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Quand la poisse vous colle au cul ! [HiiroxAlex]

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Mar 28 Aoû - 15:36
DAIKI Hiiro & KAREV Alex593 mots
QUAND LA POISSE VOUS COLLE AU CUL !
Voici mon séjour d'hospitalisation. J'ignorais depuis quand, j'y séjournais, mais peut-être une bonne semaine tout au plus. S'il fallait décrire mes émotions et mes sensations, je pourrais tout bonnement vous écrire une nouvelle digne d'un remake de Kingdom Hospital de Stephen Kings. Mais aurais-je eu assez de force et encore du bon sens pour vous conter tout mon histoire ? La douleur qui me tiraillait les entrailles finirait-elle par gagner le combat ? La folie qui me possédait allait-elle me faire délirer davantage pour pimenter mes lignes de témoignage ? Qu'en savais-je ?

Je me souvenais de très peu de choses à vrai dire. A l'heure où je vous parle, je suis en train de me tortiller sur mon lit d’hôpital à l'aide de mon infirmière afin de changer mes pansements et mes bandages. Les premiers souvenirs qui me revenaient en tête étaient ses énormes griffes, ce regard perçant jaunâtre et cette douleur ignoble qui m'avait déchiré la chaire à vif. Je me rappelais aussi de l'odeur forte métallique qui se dégageait dans l'atmosphère. Oui, du sang et du mien en l'occurrence. Des coups de feu et d'avoir touché cette chose avant de m'effondrer par terre. Je me souvenais d'avoir mis à l'abri ma patronne. En tout cas, j'en étais quasiment sûr avant d'ouvrir ce duel de combat de coqs avec cet homme-pas-très-humain-en-fait.
D'ailleurs, j'en mettrais ma main à couper ! J'avais vécu une expérience surnaturelle. Une créature de la nuit m'avait carrément déchiré l'abdomen. Je ne délirais pas. Je vous l'assurerais tôt ou tard. De plus, ma blessure elle-même n'était pas normale. Pourquoi ne guérissait-elle pas ? Elle s'infectait plus que de raison. Mon sang habituellement rouge devenait bizarrement rouge foncé, voire noirâtre... Pourtant l'équipe médicale ne tiquait pas face à ça. Pourquoi ? Comment ne pas être étonné par ma blessure ? Les animaux sauvages qui vivaient en Norvège ne faisaient même pas ce genre de blessures-là, ni un ours brun, ni un loup, ni un lynx. Alors comment pouvait-elle rester de marbre face à elle ? Je ne comprenais rien. Que me cachait-on ?

Trêve de bavardages et de plaintes. J'en avais marre d'être dans cet état-là sans pouvoir bouger et sans pouvoir m'être utile. En temps normal, j'adorerais traîner au lit avec Mei, ma petite féline sur le ventre pour lui faire des papouilles, mais là, je ne le supportais plus. Non, rectification ; je ne supportais rien de cet endroit. Le blanc immaculé. Les effluves de désinfectants et de médicaments. Les bip bip incessants d'appareils compliqués. Les bruits de chariots ou de tables dans les couloirs. Les voix affolées de médecins urgentistes ou encore des odeurs de gens malades. Tout ça me rendait encore plus malade que je ne l'étais. Même la pauvre blessure qui suintait de mes bandages ne me faisait pas autant d'effets.

Soudainement, je prenais ma barre de lit et me forçais à descendre. Après quelques échecs de ma part et la blouse médicale débraillée, je parvenais enfin à me tirer d'affaire. Le carrelage me lança une petite électro-choque de froid dans la plante de mes pieds et me réveilla net. Je cherchais désespérément mes souliers que je chaussais sans plus tarder et m'avançais vers la salle de bain. J'ouvrais le robinet d'eau pour me rincer le visage puis restais un moment immobile en expirant de dépit.

