chose... Je cherchais juste à ne pas abîmer ces vêtements. De toute manière, si ça lui arrivait, c'était uniquement de sa faute. Mais, ses habits étaient réellement beaux. Je savais ce que ça faisait de perdre de beaux fringues lorsqu'on mettait le prix ! Et dieu sait combien de fois, j'avais ragé contre ma machine à laver pour les tissus déteints !

Voilà qu'elle enfilait mon peignoir, ça me faisait automatiquement ricaner une fois qu'elle bougeait avec son nouvel accoutrement. C'était à la fois comique et adorable. J'acquiesçais à sa question et semblais à présent plus "rassuré" comme elle le disait si bien.

▬ Oui, c'est beaucoup mieux !


▬ Je vais d'abord vous ausculter, vérifier que tout va bien globalement, et ensuite j'enlèverais les bandages pour vérifier la plaie.


▬ Oh ? D'accord, je vous fais confiance. Allez-y.


Elle semblait connaître son travail et savoir s'y faire. Je préférais beaucoup sa compagnie puisqu'elle me mettait tout de suite à l'aise. Pour tout dire, le domaine médical, ce n'était absolument pas mon truc. Depuis ce qui s'est passé aux USA, je tenais en horreur tous les centres d'hôpitaux. Alors lorsqu'elle me parlait en ignorant le silence, ça me rassurait un peu. Si elle était mon infirmière depuis le début aux urgences, possible que je ne me serais pas enfuis ni être pris d'une crise d'angoisse à chaque fois que je me retrouvais seul.

Elle m'auscultait tranquillement et je restais pour le moment très sage et silencieux. Encore heureux que je n'avais pas repoussé un infirmier ou grondé dessus parce qu'il faisait mal son travail. Mais dès qu'elle commençait à s'occuper de ma plaie, je me renfrognais sur le canapé. La douleur revenait lorsqu'elle faisait mumuse avec la zone frêle de ma blessure. Je peinais même à ne pas échapper une brève plainte.

▬ Que vous est-il arrivé pour vous retrouver avec une telle blessure ?


▬ Croyez-moi, si je vous raconte cette anecdote, vous n'allez pas me croire. Haha... Disons que c'est un accident de travail au Paradise Night Club. Je suis le garde du corps des jumelles Syclista.





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Ven 22 Juin - 15:57
Ombeline n'aimait pas sentir son patient se crisper sous la douleur. Elle aurait aimé ne pas provoquer ce genre de réaction, mais c'était pour son bien. Il fallait qu'elle désinfecte cette étrange plaie. Elle agissait le plus délicatement possible et lui parlait pour détourner son attention.

▬ Que vous est-il arrivé pour vous retrouver avec une telle blessure ?

▬ Croyez-moi, si je vous raconte cette anecdote, vous n'allez pas me croire. Haha... Disons que c'est un accident de travail au Paradise Night Club. Je suis le garde du corps des jumelles Syclista.


Son sourire s'étira légèrement au coin de ses lèvres. Pas le croire, hein ? Il n'y avait qu'un humain pour penser qu'il restait des choses impossibles en ce bas monde. C'était adorable.

▬ Oh, vous savez, on voit énormément de choses étonnantes dans mon métier. Au moins on reste ouvert d'esprit...

Tandis qu'elle continuait de nettoyer doucement la plaie, elle continua de converser sur ce sujet. En plus de focaliser son esprit sur la discussion, elle voulait savoir si cette blessure était d'origine magique. Enfin. Non. Vu sa forme, il était clair qu'elle l'était. Ce qu'il fallait savoir c'était quel type de magie. Et s'il ne fallait pas des soins plus particuliers du coup. C'était étrange d'ailleurs que les médecins l'aient laissé sortir dans cet état.

▬ Je suis en ville depuis peu, j'ai beaucoup entendu parler de cet endroit mais je n'y suis jamais allée.

Elle tenta une approche, gardant un ton rassurant, toujours un petit sourire bienveillant aux lèvres :

▬ En tout cas, je ne pensais pas qu'ils avaient des animaux capable de faire ce genre de chose.

Aborder le surnaturel avec un humain était toujours une chose délicate. Leur esprit refusait parfois de s'y confronter et, le plus souvent, ils cédaient à la peur ou pire... à la folie. Ombeline n'avait aucune réticence à les informer, mais préférait que cela se passe en douceur, que ça soit une merveilleuse découverte, pas un horrible cauchemar. Être blessé de la sorte était un très mauvais premier contact et elle comprenait qu'il pense qu'on ne le croirait pas. Elle comprenait aussi qu'il puisse, par la suite, se méfier des êtres surnaturels. Et c'était plutôt triste. Il valait mieux petit à petit l'amener à au moins accepter ce qui lui était arrivé avant que son esprit ne tente de trouver d'autres solutions pour se cacher cette vérité et développe un petit embryon de folie.

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Ven 29 Juin - 18:44
DAIKI Hiiro & SMITH Ombeline717 mots
SOINS A DOMICILE
J'aurais bien aimé être moins chochotte devant elle pour qu'elle puisse soigner ma plaie sans aucune inquiétude, sans la moindre interruption et sans jugement quelconque, mais la réalité était cruelle et des plus vives. C'était foutrement douloureux de jouer avec une plaie infectée par quelque chose qui dépassait l'entendement. Une bestiole venue du monde obscure. Oui, je ne le niais plus tout à fait à présent. Cette créature...
Elle avait des yeux étranges de couleur...
Jaune, orange, je ne saurais vraiment le clarifier.
C'était assez flou dans mon esprit.
Mais, je me souvenais de ses griffes qui déchiraient mon abdomen.
Je me souvenais de la douleur qui me possédait.
Je me souvenais de la couleur incarnadine de mon propre sang sur le bitume du parking.
Je me souvenais de l'odeur imminente de métal qui dégageait dans l'air.
Je me souvenais des balles qui fusaient sur ma cible qui était mon agresseur quelques secondes auparavant.
Inutile de préciser que ces brides... ces réminiscences étaient encore confus au fond de mon esprit.

▬ Croyez-moi, si je vous raconte cette anecdote, vous n'allez pas me croire. Haha... Disons que c'est un accident de travail au Paradise Night Club. Je suis le garde du corps des jumelles Syclista.


▬ Oh, vous savez, on voit énormément de choses étonnantes dans mon métier. Au moins on reste ouvert d'esprit...


Elle ne me paraissait pas très surprise de ma réponse. Elle était même très amusée. Je restais un bref moment interrogateur et confus en fronçant mes sourcils. Ouvert d'esprit hein... Et si, je lui disais la vérité et qu'elle me riait au nez, comment va-t-elle me considérer maintenant ? Pour un fou à lier à enfermer dans un asile ? Je pinçais mes lèvres en réfléchissant. Bon... Je pouvais juste un peu l'aiguiller, elle pouvait voir s'il fallait développer ou passer à autre chose.