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Ven 31 Aoû - 4:15
Les journées se suivent et pourtant, rien ne se ressemble. Quoi que cela dépende des jours, mais en général, dans cet hôpital, les journées sont mouvementées et je ne vois pas le temps passé, sauf dans certains cas. Aujourd'hui est une de ses journées où je ne vois pas le temps passé. J'ai fais deux chirurgies, mineures mais tout de même, et j'ai également fais quelques heures de remplacement à la mine. J'accumule les heures autant pour acquérir de l'expérience supplémentaire que pour repousser constamment le moment de rentrer chez moi. Je ne veux pas y retourner, en tout cas, le moins souvent possible. Je ne suis pas quelqu'un qui n'apprécie pas la solitude, au contraire, je la trouve souvent beaucoup plus agréable que la compagnie d'imbéciles, mais j'ai seulement eu toute ma vie des présences à la maison donc de rentrer dans un appartement vide et pratiquement impersonnel, il n'y a rien de positif pour moi là-dedans.

Je lis rapidement un dossier, planté devant la porte de la chambre du patient. J'aurais dû le faire avant d'arriver là, mais comme je l'expliquais plus tôt, je suis pressé de tous les côtés aujourd'hui. Une fois cette brève lecture du dossier faite, je toque à la porte rapidement avant d'entrer dans la chambre de l'homme. Homme que je m'attends à voir allonger dans son lit à souffrir le martyr et que je vois plutôt en train de ... Où est-il ? Je le cherche rapidement des yeux et laisse finalement mes oreilles me guider. La petite salle de bain sur ma gauche.

« Monsieur ... Daiki ? »

Je jetais un coup d'oeil sur le dossier que j'avais à la main pour être certain de ne pas me tromper de nom en l'interpellant, lorsque j'arrive au niveau de la porte ouverte, presque soulagé de constater qu'il n'est pas occupé sur la toilette en tant que tel. Je ne sais même pas comment il peut être debout, vu l'état dans lequel ses blessures auraient dû le garder. Surtout qu'il est noté dans son dossier qu'il guérit très lentement et qu'il enchaîne les infections. Rien de très positif alors je ne comprends pas comment il peut réussir à tenir debout. Lorsque je remarques que j'ai son attention, mes sourcils se sont un peu froncés, par par colère juste par une sorte d'inquiétude.

« Je suis le docteur Karev, je viens voir comment vous allez. Vous ne devriez pas trop vu déplacé seul de la sorte vu votre état. »

Je ne me gêne pas pour le sermonner, car après tout, les infirmières sont là pour l'aider et je n'ai pas envie qu'il fasse un choc septique ou un arrêt cardiaque, car il aurait trop forcer sans que son corps n'y soit prêt.
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Ven 31 Aoû - 9:15
DAIKI Hiiro & KAREV Alex839 mots
QUAND LA POISSE VOUS COLLE AU CUL !
Après avoir ouvert l'eau du robinet, je me passais plusieurs fois l'eau fraîche sur mon visage pour me rafraîchir. J'admettais que les efforts faits à l'instant m'ont carrément essoufflé. Ils ont même augmentés ma température corporelle, ou détraquée, à voir. J'avais quelques sueurs froides, la chaleur me montait aux joues et me chatouillait les tempes. C'était une sensation étrange, mais je tentais de ne pas paniquer sans aucune raison. Ce n'était pas assez pour manifester un malaise vagal, encore moins, une raison pour avoir une crise de panique. Non, non... Mon intention était de juste me lever du lit, sinon j'allais péter un plomb pour rien. J'avais horreur de cette longue hospitalisation, alors si on m'interdisait de bouger le moindre petit doigt en restant enfermé dans cette chambre, je crois que je pourrais devenir facilement claustrophobe. Et puis, je n'étais pas handicapé ! J'avais simplement une blessure magique qui me donnait des effets secondaires pas très sympathiques, voire très mesquines, mais que pouvais-je faire de plus ? Le personnel médical devrait sûrement avoir une idée à ce sujet non ? Pour me guérir de ce truc le plus vite possible ? A moins qu'il ne le sache pas et c'était pour cette raison que mon séjour prenait plus de temps que prévu ? Je ne voudrais absolument pas rester plus longtemps ici ! Soit, je prenais la poudre d'escampette ni vu ni connu, soit, j'allais leur demander de poursuivre les soins à domicile puisque je ne voulais pas continuer ainsi et m'éternisais entre ces quatre murs très restreins.

Etant dans le vague, j'avais les yeux presque mi-clos en me concentrant sur le ruissellement de l'eau sur mon visage. J'essayais de faire de mon mieux pour respirer le plus lentement possible afin d'apaiser mon coeur qui n'avait rien demandé tout à l'heure. Il voulait juste battre doucement au repos, rien de plus. Et là, je lui avais imposé de palpiter très vite pour pouvoir me dégager de ce lit médical. Bon. La bonne nouvelle, c'est que malgré mon entêtement, je n'avais pas ouvert ma plaie ni gâcher mes bandages. Mes nombreuses tentatives n'avaient que soulever ma blouse médical pour montrer mon cul aux sujets inanimés de la chambre et c'était tout. En y repensant, je me redonnais une contenance plus approprié en déplissant ma blouse et mon oreille percevait un bruit dans la pièce. Des pas... et puis, une voix masculine.

▬  Monsieur ... Daiki.


Merde ! Un infirmier ? Un docteur ? Je refermais l'eau qui coulait sans doute depuis plus de deux minutes sans inadvertance, tout en prenant une petite serviette qui était accroché à un clou. Je m'essuyais doucement le visage par petits tapotements et la voix s'approchait de ma mini salle de bain.

▬ Oui... ? Je suis là ! finissais-je par dire.
 

Son intervention me ramenait durement à la réalité, puisque ça m'avait donné un petit coup de pression vu qu'il m'avait pris la main dans le sac. J'étais sorti de mon lit médical sans l'aide de personne. J'allais sûrement me prendre des remontrances en pleine fraise, mais bon, je n'y pouvais rien. J'étais comme ça ! Ils savaient déjà que j'avais un malaise particulier pour les hôpitaux. Appelez ça comme vous le voulez, une nosocomephobie ou une crise de panique. Je ne le savais même pas à vrai dire. Tant que l'on ne me forçait pas à voir le psychologue des lieux, ça ira... Je n'avais pas très envie de parler de ça.

Le docteur se tenait à présent en face de moi pendant que je me séchais le visage avec ma petite serviette. Il avait les traits plissés, surtout au front et aux sourcils. Je me pinçais les lèvres en m'avançant doucement dans la chambre pour être un peu dans la lumière du jour.

▬   Je suis le docteur Karev, je viens voir comment vous allez. Vous ne devriez pas trop vu déplacé seul de la sorte vu votre état.


▬ Ha, enchanté, monsieur Karev. Eh bien, si j'avais une chambre moins impersonnelle, moins blanche, avec des fleurs, des peintures en guise de chaleur humaine, peut-être que je me sentirais à ma place, vous voyez. Mmh, mais je pense que ça peut aller, la douleur s'est calmé. On m'a donné de la Morphine ce matin, mais ça commence à se dissiper. Oui, je sais, mais j'avais besoin de me dégourdir les jambes...
 

J'effectuais quelques pas pour revenir m'asseoir sur le bout du lit et j'attendais.

▬ Ce n'est pas comme si j'avais le Sida et que c'était incurable, n'est-ce pas ? Vous avez trouvé ce que j'ai et une solution pour soigner cette blessure ? demandais-je sérieusement en m'attendant à une nouvelle réponse négative de leur part.
 