▬ Ha oui ? Vous voyez quoi comme choses étonnantes par exemple ? En ce qui me concerne, je... Je me suis fait blessé par une bestiole. Vous voyez. Elle m'a attaqué, griffé et elle s'est enfuie ensuite. Et me voilà, sur ce canapé, soigné par une charmante demoiselle, chez moi. The end.


Je redressais le coussin qui se trouvait derrière ma nuque et soupirais de dépit. Une main accrochée au coussin, je glissais mon autre bras sous le petit oreiller pour m'empêcher de trop gigoter pendant les soins. Il fallait dire que je ne restais pas très coopératif à un moment. Discrètement, je refermais mon poing sous ma tête, bien caché, pour pouvoir me contrôler. La douleur pouvait me faire faire n'importe quoi, en fait.

▬ Je suis en ville depuis peu, j'ai beaucoup entendu parler de cet endroit mais je n'y suis jamais allée.


▬ Oh ? Comme moi, je suis nouveau dans ce pays également, depuis quelques mois. Cet endroit est assez spécial. Je ne pense pas que ça pourrait coller à votre personnalité, à moins que vous n'aimiez le pole danse, les strip-teaseuses ?


Je me montrais légèrement taquin pour pouvoir changer de sujet, mais il se trouve qu'elle était bien plus maligne que moi. Elle revenait sur le sujet de mon attaque. Était-elle entêtée ou avait-elle une connaissance précise sur ce genre de choses étonnantes ? Cette fois-ci, je plongeais mon regard dans le sien en étant troublé.

▬ En tout cas, je ne pensais pas qu'ils avaient des animaux capable de faire ce genre de chose.


▬ Je... J'ai plus ou moins dis la même chose à un infirmier (= Cursse) de l'hôpital. Vous aussi, vous pensez que ce n'était pas un simple animal, mais de quelque chose d'autre, n'est-ce pas ?


Je disais tout ceci en clignant mes yeux de crédulité, comme si, un espoir venait de germer sous mes yeux à travers ses paroles. Inconsciemment, je ne quittais plus son regard une seule seconde. Je me redressais même un peu en s'humectant mes lèvres et en frôlant ma propre blessure de mon index. Je grimaçais un peu et relevais mon regard vers elle. Était-elle une humaine très bien renseignée ou... une des leurs ? Devrais-je lui faire confiance ou pas du tout ?


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Sam 30 Juin - 15:12
▬ Ha oui ? Vous voyez quoi comme choses étonnantes par exemple ? En ce qui me concerne, je... Je me suis fait blessé par une bestiole. Vous voyez. Elle m'a attaqué, griffé et elle s'est enfuie ensuite. Et me voilà, sur ce canapé, soigné par une charmante demoiselle, chez moi. The end.

Ombeline ne pouvait pas lui raconter ses expériences les plus surnaturelles, pas encore. Les malédictions loufoques, les créatures nécessitant des soins "particuliers"... Il ne comprendrait pas et prendrait peur. Mais elle avait d'autres anecdotes sur ses patients humains.

- J'ai déjà soigné des siamoises, deux têtes, un corps. Enceintes. C'était moins dramatique que cette vilaine blessure que vous avez, mais c'était plutôt... étonnant. C'était des femmes très charmantes aussi. (le compliment ne lui avait pas échappé)

La fée revint sur l'attaque qu'il avait vécue, toujours autant intriguée.

▬ Je suis en ville depuis peu, j'ai beaucoup entendu parler de cet endroit mais je n'y suis jamais allée.


▬ Oh ? Comme moi, je suis nouveau dans ce pays également, depuis quelques mois. Cet endroit est assez spécial. Je ne pense pas que ça pourrait coller à votre personnalité, à moins que vous n'aimiez le pole danse, les strip-teaseuses ?


Ombeline ne répondit pas, retenant de nouveau un petit sourire en coin. Elle était née il y a 1008 ans en Irlande, où les dieux de la fertilité étaient célébrés sans aucune honte. Elle avait eut trois maris, treize enfants et même si la société humaine avait voulu la faire culpabiliser sur sa vie sexuelle, toute créature aussi ancienne qu'elle avait tendance à se rendre compte au fil des siècles qu'il n'y avait aucun mal dans ce genre de plaisir. Elle trouvait tout de même cela drôle que cet humain pense que son caractère enjoué et bienveillant n'était pas compatible avec une relation au sexe décomplexée et épanouie. Enfin, il était humain et jeune. C'était normal.

▬ En tout cas, je ne pensais pas qu'ils avaient des animaux capable de faire ce genre de chose.


▬ Je... J'ai plus ou moins dis la même chose à un infirmier de l'hôpital. Vous aussi, vous pensez que ce n'était pas un simple animal, mais de quelque chose d'autre, n'est-ce pas ?


Il semblait comme fasciné. Ombeline réfléchissait à la manière d'aborder le sujet sans le traumatiser. Il se redressa légèrement et se fit mal dans son mouvement, détournant l'attention de l'infirmière qui l'arrêta.

▬ Ne bougez pas, vous allez vous faire mal. J'ai bientôt terminé, promis. Dit-elle avec douceur.

Il la fixait toujours. Attendait-il vraiment la vérité ou souhaitait-il être rassuré au final ? Il y avait réellement tout un monde entre les deux réponses.
Elle prit une crème et commença à l'appliquer délicatement. C'était la dernière étape avant de refaire un bandage propre.

▬ Je pense que vous êtes quelqu'un de totalement sain d'esprit, et que si vous avez vu autre chose qu'un animal, c'est que c'est sans doute le cas.

Elle croisa de nouveau son regard, arrêtant momentanément son application.

▬ Ce n'est pas parce que la majorité des gens vous dit qu'une chose est impossible qu'elle l'est forcément... Sinon notre planète serait toujours plate et les aventuriers n'existeraient pas.

Elle revint au soin et ajouta :

▬ Après, il ne faudrait pas que vous vous cantonniez à cette mauvaise expérience... ce serait tellement dommage de passer à côté de découvertes sans doute merveilleuses par crainte d'une seule et unique chose négative.

Ombeline avait l'impression de lui avoir à la fois tout révélé et rien du tout. Elle voulait qu'il vienne à cette conclusion tout seul, que son esprit fasse l'effort de l'accepter, d'y réfléchir, mais elle ne pouvait s'empêcher de le guider tout en veillant à ce qu'il ne reste pas coincé sur cette horrible attaque. Elle se dit même un instant qu'il n'y avait pas que son corps à soigner à cet instant précis. On ne pensais pas souvent à l'aspect psychologique dans les agressions, mais c'était pourtant terrible.
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Sam 30 Juin - 23:29
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▬ J'ai déjà soigné des siamoises, deux têtes, un corps. Enceintes. C'était moins dramatique que cette vilaine blessure que vous avez, mais c'était plutôt... étonnant. C'était des femmes très charmantes aussi.


▬  ... Ha oui quand même. Des siamoises enceintes dans un seul corps, ça devait être assez insolite comme phénomène. Elles ont bien accouché ? questionnais-je innocemment en n'ayant jamais imaginé cela possible un jour.


On aurait tout vu dans ce monde. Je n'imaginais même pas la complication de l'accouchement. J'avais déjà vu des documentaires de ce genre qui sortaient de la normalité, qui étaient très différents des autres "humains". C'était à la fois étonnant, dérisoire et constructif. Parfois, je me disais que ces types de documentaires pouvaient être utiles pour que nous apprenions un peu plus sur la Vie en général. Parfois, je plaignais ces gens qui étaient filmés, parce qu'ils devenaient comme des bêtes de foire. J'étais tout simplement mitigé et ne savais pas trop quoi en penser véritablement. Mais bon. Après cette annonce, je ne pouvais pas m'empêcher de savoir ce qui s'était finalement passé. Je voulais connaître le fin mot de l'histoire. Etait-ce un garçon ou une fille ? Les siamoises étaient-elles encore en vie ? Etc.

La madame Smith était très gentille, vraiment, je n'avais pas grand chose à dire à son sujet. Elle était en revanche assez intrigante par moment. C'était comme si elle ne dévoilait pas tous ses secrets en une traite. Enfin, je ne savais pas trop. Son sourire en disait long à ce propos. Soit, elle laissait le suspense perduré et flotté dans l'air. Soit, je lui faisais rire ou l'amusais-je, peut-être... sinon, c'était les deux à la fois. Eh bien, ce n'était pas de ma faute, je vous préviens tout de suite. Mon imagination commençait à aller loin plus que de raison. Madame Smith était-elle une petite cachottière ? Aimait-elle alors le strip-tease ? Féminin ou masculin ? D'ailleurs, a-t-elle déjà assisté à un pôle danse ? Je la voyais plutôt très innocente comme personne, mais derrière le masque d'une brebis se cachait éventuellement le masque d'une lionne. Je devais peut-être rêvasser pendant qu'elle ne disait rien puisque c'était elle qui avait brisé le silence en première pour revenir au problème initial ; ma blessure. Je clignais à plusieurs reprises mes paupières pour revenir au présent, balayant ses pensées croustillantes de mon esprit, et éclaircissais ma gorge sans être très discret.

▬  Ne bougez pas, vous allez vous faire mal. J'ai bientôt terminé, promis, dit-elle avec douceur.


▬ ... Ok. Je reste tranquille, répondis-je en ayant l'air moins enthousiaste.


Je la surprenais en train de m'arrêter dans mon geste et je fronçais bêtement les sourcils. Bon... si madame le désire, madame est servie. Un peu plus détendu, j'essayais, je me rallongeais en l'écoutant puis cherchais son regard pour avoir une véritable réponse de sa part. Croyait-elle aux choses surnaturelles, oui ou non, une bonne fois pour toute ? Mes yeux la fixaient encore plus, et je pouvais détailler son visage à force. Un petit visage tout rond et enfantin, de fins sourcils bien dessinés, des yeux vifs qui cachaient une sagacité à ne pas prendre à la légère, comme deux billes noires obsidiennes, un nez délicat et long, et une bouche très pincée relevée d'une couleur chaude comme le rouge. Son front était lisse et dessinait son visage en forme de cœur grâce à sa chevelure châtaine. Je remarquais même qu'elle possédait deux pommettes saillantes comme moi lorsque je souriais. J'avais presque envie d'enfoncer mon doigt dans une de ses pommettes pour la taquiner, mais étant donné les circonstances, je me retenais de le faire. On ne se connaissait pas. Finalement, je me contentais de la regarder faire son job et me passais la pommade. Je me trouvais chouchouté et choyé comme un enfant, en ce moment, voire un peu trop. Pas très désagréable, mais très inhabituel. Non, en fait, j'avais l'impression que ma sœur faisait la même chose aussi.

▬  Je pense que vous êtes quelqu'un de totalement sain d'esprit, et que si vous avez vu autre chose qu'un animal, c'est que c'est sans doute le cas.


▬  Je vois... C'est rassurant de savoir que vous me "croyez".


▬ Ce n'est pas parce que la majorité des gens vous dit qu'une chose est impossible qu'elle l'est forcément... Sinon notre planète serait toujours plate et les aventuriers n'existeraient pas.


▬ Eh bien, je crois en beaucoup de choses, vous savez. Pas vous ?


Je tentais d'insister sur cette seconde réplique en parlant assez clairement, afin d'être le plus crédible possible. Et je me risquais un questionnement pour lui tendre une perche. Allait-elle capter le message ?

▬ Après, il ne faudrait pas que vous vous cantonniez à cette mauvaise expérience... ce serait tellement dommage de passer à côté de découvertes sans doute merveilleuses par crainte d'une seule et unique chose négative.


▬ Cette expérience est une parmi tant d'autres, si seulement, vous saviez. Mais, je n'ai pas dis mon dernier mot.


Inconsciemment, je serrais mes dents assez fortement. On devait apercevoir mes tempes bougeaient et ma mâchoire se contractait. Énervement ? Frustration ? Confusion ? Vengeance ? Qu'en savais-je ? Peut-être tout en même temps, simultanément. J'avais une envie irrémédiable de mettre la main sur l'identité de mon agresseur-chose-bidule. Il fallait que je fasse mon enquête et revienne sur les lieux de l'agression, si les preuves n'étaient pas encore détruites d'ailleurs. En y repensant, j'hésitais très sincèrement à contacter Isabelle (Lightwood) pour m'aiguiller sur cette attaque. Elle me balançait pas mal d'informations au sujet du surnaturel et parfois, elle m'aidait aussi à avoir des tactiques pour me défendre contre certaines créatures dangereuses.  


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Lun 2 Juil - 13:23
Les siamoises avaient bien accouché. Un adorable petit garçon. Ombeline avait suivi ces patientes un petit moment pour s'assurer que tout allait bien et après quelques déboires avec le père du bébé, elles avaient décidé de l'élever seules. Enfin, était-on réellement seule dans ce genre de cas ? La fée se souvient les avoir enviées. Elle qui était seule malgré ses tentatives afin de trouver un peu de compagnie parmi les humains. C'était il y a cinquante ans. Tous les journaux en avaient parlé dans les faits insolites.
Les seules informations qu'elle délivra auprès de son patient actuel furent les deux premières avant de changer de revenir au sujet qui l'intéressait.