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Sam 29 Sep - 12:49
Sujet de, bientôt, un mois sans réponse, souhaitez-vous le continuer ?
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Lun 1 Oct - 23:16
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Avec les années j'avais acquis une certaine expérience et un meilleur sens de l'organisation. Je n'étais plus cet interne condescendant et qui n'avait de respect pour personne d'autres que pour lui-même. Je n'en avais pas pour tout le monde, mais c'était tout de même mieux qu'avant. En tout cas, niveau organisation d'habitude je n'attendais pas à la dernière minute de la sorte pour me tenir au courant des dossiers des patients que je devais rencontrer. Mais aujourd'hui, ce n'était pas tout à fait pareil. Je faisais présentement le boulot d'un interne puisqu'il en manque certains. Trop fatigués, trop bourrés ou que sais-je, n'empêche qu'ils ne sont pas là et que je dois faire leur boulot. De toute façon, après les heures mouvementées que j'ai eu à la mine et en chirurgie, ça me fait une sorte de pause appréciée. Je pousse la porte pour aller voir le patient et comme je ne le vois pas sur son lit, mes sourcils se froncent légèrement avant que je ne l'appelle. J'entends sa réponse, mais je ne trouve pas ça particulièrement rassurant. Combien de fois s'est-il levé sans aide alors que son corps n'est pas prêt pour ça ? Si ce n'est pas la première fois, ça pourrait peut-être expliquer pourquoi il enchaîne les infections de la sorte, puisque son corps ne peut pas se reposer et combattre l'infection correctement. Je le regarde sortir de la salle de bain et je me présente, sans attendre plus longtemps. Je ne me gêne pas non plus pour le sermonner légèrement et sa réponse me fait hausser un sourcil. Je n'ai pas envie de rentrer chez moi, mais la fatigue commence à se faire sentir et déjà que de base je n'aime pas trop ce genre de remarque, celle-ci ne fait pas exception.

« Je comprends parfaitement, malheureusement, nous sommes dans un hôpital et les risques d'allergènes sont grands avec de la décorations superflues. Mais vous pouvez demander à votre entourage de vous amenez certaines choses si vous le souhaitez et après l'avoir demandé à votre médecin. »

Je reste le plus poli possible, même si franchement, je ne sais pas trop comment je fais. Il ne suit même pas les instructions de son médecin traitant, alors ça donne encore moins envie d'aller dans son sens et ça m'étonnerait qu'il lui demande la permission pour faire quelque chose de toute façon.Mais vu ses infections, il ferait mieux de faire attention. Je jette ensuite un nouvel oeil dans son dossier.

« Pour ce qui est de la morphine, vous pouvez en reprendre aux 4 heures si la douleur se fait ressentir à nouveau trop fortement. Il suffira de demander aux infirmières. Elles sont également là pour vous aider si vous devez vous déplacer, votre coeur a été fragilisé par les multiples infections, il ne faut pas trop le forcer. »

Je le regarde s'asseoir sur son lit et je garde son dossier dans une de mes mains, rangeant mon autre main dans la poche de mon sarrau.

« Je ne suis malheureusement pas votre médecin traitant, donc je ne suis pas au courant de l'évolution de votre dossier. Je venais simplement vérifier l'état de votre blessure, si vous le permettez. »

Je m'impressionne moi-même devant tant de politesse. J'ai l'habitude de parler avec des enfants, donc le vous, je ne l'emploie pas tellement souvent, ça me dérange plus qu'autre chose, j'ai l'impression que ça met une barrière entre le patient et moi, mais dans ce cas-ci, ça ne me pose pas tellement de problème.
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Sam 27 Oct - 13:27
Sujet de (bientôt) plus d'un mois sans réponse, cependant vu la présence réduite de @Hiiro Daiki nous laissons jusqu'a la fin de cette "absence" comme le reste de ses sujets Smile
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Sam 22 Déc - 21:52
DAIKI Hiiro & KAREV Alex816 mots
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▬ Je comprends parfaitement, malheureusement, nous sommes dans un hôpital et les risques d'allergènes sont grands avec de la décorations superflues. Mais vous pouvez demander à votre entourage de vous amenez certaines choses si vous le souhaitez et après l'avoir demandé à votre médecin.
 