Au fil des soins, elle tentait de déterminer ce qui l'avait attaqué, ce qu'il savait et dans quel état d'esprit il se posait vis-à-vis de l'existence du surnaturel. Il devenait de plus en plus évident qu'il se doutait de quelque chose et qu'il n'allait pas laisser filer ça. Ombeline l'encouragea dans cette voie.

▬ Ce n'est pas parce que la majorité des gens vous dit qu'une chose est impossible qu'elle l'est forcément... Sinon notre planète serait toujours plate et les aventuriers n'existeraient pas.


▬ Eh bien, je crois en beaucoup de choses, vous savez. Pas vous ?




La fée n'était pas stupide, contrairement à ce que beaucoup pensaient en voyant son grand sourire et son optimisme à toute épreuve. C'était courant d'associer "imbécile" et "heureux", comme si le malheur aidait au développement du cerveau ( alors qu'en réalité, c'était plutôt le contraire). Bref, tout ça pour dire que l'infirmière avait compris. Il savait et il testait ses connaissances à elle, il vouait savoir dans quel "camp" elle se trouvait. Même s'il n'y avait jamais eut que le camp des vivants (même les vampires l'étaient, dans un sens). Malin.

▬ Je crois et j'ai toujours cru en tout... Se contenta-t-elle de dire, énigmatique.

Il avait vécu une expérience traumatisante, il fallait qu'elle s'assure qu'il était prêt à de telles révélations sur sa personne. Il était en position de faiblesse, il pouvait se sentir mal à l'aise, prendre peur...


▬ Après, il ne faudrait pas que vous vous cantonniez à cette mauvaise expérience... ce serait tellement dommage de passer à côté de découvertes sans doute merveilleuses par crainte d'une seule et unique chose négative.

▬ Cette expérience est une parmi tant d'autres, si seulement, vous saviez. Mais, je n'ai pas dis mon dernier mot.

À voir sa mâchoire crispée, ce n'était pas de bonnes expériences. Il était bien parti pour appartenir à cette classe d'humains qui chassaient les êtres surnaturels par peur. Aucun doute qu'il le prendrait très mal s'il apprenait qu'elle n'était pas humaine. C'était tellement dommage. Tout ce mal basé sur de simples confusions, des peurs...
La fée prit un air désolé malgré elle.

▬ Toutes étaient aussi mauvaises ? C'est tellement dommage.


Elle déposa des gazes sur la blessure et prit une bande propre.

▬ Il faudrait vous mettre assis pour que je puisse passer le bandage tout autour de votre torse. Je vais vous aider.

Très doucement, elle le fit se redresser en veillant à ce qu'il ait le moins mal possible. Elle commença alors le bandage, réfléchissant à un moyen de l'aider à avoir moins peur. Elle leva les yeux vers lui, un petit sourire aux lèvres.

▬ Je suis sûre et certaine qu'en réalité, vous avez déjà vécu des expériences de ce genre plus agréable. Peut-être que vous ne les avez juste pas remarquées.


Après tout, malgré sa blessure qui le faisait souffrir, il ne semblait pas vivre cet instant avec elle si mal. Toujours voir le positif là où il ne semblait pas y en avoir ! C'était sa devise !
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Dim 8 Juil - 18:52
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SOINS A DOMICILE
Durant l'histoire de la jeune infirmière, je l'écoutais en silence tout en hochant de temps à autre la tête pour lui montrer que j'étais attentif. Les siamoises avaient un fils. Cool. Elle n'avait pas traîné en longueur sur ces dernières, mais ce n'était pas comme si je voulais connaître toute leur vie non plus. Je pensais même qu'elles étaient en vie, et c'était tout ce qui comptait. Si ce n'était pas le cas, eh bien, tant pis. C'était triste, mais la vie ne pouvait pas être rose pour tout le monde. Hélas !

Finalement, mes soins se passaient assez bien. Je ne pensais pas apprécié la compagnie des infirmiers avant aujourd'hui. ... Bon. Il y avait déjà certains qui étaient agréables comme elle, mais pas à ce point-là. Elle dégageait... quelque chose de particulier. Je ne saurais dire quoi. Sa bonté me paraissait contagieuse. Son aura ou ses bonnes ondes, peut-être. C'était indescriptible avec des mots. Du moins, je n'arrivais pas à vraiment mettre un mot sur cette curieuse sensation. Il n'était pas rare que je ressentais ça, en particulier avec Haven, puisqu'elle était tout simplement une ange. Je voulais dire qu'elle était vraiment une ange au sens propre du terme, non pas à une ange au sens figuré ; au point d'être sage comme une image. C'était absolument pas le cas, Haven était une vraie friponne... mais avec des ailes en plus. Vous voyez. Un vrai cause à effet et une remise en question sur l'existence d'un Ange. Enfin, tout ça pour dire que voilà peut-être la raison pour laquelle j'étais bien avec elle. Néanmoins, je l'ignorais pour cette infirmière la raison de mon bien être ou de mon aise. La faute à sa belle personnalité éventuellement. Elle pouvait être ressentie rien qu'en étant dans la même pièce que cette demoiselle. Possible que c'était toute une question de spiritualité. Je n'en savais trop rien. C'était troublant tout ça.  

▬ Eh bien, je crois en beaucoup de choses, vous savez. Pas vous ?


▬  Je crois et j'ai toujours cru en tout...


▬ Ah oui ? Par exemple ? questionnais-je à nouveau, curieux de connaître sa réponse et où elle voulait en venir.


Ses réponses restaient toujours confuses et très vagues. Je me demandais si elle faisait la conversation exprès pour me changer les idées à cause de cette foutue plaie qui me faisait tiquer par moment de douleur ou si elle me parlait vraiment. Converser avec moi au point d'être réellement là avec moi et non pas superficiellement. Était-ce intentionnel ou pas du tout ?

▬ Toutes étaient aussi mauvaises ? C'est tellement dommage.  


▬ Eh bien... Je ne vais pas non plus vous faire déprimer avec mon histoire, riais-je légèrement en fronçant les sourcils. Mais, en général, je dirais que oui.


Je commençais à me crisper dès qu'elle mettait ces morceaux de gazes sur ma blessure. La sensation était très désagréable, elle me collait presque à la peau. Non rectification, elle râpait ma peau. Mes sourcils s'étaient froncés un peu plus que tout à l'heure et je ne pouvais m'empêcher de grimacer. L'infection me donnait presque le tournis à force de me piquer l'épiderme. J'évitais de paraître une petite nature en geignant pour rien, mais c'était bien plus fort que moi.

▬ ... Itaii. Doucement...


Dès qu'elle avait terminé de nettoyer ma chaire meurtrie par ces marques de griffures, elle me lança une directive que j'écoutais au final. C'était si gentiment proposé.

▬ Il faudrait vous mettre assis pour que je puisse passer le bandage tout autour de votre torse. Je vais vous aider.


▬ D'accord, allez-y. Vous êtes... très patiente et douce. Avec vos patients. C'est rare. De nos jours, des personnes comme vous, dis-je après quelques efforts pour me redresser avec son aide, en entrecoupant ma phrase volontairement pour reprendre mon souffle.


Je l'observais faire avec les bandages en étant cette fois-ci silencieux. Elle allait l'air de bien aimé s'occuper des autres. Je me demandais comment ces personnes faisaient en soignant des malades. Mon cas n'était pourtant pas le pire, bien qu'il était, pour le moins très étrange. Elle se mettait enfin à sourire et je le remarquais en levant mon regard vers elle. C'était à cet instant que je venais de comprendre que notre proximité s'était réduite au point de sentir ses cheveux tombés sur mes épaules. Je pouvais même presque déceler un délicat parfum fruité ou floral par rapport à son approche, pas très désagréable, tout compte fait. Sa compagnie devenait de plus en plus sympathique.

▬ Je suis sûre et certaine qu'en réalité, vous avez déjà vécu des expériences de ce genre plus agréable. Peut-être que vous ne les avez juste pas remarquées.


▬ J'ignorais que vous étiez philosophique, Madame Smith. C'est peut-être possible, à voir. Mais, en vérité, vous faîtes sûrement partie de ces belles expériences. Habituellement, je déteste les infirmiers, sans vouloir vous offensez, bien entendu...



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Mer 11 Juil - 11:39
▬  Je crois et j'ai toujours cru en tout...

▬ Ah oui ? Par exemple ?


Ombeline eut un petit sourire énigmatique et son regard pétilla de malice un moment.

▬  Tout.

Elle voulait vraiment faire en sorte qu'il soit ouvert d'esprit. Chaque mot importait. Parler de "monstres" ou "créatures" orientait déjà la façon de penser. Elle ne se considérait pas comme un tel. À vrai dire, à l'époque où elle était avec les siens, elle pensait les humains comme des créatures, des monstres sans pouvoirs. Une façon de les penser différents des fées. Et puis il a fallu s'adapter, sortir des forêts, accepter que ses pouvoirs faiblissent, accepter d'être une espèce en voie de disparition et se mêler aux humains. Il lui avait fallu apprendre à les connaitre, se rendre compte qu'au final, on est tous un peu pareils. C'était un processus qui lui avait pris un peu de temps, mais il ne s'écoulait pas de la même façon pour elle. Et elle n'avait personne qui l'avait encadrée comme elle avait tendance à le faire pour les autres. Ou peut-être son premier mari. Mais elle préférait ne pas y penser. Trop déprimant. Ce n'était pas très bon de replonger dans le passé comme ça. Pas bon pour le moral. Revenons au présent et à cet humain malchanceux.

▬ Après, il ne faudrait pas que vous vous cantonniez à cette mauvaise expérience... ce serait tellement dommage de passer à côté de découvertes sans doute merveilleuses par crainte d'une seule et unique chose négative.

Chasser le négatif, penser surtout au positif. C'était tellement important... Mais visiblement, il avait un peu de travail à faire pour rester optimiste. Et d'après ses dires, les évènements ne l'aidaient pas.

▬ Cette expérience est une parmi tant d'autres, si seulement, vous saviez. Mais, je n'ai pas dis mon dernier mot.


▬ Toutes étaient aussi mauvaises ? C'est tellement dommage.

▬ Eh bien... Je ne vais pas non plus vous faire déprimer avec mon histoire, mais, en général, je dirais que oui.

Elle eut un petit sourire attendri. Il essayait de ne pas l'inquiéter. C'était mignon. Elle se demandait ce qu'il avait bien pu subir. Il semblait jeune et vivre autant de mauvaises choses en aussi peu de temps était terrible. Il fallait qu'il se remette de ces expériences, qu'il ait un peu plus de chance, ou juste des personnes qui veillent à son bien être.
Ombeline était toujours partante pour ça. C'était même sa passion : s'occuper des gens. C'était d'ailleurs ce qu'elle était en train de faire en s'occupant de sa blessure. D'ailleurs, il était temps de mettre un bandage et de terminer

▬ Il faudrait vous mettre assis pour que je puisse passer le bandage tout autour de votre torse. Je vais vous aider.


▬ D'accord, allez-y. Vous êtes... très patiente et douce. Avec vos patients. C'est rare. De nos jours, des personnes comme vous.


Ombeline sourit de nouveau alors qu'elle se penchait pour enrouler le bandage autour de son torse. Elle adorait quand ses patients la complimentaient de la sorte, c'était toujours agréable et ça lui confirmait que son objectif était toujours atteint : faire en sorte qu'ils se sentent bien, voire même mieux. Et puis elle était convaincue que tout le monde avait besoin de gentillesse. Quiconque en recevait se sentait mieux, plus heureux et avait même tendance à en répandre autour de lui. C'était comme une chaîne du bonheur qui s'agrandissait et justifiais tous les efforts déployés au départ.

▬ C'est très gentil, mais vous me facilitez la tâche aussi, vous êtes un patient très agréable.

Après tout, il était poli, respectueux, il ne se braquait pas en refusant les soins et la conversation était agréable et intéressante. Il n'avait même pas eu de réaction déplacée, ni même l'air mal à l'aise face à leur proximité actuelle du fait du bandage qu'elle était en train de lui faire. Et pourtant, ils étaient vraiment proches !
Il était facile d'être patiente et douce dans ce genre de cas. C'était aussi pour ça qu'elle tenait à l'aider à surmonter ses réticences vis-à-vis des être surnaturels. Hum. Oui, c'était mieux. "Être surnaturel". Pas "créature" ni "monstre".

▬ Je suis sûre et certaine qu'en réalité, vous avez déjà vécu des expériences de ce genre plus agréable. Peut-être que vous ne les avez juste pas remarquées.

▬ J'ignorais que vous étiez philosophique, Madame Smith. C'est peut-être possible, à voir. Mais, en vérité, vous faîtes sûrement partie de ces belles expériences. Habituellement, je déteste les infirmiers, sans vouloir vous offensez, bien entendu...


La fée leva les yeux vers lui, un immense sourire aux lèvres, le regard pétillant de plaisir. La bande était presque terminée entre ses doigts.