▬ Oui, je l'entends. Cette chambre reste malgré tout inconfortable pour moi. Je suis nouveau à Oslo depuis peu, vous comprenez ? Je ne connais pas grand monde ici. Mis à part, des gens du milieu professionnel. Ce serait donc difficile pour moi d'avoir des présents, des fruits ou autre chose que les gens ont l'habitude de faire en général pour leur proche "malade". Et surtout des trucs essentiels comme des vêtements de rechange par exemple. Je n'ai même pas eu l'occasion de prévenir mes proches que je suis hospitalisé... Et surtout, j'ai un chat que je dois nourrir depuis le temps, elle doit mourir de faim à l'heure qu'il est et être toute triste sans moi à la maison... Vous voyez. C'est assez problématique. J'ai besoin de rentrer chez moi. Peut-on trouvé une solution, s'il-vous-plaît ? m'expliquais-je en étant embarrassé par la situation.
 

Je tentais de le faire entendre raison, mais c'était assez compliqué. Je n'avais aucun docteur prédéfini en particulier. Bon, Madame Wrong m'avait quand même examiné dernièrement, mais elle m'avait jamais donné d'instructions précises pour mes blessures. Le premier était Monsieur Currse, sauf que ce dernier n'était pas du tout bavard et je n'avais aucun renseignements sur mon hospitalisation et les avancées sur mon état. Normal que je perdais grandement ma patience. Et j'espère que celui-ci, ce monsieur Karev, allait sortir du lot. S'il pouvait au moins m'éclairer sur certaines choses, je lui en serais reconnaissant. Peut-être bien que je me calmerais un peu en "écoutant" le personnel médical. Mais, une chose m'était primordiale : je voulais avoir une infirmière à domicile. Au moins là, je serais moins oppressé ici. De toute manière, l'hopital ne m'apportait rien d'intéressant à part me changer les pansements. Au lieu d'avoir des spécialistes du surnaturel, on se foutait de ma poire en me soignant comme si c'était quelque chose de tout à fait normal... Il y avait une limite à la connerie quand même...

▬    Pour ce qui est de la morphine, vous pouvez en reprendre aux 4 heures si la douleur se fait ressentir à nouveau trop fortement. Il suffira de demander aux infirmières. Elles sont également là pour vous aider si vous devez vous déplacer, votre coeur a été fragilisé par les multiples infections, il ne faut pas trop le forcer.


▬ C'est noté. Je leur dirais si jamais l'envie se fait sentir. Je sais, mais je ne suis pas non plus infirme ! Je sais encore marcher quand même, grommelais-je en me sentant un peu contrarié par ses dires.
 

Je me sentais comme un fragile en l'entendant parler. Non pas que ma virilité avait pris un coup, mais c'était pas comme si j'avais une maladie super grave. Non ? Je me montrais fort en face de lui pour ne pas aggraver mon cas. Ce serait ballot si on maintenait une surveillance accrue sur moi, alors que je n'ai pas fait grand chose. Je mettais lever du lit pour faire mes petites affaires dans la salle de bain et aussi me rafraîchir. Rien de mal, je dirais.

▬ Je ne suis malheureusement pas votre médecin traitant, donc je ne suis pas au courant de l'évolution de votre dossier. Je venais simplement vérifier l'état de votre blessure, si vous le permettez.
 

▬ Je n'en ai pas encore un pour le moment pour vous avouer. Ça ne fait que quelques semaines que je suis ici. Je ne connais même pas le médecin référent qui s'est chargé de mon dossier... Je pense que ça doit être Madame Wrong dernièrement, mais je n'en suis pas sûr. Oui, vous pouvez, allez-y.


Je l'autorisais à m'ausculter en me glissant dans mon lit médical. Je le facilitais la tâche en m'allongeant et je commençais à détacher les ficelles de ma blouse précautionneusement pour dévoiler la zone à examiner. Mon regard se releva vers le médecin pour jauger ses moindres réactions et ainsi pouvoir poser des questions au cas où.

▬ Alors ? Qu'est-ce que vous pouvez m'en dire sur cette plaie ? Est-ce un animal ou autre chose ? questionnais-je en insistant bien sur mes derniers mots tout en plongeant mon regard dans le sien.


Je voulais vérifier peu à peu ce qu'il pensait des choses qui n'existaient pas. Mais à voir comment lui en parler sans qu'il me prenne pour un fou et sans qu'il soit effrayé par la même occasion.



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