▬ Vous me touchez, vraiment ! Je ne pensais pas pouvoir vous réconcilier aussi avec les infirmiers.


Elle termina rapidement son bandage, toute joyeuse, et scotcha le tout avec un bout de ruban adhésif coloré (et peut-être un peu pailleté aussi... si on regardait bien). Les soins étaient terminés, mais la mission qu'elle s'était fixée en cours de route pas encore. Il allait sans doute falloir accélérer les choses.

▬ Et je vous le confirme, vous avez bel et bien vécu une expérience plus agréable du même type que cet horrible accident qui vous a blessé. Maintenant, l'avez-vous compris...


Elle plissa les yeux en faisant semblant de réfléchir, mais son petit sourire taquin la trahissait.

▬ Vous m'avez l'air d'être quelqu'un d'intelligent... ça devrait aller.


Puis elle reporta son attention sur le bandage.

▬ Vous avez besoin d'aide pour vous relever ou ça ira ?

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Ven 13 Juil - 18:36
DAIKI Hiiro & SMITH Ombeline1080 mots
SOINS A DOMICILE

▬ Ah oui ? Par exemple ?


▬  Tout.


▬ Tout... répétais-je bêtement en hochant la tête très lentement pour méditer là-dessus.


Je restais un moment perdu dans mes songes en la regardant. Elle semblait très enjouée après avoir dit ce fameux "tout". Etait-ce vraiment ce que je croyais ou pas du tout ? Tout dans le sens, elle mettait tout dans le même panier ; le paranormal, la vie après la mort, les créatures surnaturelles, les miracles, le bien et le mal, les extraterrestres... Tout ?
Je s'humectais mes lèvres et les entrouvrais pour dire quelque chose, mais je me contenais. Si je pouvais mettre un mot sur ce que je ressentais à l'instant, c'était : BOOM ! Ma tête me balançait un millier de questions et je tentais de les contenir pour ne pas paraître trop bruyant. Mais si ça ne tenait qu'à moi, je les poserais toutes d'une traite pour satisfaire ma pauvre curiosité démangée par la confusion.

▬ Tout, comme, les fantômes par exemple ? tentais-je en commençant très doucement.


Je fronçais mes sourcils en levant mes yeux vers elle, puis les déplissais pour être plus crédible par rapport à ma question. Je tendais d'être le plus sérieux possible, mais je n'avais pas trouver d'autres exemples plus concrets pour commencer à parler. Et puis... Pourquoi était-elle si mystérieuse en parlant ? Je voulais savoir ce qu'elle cherchait à me dire... Oui, vraiment. C'était toujours tout confus au fond de ma caboche.

▬ Toutes étaient aussi mauvaises ? C'est tellement dommage.


▬ Eh bien... Je ne vais pas non plus vous faire déprimer avec mon histoire, mais, en général, je dirais que oui.


En effet, j'essayais de rester évasif sur ma propre histoire afin de ne pas l'inquiéter sur ce qui se passait. Mais, aussi, puisque je préférais ne pas me souvenir moi-même de ces périodes sinistres qui appartenaient malgré tout à un des chapitres de ma vie. Ce n'était pas mon genre de renouer avec les fantômes de mon passé en compagnie d'inconnus, bien que ça pourrait me faire du bien. Je restais sceptique. Peut-être autour d'un verre, ça irait plus facilement. Parler de ça, à coeur ouvert, naturellement, ce n'était pas ma tasse de thé. Mon visage s'était assombri pendant quelques instants. Mes songes m'envahissaient dans un silence coupé par des bruits de l'infirmière qui pansait mes blessures. Je pinçais mécaniquement mes lèvres en tentant de chasser ces idées déprimantes de mon esprit et inspirais. Je faisais une simple diversion en la complimentant pour ne pas l'alerter pour rien.

▬ C'est très gentil, mais vous me facilitez la tâche aussi, vous êtes un patient très agréable.


▬ C'est sincère, Madame Smith. Ah oui ? J'en suis honoré, dans ce cas, soufflais-je en étant amusé par sa réponse.


Cette proximité avait joué un rôle dans mon état presque déprimant que je commençais à m'ancrer. Elle avait réussi à me faire penser à autre chose, comme son parfum ou encore à la détailler de plus près. Mon esprit n'allait pas jouer aux violons cette fois-ci et me faire dire des choses mélodramatiques. Au contraire. Il semblait bien occupé à analyser l'infirmière sous un nouvel angle.

▬ Vous me touchez, vraiment ! Je ne pensais pas pouvoir vous réconcilier aussi avec les infirmiers.


▬ Et pourtant, c'est la vérité. Si vous étiez mon infirmière depuis toujours, ça m'aurait évité certaines choses.


Je riais après avoir dit cela en ne développant pas volontairement. Inutile de refaire un refrain sur mon malaise dans les hôpitaux ou encore faire une dissertation sur mes paniques insensées. Ce fait pouvait être très ennuyant à raconter, bien que gênant, embarrassant en fait. Je la laissais s'occuper de moi en regardant parfois ailleurs pour ne pas trop centrer mon attention sur ma blessure et avoir mal plus que de raison et attendais qu'elle finisse. Elle était donc la première à couper court au silence pour me confirmer la fin des soins.

▬ Et je vous le confirme, vous avez bel et bien vécu une expérience plus agréable du même type que cet horrible accident qui vous a blessé. Maintenant, l'avez-vous compris...


Le regard orienté vers elle, je l'écoutais. Je devais peut-être rêvé, mais elle avait dit une phrase qui me perturbait assez. C'était quoi ce sous-entendu ? Mes traits s'étiraient de confusion avec mes sourcils froncés et ma tête penchée sur le côté. Je pourrais presque lui répondre "pardon ?" mais elle plissait simplement les yeux et répondait dans un air enjoué.

▬  Vous m'avez l'air d'être quelqu'un d'intelligent... ça devrait aller.


▬ Qu'est-ce que.... ? Hein ? Attendez... ! Vous venez de dire quoi à l'instant ? me redressais-je surpris, les yeux écarquillés.


Grimaçant, je me touchais le torse à cause de mon geste brusque et me le frottais doucement.

▬ Itaii... (= aïe en japonais)


▬ Vous avez besoin d'aide pour vous relever ou ça ira ?  


Je suivais aussi son regard sur mon bandage et... je découvrais du ruban coloré et pailleté.

▬ C'est... quoi ça ? questionnais-je en touchant les paillettes retombaient sur mon pantalon ou se collaient sur mes doigts.


Je soupirais. Elle était sérieuse ? Je feignais d'être outré par ce petit côté girly sur mes soins et dodelinais de la tête. Doucement, je me relevais pour m'approcher d'elle pour qu'elle regarde les paillettes de plus près. Ma main tendue vers elle, la paume vers le haut. Mon visage était très sérieux, comme si j'étais presque prêt à la gronder, mais dès que je semblais assez proche, l'inévitable se passa...

Je glissais mes doigts sur sa joue d'une traite pour qu'elle ait plein de paillettes sur sa peau et mettais mes mains sur mes hanches en attendant une réponse de sa part. Mon air sérieux n'avait pas duré très longtemps puisque je pouffais de rire en me pinçant les lèvres afin de me retenir. Non mais oh ! C'était quoi ces paillettes ! J'avais lui en donner des paillettes moi ! Sauf que sa réaction était tellement épique que je ne pouvais pas m'empêcher de me moquer d'elle.

▬ Si seulement vous voyez votre tête à l'instant, c'est tellement drôle...


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Sam 14 Juil - 13:38
▬ Tout, comme, les fantômes par exemple ?

Ombeline gardait son sourire énigmatique. Il commençait à comprendre. Doucement. Tout doucement. Elle hocha la tête en continuant les soins et la conversation. Une conversation à la fois insolite et agréable. Un peu triste parfois. Il semblait avoir vécu des choses difficiles, et elle, elle luttait toujours pour ne pas sombrer dans ses propre souvenirs.
Lorsque vint le moment du bandage, vint également le moment des compliments. Sans doute la fin imminente de cette visite qui poussait à conclure peu à peu sur la qualité de sa compagnie. Ombeline était ravie de savoir qu'il avait apprécié les soins. C'était une chose pas particulièrement agréable mais nécessaire, alors si elle pouvait laisser un bon souvenir, c'était que sa mission était accomplie avec succès !

▬ J'ignorais que vous étiez philosophique, Madame Smith. C'est peut-être possible, à voir. Mais, en vérité, vous faîtes sûrement partie de ces belles expériences. Habituellement, je déteste les infirmiers, sans vouloir vous offensez, bien entendu...


Si ça c'était pas une victoire ? L'infirmière était aux anges et son sourire en témoignait.

▬ Vous me touchez, vraiment ! Je ne pensais pas pouvoir vous réconcilier aussi avec les infirmiers.

"Aussi". Oui. Parce qu'elle tentait tout de même de le réconcilier avec le surnaturel depuis tout à l'heure.

▬ Et pourtant, c'est la vérité. Si vous étiez mon infirmière depuis toujours, ça m'aurait évité certaines choses.


Tout en terminant son bandage, elle eut un petit rire.

▬ Je ne penses pas vous avoir déjà soigné auparavant, je m'en serais souvenue. Mais au moins vous pouvez être sûr que ce sera moi qui m'occuperais de vous par la suite.

Plus sérieusement, elle tenta de se rappeler si elle l'avait déjà soigné plus jeune, ce qui aurait réellement pu être le cas, mais non, elle avait surtout voyagé en Europe et en Afrique et exerçait depuis peu au final. Les femmes n'avaient eut le droit de travailler que tard, comparé au reste de son existence. Ombeline songea à quel point c'était agréable de revoir des petits patients qu'elle avait traité lors de leur plus tendre enfance, savoir qu'ils étaient devenus des adultes heureux et en bonne santé. Bien sûr, aucun ne la reconnaissait, et elle veillait à bouger régulièrement pour éviter qu'on s'interroge sur son âge qui semblait figé dans le temps. Mais elle se souvenait que quelques uns d'entre eux lorsqu'elle les croisait.

Enfin... revenons au bandage qui se terminait. Un bout de scotch et voilààààà !

▬ Et je vous le confirme, vous avez bel et bien vécu une expérience plus agréable du même type que cet horrible accident qui vous a blessé. Maintenant, l'avez-vous compris...


Il fallait bien revenir et conclure sur le surnaturel ! Elle fit semblant de réfléchir et ajouta :

▬  Vous m'avez l'air d'être quelqu'un d'intelligent... ça devrait aller.

Comme elle s'y attendait, il réagit immédiatement.

▬ Qu'est-ce que.... ? Hein ? Attendez... ! Vous venez de dire quoi à l'instant ?

... Et se fit mal dans son mouvement.

▬ Itaii...

Ombeline prit un air compatissant et, de nouveau, l'enjoignit à y aller plus doucement. Pas de geste brusque.
▬ Vous avez besoin d'aide pour vous relever ou ça ira ?  


Il ne répondit pas. Son attention semblait attirée par autre chose et son expression indiquait que cela ne lui plaisait pas du tout. Il passa ses doigts sur son pantalon où des paillettes venaient de tomber du bout de scotch.

▬ C'est... quoi ça ?

Surprise par sa réaction et par le changement brusque d'ambiance, Ombeline se pencha vers la main qu'il lui tendait. Elle ne s'était pas douté qu'il apprécierait aussi peu cette petite touche qui, selon elle, apportait plus de bonne humeur en général. Lorsqu'il passa sa main sur sa joue, l'air toujours aussi sérieux, lui étalant ainsi toutes les paillettes qui s'y trouvaient, elle se figea. Son expression n'était que surprise avec ses yeux écarquillés et sa bouche entrouverte en un O parfait. Finalement, il se mit à pouffer de rire.


▬ Si seulement vous voyez votre tête à l'instant, c'est tellement drôle...

Ombeline papillonna des yeux, toujours un peu surprise, puis ne pu s'empêcher de rire à son tour. C'était une situation pour le moins inattendue.
De nature assez joueuse, la fée ne pu s'empêcher de vouloir riposter. Une idée lui vint et un sourire malicieux s'étira sur ses lèvres tandis que son regard pétillait.

▬  Eh bien, je vais répondre à vos deux questions précédentes, Monsieur Daiki...


Après tout, il lui avait demandé ce qu'elle avait voulu dire quand elle parlait d'expérience agréable surnaturelle, et... il lui avait également demandé des précisions sur ces paillettes....

Elle plissa légèrement les yeux et une pluie de paillettes atterrit sur son patient, le recouvrant totalement. Il était, à présent, tout scintillant de la tête aux pieds.

Elle se mit de nouveau à rire en voyant son expression. Cela faisait une éternité qu'elle n'avait pas utilisé d'illusion pour taquiner un humain. Ce n'était pas bien méchant et c'était lui qui avait commencé. Une petite voix dans sa tête lui souffla que cette dernière pensée était une réflexion enfantine, et une autre lui assura que c'était bon pour le moral, c'était tout ce qui importait. Et puis au moins, elle avait dénoué la situation concernant le surnaturel...

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SOINS A DOMICILE
▬ Tout, comme, les fantômes par exemple ?


A ma question, elle avait acquiescé avec un sourire. Lentement, j'hochais ma tête à plusieurs reprises pour tenter d'assimiler l'information. Si je comprenais bien, elle croyait à tout, toutes les choses, même les fantômes. J'hésitais entre rire et rester de marbre. Ce que je pouvais faire en revanche, c'était de continuer les questionnements où je suis doué. Je rajoutais les elfes, les lutins, les nymphes, les démons, les anges, du moins tout ce qui me passait par la tête pour voir sa réaction. Elle avait l'air de vraiment être sérieuse étant donné mes énumérations de créatures surnaturelles. Je restais hébété un moment puis je me mettais moi-même à avouer par la suite ma crédulité à propos du Surnaturel. Du moins, légèrement, pour ne pas paraître idiot devant elle.

▬ Je... crois aussi en ces choses. D'ailleurs, je suis passionné par certains mythes, disais-je dans un petit rire gêné, me rappelant de la même conversation avec ma patronne, Lilith.


Néanmoins, la différence entre notre conversation actuelle et la sienne, c'était le fait que Lilith m'avait révélé sa vraie identité. Une démone. Ses yeux noirs me revenaient soudainement à l'esprit... Même aujourd'hui, je ne croyais pas me frotter aux démons, voire même aider deux de leurs comparses grâce à mon job. C'était insolite et (Hi)ironique... Ma protection allait servir à des démons au lieu des humains. N'est-ce pas original comme situation ? D'ailleurs, ça promettait d'être intéressant par la suite. Je me demandais ce qu'Haven me réservait comme connaissances pour pouvoir protéger deux démons femelles des autres menaces extérieures magiques... Mais je ne refuserais pas d'autres aides venant de d'autres créatures fiables pour me tuyauter sur des astuces. Je suis preneur de tout, en fait.

▬ Vous me touchez, vraiment ! Je ne pensais pas pouvoir vous réconcilier aussi avec les infirmiers.


▬ Et pourtant, c'est la vérité. Si vous étiez mon infirmière depuis toujours, ça m'aurait évité certaines choses.


En y repensant, je n'avais pas du tout capté le "aussi" dans sa phrase. S'il fallait prendre en compte. Je ne pensais pas forcément comme elle. Si on prenait en compte tout le contexte de notre conversation, j'imaginais qu'elle parlait des médecins, des chirurgiens, des infirmiers, etc... Mais quelque chose me turlupinait dans sa nouvelle prise de paroles. Que voulait-elle dire par-là ?

▬ Je ne penses pas vous avoir déjà soigné auparavant, je m'en serais souvenue. Mais au moins vous pouvez être sûr que ce sera moi qui m'occuperais de vous par la suite.


▬ Mh... Je ne pense pas non plus vous avoir comme infirmière auparavant, également. Je m'en serais souvenu, puisque... j'ai une bonne mémoire, s'agissant du domaine médical... Mais oui, c'est rassurant.


De toute manière, c'était impossible qu'elle était mon infirmière. J'étais au Japon, puis aux Etats-Unis à New-York et à présent, à Oslo en Norvège. Notre rencontre serait fortuite et complètement impossible, si cela s'était réellement passé.

Mais bon, assez bavassé. L'infirmière m'avait surpris avec sa petite touche toute "girly" sur mes bandages. Des... paillettes. Je ne pensais pas que c'était possible. Selon moi, les médecins, les infirmiers, et toute la clique médical, étaient tous très formels. Cadrés, professionnels, catégoriques, robotisés avec les nombreuses règles d'hygiène de vie et je ne savais quoi d'autres d'ailleurs. Dans ma tête, il n'y avait que des gens extérieurs qui pouvaient égayer l’hôpital avec du chant, des ballons ou ramener des clowns pour des enfants malades. Mais pas le personnel en lui-même. C'était très étonnant pour moi. Ce qui expliquait en quelque sorte mon ahurissement et ma "non-coopération". D'où on me décorait d'ailleurs ?  

L'expression de mon infirmière se résumait aussi à la mienne. Mais, je m'étais amusé à rester tellement sérieux pour la faire croire que j'allais m'énerver qu'elle ne s'était même pas attendue à ce que je vienne l'attaquer de plein front. Je l'avais barbouillé la joue de paillettes pour me venger !

▬ Si seulement vous voyez votre tête à l'instant, c'est tellement drôle...


Cependant, elle n'était pas restée très longtemps choquée. Son rire flottait dans la pièce malicieusement et je souriais moi-même de ma bêtise. C'était peut-être imprévu ce que je venais de faire, mais elle était la fautive ! Elle n'avait qu'à choisir un ruban bleu mate aussi ou du rouge, je ne sais pas ! Mais des paillettes ! Puis, elle reprenait son air mystérieux et taquin habituel qui m'intriguait sans la moindre raison.

▬  Eh bien, je vais répondre à vos deux questions précédentes, Monsieur Daiki...


▬ ... Oui ? Qu'est-ce... hé !


Brusquement, une pluie de paillettes retomba sur ma tête en me recouvrant tout entier. C'était si soudain que je sursautais sur place. Les paumes levés vers le plafond, je regardais mes bras puis tout mon corps. Puis, je refermais mes yeux. Les paillettes m'avaient tellement recouvert les cheveux que je me mettais à les secouer instinctivement tout en passant mes mains entre mes mèches. Inutile de dire que je toussais et passais l'air dans mes narines pour empêcher les petites paillettes à entrer dans ma bouche et mon nez.

Je devais paraître tellement ridicule vu qu'elle se mettait à rire encore une fois. Dès que je retrouvais une bonne vue dégagée, je la regardais d'un air étonné. Comment avait-elle fait ça ? Je la pointais du doigt de manière choquée. Les yeux écarquillés, je restais un moment figé, puis je magouillais une autre vengeance à la vitesse du son.

▬ Alors ça ! Vous allez voir ! m'exclamais-je en m'avançant vers la table basse pour récupérer le ruban pailleté.


D'un geste vif, je déroulais le ruban en étendant mes bras à 180°c et l'observais d'un oeil extrêmement malicieux. Elle voulait la guerre ? Elle l'aura ! Je fonçais sur elle pour l'enrouler elle-même avec l'aide du ruban et tournais autour d'elle une bonne dizaine de fois. Je l'épargnais les cheveux, bien entendu, mais tout le haut de son corps et ses jambes étaient pris, emprisonnés et liés !

▬ Karma !


Je reprenais mon souffle une fois que la moitié du ruban était sur elle et tenais mes genoux pour rester debout. Ce petit jeu m'avait un peu fatigué mais rien de bien dangereux.

▬ Tu es quoi au juste ? Une magicienne ? Une sorcière ? m'interrogeais-je après avoir calmé mon côté enfantin pour redevenir plus sérieux.


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